L'OM freine Saint-Etienne

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L'OM freine Saint-Etienne
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Après quatre victoires consécutives, le leader du championnat de France a dû lâcher un peu de lest à domicile face à l'OM qui a obtenu le nul samedi à Saint-Etienne (1-1) pour l'affiche de la 8e journée de Ligue 1. Les Verts gardent la tête du classement en attendant Rennes-Toulouse dimanche. Un peu plus tôt, Lyon, Bordeaux et Auxerre l'ont tous emporté.

Après quatre victoires consécutives, le leader du championnat de France a dû lâcher un peu de lest à domicile face à l'OM qui a obtenu le nul samedi à Saint-Etienne (1-1) pour l'affiche de la 8e journée de Ligue 1. Les Verts gardent la tête du classement en attendant Rennes-Toulouse dimanche. Un peu plus tôt, Lyon, Bordeaux et Auxerre l'ont tous emporté. Personne n'aura cédé et ce nul s'avèrera peut-être une opération pas si inintéressante pour les deux équipes. Leader surprise avant l'affiche de la 8e journée, l'ASSE a démontré devant son public que ce statut ne provenait en rien justement du hasard ou de la faiblesse de ses adversaires. Les hommes de Galtier pourront en tout cas savourer leur première place pour 24 heures encore, voire deux semaines si Rennes et Toulouse partagent les points dimanche soir. Le champion en titre, lui, pourra regretter de n'avoir pas concrétisé son temps fort après l'ouverture du score de Gignac en fin de première période mais après la déception de Chelsea, mardi en Ligue des champions, ce point est un moindre mal face à une formation euphorique et un Payet qui a justifié la confiance de Laurent Blanc. En attendant que la machine carbure normalement, Deschamps et les siens restent à une distance raisonnable du haut du tableau. C'est un petit miracle toutefois si Marseille rejoint les vestiaires avec l'avantage au tableau d'affichage. La première période est essentiellement à coloration verte avec un sérieux penchant sur le côté droit où Payet fait des misères à Taiwo. Dès la 3e minute, un service du meilleur buteur du championnat occasionne un sauvetage sur la ligne d'Azpilicueta. Si Marseille réagit par une frappe de Gignac dans un angle fermé (6e), l'ASSE insiste sur la droite où une partie des 20 centres stéphanois sont distillés (statistiques de la LFP à la pause). Gignac, première Payet, électron libre et danger numéro un des Verts, oblige ensuite Mandanda à une solide horizontale (17e) avant qu'une nouvelle frayeur soit repoussée par les deux poings du capitaine olympien (22e). Le corner amène un nouveau centre... de Payet pour la tête de Bayal, sans danger pour le gardien phocéen (23e). L'OM n'est pas serein mais va tout de même ouvrir le score sur son premier tir cadré de la partie. Lucho, servi involontairement par l'arbitre M. Bré, pique le cuir pour Gignac, dont la reprise de volée du gauche en pivot trompe de près Janot, bien que ce dernier ne touche le ballon du tibia (1-0, 27e). L'ex-Toulousain ouvre enfin son compteur officiel avec son nouveau club et Saint-Etienne accuse un peu le coup. L'euphorie du début de match est retombée, pas l'envie. L'OM est toutefois tout près du break sur un tir de Valbuena qui s'écrase sur la transversale d'un Janot largement battu (36e) avant que Batlles ne loupe l'égalisation d'un coup de tête directement dans les bras de Mandanda (44e). Les hommes de Deschamps peuvent s'estimer heureux au coup de sifflet sans que l'on dénonce pour autant un scandale dans le Chaudron. Un stade Geoffroy-Guichard qui se lève à la 55e minute quand la tête de Bayal trompe Mandanda mais un effet d'optique oblige tout le monde à se rasseoir déçu. Mais pas la reprise à bout portant de Batlles sur un centre parfaitement distillé par Matuidi (1-1, 59e) suite à une perte de balle de Valbuena qui amorçait un contre prometteur pour les Olympiens. Les verts concrétisent alors une domination dans ce premier quart d'heure symbolisée par plusieurs corners. Et Marseille se retrouve encore sous pression alors que Gignac se plaint de sa cheville gauche suite à un duel. C'est pourtant Valbuena qui cède sa place à Rémy (64e). Le rythme retombe quelque peu et le temps avançant n'incite pas Marseillais et Stéphanois à des prises de risques inconscientes. Une tête de Monsoreau (78e), un tir de Kaboré (80e) et une frappe de Matuidi claquée par Mandanda (89e) auraient pu tout de même changer la face du match. Mais ce nul ne dérange personne.