L'OM était verni

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L'OM était verni
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Copieusement dominés dans le jeu, les Marseillais ont pourtant disposé de Dortmund (3-0), ce mercredi au Vélodrome lors de la 2e journée de la Ligue des champions. Grâce à une nouvelle performance majuscule de Mandanda, l'aide des défenseurs allemands et des buts signés A. Ayew et Rémy, l'OM conserve la tête de sa poule devant Arsenal, vainqueur de l'Olympiakos (2-1).

Copieusement dominés dans le jeu, les Marseillais ont pourtant disposé de Dortmund (3-0), ce mercredi au Vélodrome lors de la 2e journée de la Ligue des champions. Grâce à une nouvelle performance majuscule de Mandanda, l'aide des défenseurs allemands et des buts signés A. Ayew et Rémy, l'OM conserve la tête de sa poule devant Arsenal, vainqueur de l'Olympiakos (2-1). Combien de cierges ont été allumés du côté de la Bonne Mère ? Quel que soit le nombre, cette tradition marseillaise a parfaitement fonctionné mercredi pour une équipe de l'OM comme protégée par les Dieux du football. Vainqueurs 3-0 devant les champions d'Allemagne, les hommes de Deschamps ont été sauvés par les poteaux, la performance XXL de Mandanda, la maladresse des Allemands et, ne faut-il pas l'oublier, par le froid réalisme de ses attaquants. Fuyante depuis le début de la saison, la réussite est revenue dans la maison provençale le temps d'une soirée qui place les Olympiens en tête de leur poule de la Ligue des champions, avec un maximum de six points après deux journées. 3-0, le score aurait pu franchement être inversé sans que personne n'y trouve d'anomalies. Mais Dortmund a d'abord été contrarié dans cette première période par le gardien numéro deux des Bleus. Dans un début de saison où sa défense est pointée du doigt, Mandanda est bien l'exception d'une règle que Deschamps espère bientôt rayée des théories relatives à son équipe. Le gardien olympien, à l'image de sa performance à Valenciennes quatre jours plus tôt (1-1), a enfilé son costume de sauveur de la patrie, à deux reprises devant Götze: en bondissant dans les pieds du très prometteur joueur allemand (8e), et surtout en mettant en échec la reprise du milieu adverse, dix minutes plus tard. L'OM subit l'orage, pas la foudre Presque miraculeusement, le capitaine marseillais dévie le ballon de Götze, qui avait effacé sans souci Nkoulou (19e). Comme un symbole de la réussite des hommes de Deschamps au cours de ce premier acte, l'OM ouvre le score quelques secondes après l'énorme occasion du BvB. Aux 25 mètres, Rémy profite de la glissade de Subotic pour transmettre sur André Ayew côté gauche. Le Ghanéen contrôle et bat Weidenfeller d'un tir croisé (1-0, 20e). A l'exception d'un retourné de Hummels, légèrement au dessus de la transversale (28e), les Marseillais ne sont pas plus inquiétés que cela et s'en sortent très bien en atteignant la pause avec un but d'avance. Dès le retour des vestiaires, la vaque de la Rhur déferle sur la surface phocéenne. Azpilicueta devance Kagawa dans la surface non sans faire passer quelques frayeurs dans le Vélodrome, le Japonais étant clairement percuté par le latéral espagnol (46e). Marseille connaît alors des minutes terribles. Götze anticipe la mauvaise tête de Diarra avant de trouver le poteau de Mandanda heureux de voir le ballon lui revenir dans les gants (50e). Et c'est au tour de Nkoulou d'être habité par la maladresse. Le mauvais contrôle du Camerounais se transforme en passe décisive pour Götze. Heureusement pour l'OM, Mandanda a gardé son casque de capitaine des pompiers (52e). Le feu est loin d'être éteint. Nkoulou dévisse à nouveau et Lewandoski croise trop son tir (53e) avant que Kagawa manque de peu une déviation de la tête de Lewandoski (54e). Mandanda se souvient L'OM étouffe presque et va reprendre une bonne bouffée d'oxygène en négociant idéalement un mauvais dégagement de la tête de Hummels, menacé par Rémy, suite à un long dégagement de Kaboré. L'ex-Niçois contrôle poitrine et enchaîne une demi-volée puissante à gauche de Weidenfeller (2-0, 62e). Rémy, bousculé par le retour de Kehl, servi par Valbuena, contraint l'arbitre à indiquer le point de penalty. André Ayew s'offre un doublé (3-0, 69e) et à ses coéquipiers une fin de match tranquille, disons moins agitée. Barrios, de la tête, voit sa tentative terminer sur la barre de Mandanda (88e). L'OM n'était plus à ça près et peut savourer désormais son succès mais pas très longtemps. Deschamps connait la valeur de son équipe et elle a encore affiché des lacunes importantes. "On a de la réussite, offensive et défensive, même si Steve y est pour beaucoup", avouera le coach marseillais à Canal +, Il y a des matches parfois où ils peuvent tout faire en face, ça ne passe pas." Et Mandanda de rappeler justement que lors de sa première campagne européenne avec le maillot provençal, l'OM comptait 7 points à mi-parcours mais n'avait jamais pu franchir cette phase de poules 2007-2008, sanctionné par trois défaites de rang. Le 19 octobre, une victoire des Marseillais, toujours à domicile, face à Arsenal, les placerait en très bonne situation. D'ici-là, le jeu olympien aura peut-être pris un peu de consistance.