L'OM est dans la panade

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L'OM est dans la panade
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Marseille qui pointe à la 20e place du classement de la Ligue 1 après 6 journées, ce n'est plus un épiphénomène mais un vrai problème. Les rictus d'énervement et d'agacement sont désormais très présents au centre Robert Louis-Dreyfus tandis que le Vélodrome grondait déjà après le revers concédé face à Rennes (0-1). Battus à Lyon dimanche (2-0), les Phocéens jouent avec le feu. La révolte est désormais impérative.

Marseille qui pointe à la 20e place du classement de la Ligue 1 après 6 journées, ce n'est plus un épiphénomène mais un vrai problème. Les rictus d'énervement et d'agacement sont désormais très présents au centre Robert Louis-Dreyfus tandis que le Vélodrome grondait déjà après le revers concédé face à Rennes (0-1). Battus à Lyon dimanche (2-0), les Phocéens jouent avec le feu. La révolte est désormais impérative. "Il faut redoubler les efforts, ne pas baisser la tête même si c'est difficile en ce moment. Il faut travailler..." Des propos qui pourraient sortir de la bouche de toutes les équipes mal classées, dans tous les championnats du monde... En l'occurrence il s'agit de Souleymane Diawara, le défenseur de l'OM qui s'exprimait sur le site du club. Difficile de dire autre chose. D'autant qu'en milieu de semaine, le succès acquis en Ligue de champions sur la pelouse de l'Olympiakos (0-1) avait fait renaître l'espoir d'avoir enfin lancé la machine olympienne. Il aurait fallu pour ce faire confirmer contre un autre Olympique, Lyonnais cette fois. Or les Gones qui découvrent une autre vie sous la houlette de Rémi Garde évoluent sur une dynamique autrement plus heureuse. Le but en position de hors-jeu inscrit par Bafé Gomis ou le contre meurtrier signé Bastos en sont la meilleure preuve. Quand on gagne, on ne se pose pas de question, on avance. Apparemment, l'OL y parvient à merveille puisqu'il pointe à l'opposé du classement, soit en tête. "Le classement, il vaut mieux ne pas le regarder, ne faut pas se focaliser mais pas fuir non plus", glisse Didier Deschamps en conférence de presse. Un entraîneur fortement conscient des carences de son équipe. L'OM prétendait développer du jeu après une saison assez pauvre sur ce plan mais les premiers résultats l'ont convié à revoir ses exigences à la baisse. Après, on le sait, la grinta d'un Heinze fait défaut sur et en dehors des terrains, la réussite d'un Niang devant le but également. Tout cela ce n'est que du passé mais le passé est parfois très présent et les deux derniers mercatos, principalement celui de l'intersaison 2010-2011 se paient encore. L'OM est à la peine et compte ses blessés ou ses suspendus en ce début de saison. Quand on le paie si cher c'est que la profondeur du banc ou la réalité du groupe ne sont guère en adéquation avec les objectifs. D'autant que Diarra, priorité du Mercato, tarde à apporter son expérience et sa puissance en milieu de terrain. Il a d'ailleurs été remplacé après 45 minutes de jeu à Gerland... Ce n'est pas le seul à s'être noyé puisqu'Azpilicueta a pris le bouillon face à Bastos. Déjà en 2007... Pour autant, l'OM n'a rien à faire à la dernière place du classement. Si ce n'est qu'en étant incapable de remporter un seul de ses six premiers match, Marseille s'est mis tout seul dans la panade. Aujourd'hui, l'envie est de revenir aux bases, sur ce que l'équipe sait faire. "C'est ensemble qu'on pourra s'en sortir, ce n'est pas un joueur qui peut sortir l'équipe tout seul", plaide Alou Diarra sur l'antenne d'Infosport+. Un appel au collectif nécessaire. A la vidéo, DD pourra également s'appuyer sur un contenu pas si mauvais que ça, notamment en seconde période. Il manque notamment ce brin de confiance qui ne viendra qu'avec les victoires. Mais avec 11 longueurs de retard sur le leader, il n'y a plus guère le choix que de s'imposer mercredi face à Evian dans un Vélodrome qui ne pardonnera sans doute pas la moindre hésitation. Vincent Labrune a beau jeu de rapporter une conversation avec Pape Diouf qui lui " a rappelé qu'en 2007, l'OM était 19e après 13 journées avant de finir 3e du championnat", pour mieux prouver que rien n'est perdu. La réalité n'est pas aussi simple et la pression forcément très forte. Il n'y a qu'une solution en vue: battre Evian-Thonon-Gaillard mercredi.