L'OM au ralenti, Lyon à fond

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L'OM au ralenti, Lyon à fond
@ Montage REUTERS
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LA L1 EN UN CLIC - L'OM n'a pris qu'un point face au TFC (2-2). Lyon a battu Lens (3-0).

OM : un point, c'est tout. L'OM pouvait revenir à un point de Lille en cas de victoire, dimanche, face à Toulouse. Finalement, les Marseillais ont dû se contenter d'un point, arraché à la 84e minute grâce à André-Pierre Gignac (2-2). Les joueurs de Didier Deschamps ont payé au prix fort leurs errances défensives, la première dans le temps supplémentaire de la première période. Après un duel aérien perdu par Gabriel Heinze, Franck Tabanou a servi sur le côté gauche de la surface Daniel Braaten qui, esseulé, trompa Steve Mandanda entre les jambes (1-1, 45e+3). La deuxième erreur coupable eut lieu à l'heure de jeu. Sur un coup franc venu de la gauche, Paulo Machado trouva la tête de Mauro Cetto qui devança Mandanda de près. A lire :L'OM grappille un point

Un penalty oublié sur Rémy. Placé en pointe de l'attaque de l'OM, Loïc Rémy s'est montré plutôt à son avantage. C'est lui qui a ouvert le score sur un centre de Benoît Cheyrou à la demi-heure de jeu en s'y reprenant à deux fois devant Mathieu Valverde, de la tête puis du pied. C'est lui aussi qui offrit le but de l'égalisation à Gignac sur un habile centre en retrait. Et c'est lui, enfin, qui aurait dût bénéficier d'un penalty pour un tirage de maillot de Cheickh M'Bengué dans la surface de réparation. C'était cinq minutes avant le deuxième but toulousain.

Un Lyon à deux visages. Inefficace et maladroit en première période - avec sifflets et "Puel démission !" de rigueur -, l'OL s'est réveillé en deuxième mi-temps en profitant de la baisse de régime des Lensois (3-0). Comme toujours dans ces cas-là, Lisandro Lopez a joué le rôle de détonateur. Le premier but a été inscrit par le Lensois Henri Bedimo contre son camp, le second par Jimmy Briand de la tête (sur un corner de Yoann Gourcuff). L'Argentin, lui, a marqué le troisième, toujours de la tête, dans le temps additionnel que, cette fois, il a disputé. La semaine dernière, le n°9 lyonnais avait fait part de son courroux à son entraîneur après avoir été sorti à la 86e, à Nice. Cette fois, il a couru le long de la touche pour se jeter dans les bras de Rémy Vercoutre. Lyon revient à cinq points de Lille et dispose désormais de la meilleure différence de buts (+24 contre +23 pour Lille). A lire : Lyon remonte sur le podium

Gervinho face à Monaco (930x620)

© REUTERS

Lille craque à Monaco. On se posait la question de savoir en début de semaine si Lille allait s’essouffler. On a un début de réponse dès ce samedi. Le LOSC n'est peut-être pas essoufflé mais une chose est sûre, il n'est pas serein. Le seul but de la rencontre est en effet la conséquence d'une énorme bourde d'Adil Rami dont a profité Chu-Young Park (12e). Le Sud-Coréen fut même tout près d'aggraver le score en deuxième période sur une erreur tout aussi grossière de Florent Balmont cette fois (49e). Mais surtout, le leader a joué plus d'une mi-temps à dix après l'expulsion de Gervinho à la 38e minute. Après avoir été victime d'une faute d'Adriano, l'Ivoirien s'est relevé et a poussé le Brésilien, une réaction d'orgueil qui coûte cher aux Lillois. A lire :Lille perd ses nerfs

La bourde de Rami. De retour sur les pelouses après sa blessure aux cervicales, à la fin de France-Brésil, Adil Rami a commis l'irréparable en première période sur une hasardeuse passe en retrait. Pris par le pressing monégasque, le défenseur central du LOSC a tenté de trouver son gardien en retrait. Mais Park, malin, avait anticipé son choix et le Sud-Coréen s'en alla presque tranquillement effacer Mickaël Landreau et marquer du revers du pied droit. A l'issue de la rencontre, l'international tricolore était très en colère contre... ses partenaires. "Aujourd'hui, il y a des choses qui n'ont pas été réglo de quelques joueurs et ça commence à me casser les cou...", a pesté Rami au micro de Canal+, avant de s'excuser en conférence de presse.

Roux fait le beau. Entre longue blessure et manque d'efficacité, Nolan Roux n'avait plus marqué depuis la 16e journée et le déplacement au Parc des princes (1-3). L'avant-centre du Stade brestois a retrouvé le chemin des filets, samedi soir, lors du derby breton face à Rennes (2-0). Et de quelle façon ! Le n°26 brestois a expédié un missile de plus de 25 mètres qui est allé se loger dans la lucarne droite de Nicolas Douchez (29e). En deuxième période, c'est Bruno Grougi (55e) qui corsa l'addition pour les Brestois (55e). Frédéric Antonetti, qui avait aligné un onze expérimental côté rennais, semble à court de solutions. Lyon, qui reçoit Lens dimanche (21h00), peut récupérer la troisième place. A lire :Brest se donne de l'air

On a retrouvé le PSG. Le club de la capitale, qui restait sur quatre matches sans victoire en championnat, a renoué avec le succès, samedi soir, à Caen (2-1). Mieux, le jeu du PSG a retrouvé de l'allant, avec de beaux mouvements et plusieurs occasions franches. Malgré les absences de Guillaume Hoarau, de retour de blessure, et celle de Ludovic Giuly, touché aux adducteurs, les joueurs d'Antoine Kombouaré ont livré une belle partition offensive. Forcément attendu au tournant, Nenê a réalisé une belle performance, avec notamment une sixième passe décisive cette saison. A lire : Paris retrouve le sourire

Christophe Jallet, buteur face à Caen (930x620)

© MAXPPP

Jallet-Chantôme, duo majeur. Titularisé en lieu et place de Giuly sur le côté droit, Christophe Jallet a réalisé une performance de haut vol. C'est lui qui a ouvert le score d'une habile reprise de volée sur un centre de Nenê (13e). Un quart d'heure plus tard, il fut tout près de doubler la mise sur un missile des 25 mètres. Et l'ancien Lorientais conclut sa première mi-temps sur un centre parfait pour Mathieu Bodmer qui trouva le poteau de la tête (33e). Solide, à l'instar de Clément Chantôme. Absent face à Lorient, le milieu de terrain effectuait son retour dans le onze. Avant-dernier passeur sur le premier but, il a marqué le second d'une frappe splendide en angle fermé. Paris ne peut pas s'en passer.

Un panier de crabes pour le maintien. Deux points. C'est ce qui sépare aujourd'hui le 14e du classement, Nice, du premier non relégable, Auxerre. C'est la conséquence directe de la victoire de Monaco face à Lille, de la défaite de Caen contre le PSG et des matches nuls de Valenciennes contre Nancy (1-1), d'Auxerre face à Saint-Etienne (2-2) et de Nice à Montpellier, dimanche (1-1). Lors de cette rencontre, l'attaquant de Montpellier John Utaka n'a pas eu la baraka sur penalty : son tir a touché les deux poteaux !

Bordeaux n'avance pas. Les Girondins de Bordeaux, qui restaient sur trois matches sans victoire, avaient une opportunité en or de se relancer dans la course à l'Europe. Las ! Sous le chaud soleil de Gironde, les hommes de Jean Tigana ont été incapables de battre la lanterne rouge, Arles-Avignon, au terme d'un match d'une infinie faiblesse.