L'OM après Brandao

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L'OM après Brandao
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Le départ mouvementé de Brandao de Marseille laisse dans le vestiaire, où le Brésilien était apprécié de ses coéquipiers, comme dans la rotation de l'effectif phocéen, un vide à combler. En même temps, ce départ forcé expose un peu plus l'OM en cas de blessures dans cette dernière ligne droite de la saison. Avec la finale de la Coupe de la Ligue et le titre à jouer, les enjeux sont pourtant importants.

Le départ mouvementé de Brandao de Marseille laisse dans le vestiaire, où le Brésilien était apprécié de ses coéquipiers, comme dans la rotation de l'effectif phocéen, un vide à combler. En même temps, ce départ forcé expose un peu plus l'OM en cas de blessures dans cette dernière ligne droite de la saison. Avec la finale de la Coupe de la Ligue et le titre à jouer, les enjeux sont pourtant importants. Brandao est parti. Presque en catimini. Car si le départ du Brésilien trouve son origine dans le chaos médiatique d'une affaire judiciaire, le prêt (avec option d'achat) de l'attaquant, conscient que la fin de son aventure marseillaise était devenue irrémédiable, vers son pays d'origine et le club de Cruzeiro s'est orchestré dans la discrétion, mais aussi dans l'urgence afin de le soustraire à un environnement local devenu irrespirable. Tout en soulageant l'OM d'un dossier devenu terriblement encombrant. Reste, on a un peu trop tendance à l'oublier, la dimension sportive de ce départ, qui prive Didier Deschamps d'une option supplémentaire en attaque à l'heure où Marseille, dauphin du Losc au classement, lance le sprint final de la défense de son titre avec quatre longueurs de retard sur les Nordistes. Même s'il réalisait jusqu'alors une saison plutôt discrète avec un seul but à son actif en dix-neuf matches joués de championnat pour treize titularisations, Brandao, par son profil et son expérience, représentait une option non négligeable dans le jeu marseillais. De ces joueurs toujours sous le feu de la critique, mais auquel ses entraîneurs finissent toujours par accorder un statut de titulaire... Valbuena: "Ça nous fait une solution en moins..." Si avec le retour aux affaires de Mathieu Valbuena, l'OM est en ordre de marche, un éventuel coup dur serait en revanche problématique (voir par ailleurs). Ça nous fait une solution en moins, admet sur RMC le petit feu follet marseillais. "Il faut croiser les doigts pour qu'on n'ait pas trop de pépins physiques. Il faut finir le championnat du mieux possible. L'an passé, c'est lors du sprint final qu'on a fait la différence. Un Valbuena, qui mesure aussi ce que perd Marseille sur le plan humain: Ce n'est jamais évident de perdre un coéquipier. Ça faisait trois ans qu'il était au club. On appréciait le bonhomme. Maintenant, c'est comme ça. Il faudra faire avec. J'ai eu beaucoup d'émotion en le voyant partir. C'est quelqu'un avec qui je parlais énormément. Je l'appréciais beaucoup. On avait pas mal d'affinités. Je lui ai souhaité bonne chance pour la suite de sa carrière au Brésil. J'espère que ses histoires se régleront et qu'il réussira sportivement." Remplacer Brandao, c'est aussi s'interroger sur une éventuelle solution en interne, qui pourrait prendre les traits d'un certain Jordan Ayew. A 19 ans, le petit frère d'André, au potentiel, dit-on, encore supérieur à celui de son aîné, reste sous-utilisé par Deschamps, qui ne lui a accordé en tout et pour tout que 328 petites minutes de jeu et une titularisation en Ligue 1 cette saison. L'intéressé, lui, attend son heure: "Je n'ai jamais de pression, se contente-t-il de souligner, toujours sur RMC. Je suis ici pour progresser. Je fais tout pour répondre présent quand j'ai ma chance. Ma situation et mes objectifs n'ont pas changé avec le départ de Brandao. Peut-être que j'aurai plus de temps de jeu. Je continue de travailler. Le coach a toujours été derrière moi." Deschamps le sera peut-être plus encore, par la force des choses, ces prochaines semaines...