L'OL en seconde classe

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L'OL en seconde classe
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En quête de la première place de son groupe de qualification pour s'épargner un adversaire trop huppé en 8e de finale, l'Olympique Lyonnais a échoué dans les grandes largeurs en concédant mardi le match nul (2-2) à Gerland face à l'Hapoël Tel-Aviv. Capable d'ouvrir le score après le repos par Lisandro, l'OL, toujours aussi indigent en défense, échappe à une 3e défaite grâce au jeune Lacazette. Le tirage au sort s'annonce délicat...

En quête de la première place de son groupe de qualification pour s'épargner un adversaire trop huppé en 8e de finale, l'Olympique Lyonnais a échoué dans les grandes largeurs en concédant mardi le match nul (2-2) à Gerland face à l'Hapoël Tel-Aviv. Capable d'ouvrir le score après le repos par Lisandro, l'OL, toujours aussi indigent en défense, ne doit d'échapper à une 3e défaite que grâce au jeune Lacazette. Le tirage au sort s'annonce délicat... Vendredi, dans une semaine, l'OL aura donc tout intérêt à serrer les fesses à l'heure du tirage au sort des huitièmes de finale de cette Ligue des Champions. Pour la quatrième année consécutive, les Rhodaniens n'y figureront pas en tant que tête de série, mais bel et bien exposés en leur qualité de deuxièmes de leur groupe de qualification. L'espoir d'accrocher la première ce mardi, à Gerland, en s'imposant à l'Hapoël Tel-Aviv s'est évanoui autant du fait de la victoire de Schalke 04 à Benfica dans le même temps (1-2), que par le biais de ce match nul (2-2) concédé par les Lyonnais devant leur public. Trois jours après le succès heureux à Montpellier, les joueurs de Claude Puel espéraient l'heureux concours de circonstances qui leur assurerait un tirage plus confortable. Au lieu de quoi, le manque de réalisme des attaquants lyonnais, capables de se procurer vingt-huit opportunités de tir sur le but adverse pour en convertir un seul par l'inévitable Lisandro, s'est doublé d'un nouveau fiasco en défense, qui à lui seul suffit à réduire au minimum les espoirs de l'OL de bien figurer face aux meilleurs équipes européennes en février prochain. On finit par s'interroger sur le miracle qui a permis à Lyon de décrocher ce huitième grand huit européen avec une défense aussi navrante... Il aura fallu l'entrée en jeu du jeune Alexandre Lacazette, auteur de l'égalisation in extremis mercredi, pour que Lyon échappe à un troisième revers en six matches de qualification pour pas moins de dix buts concédés... Le chef d'oeuvre de Zahavi S'il a choisi de préserver au coup d'envoi son meilleur buteur dans la compétition, Michel Bastos (3 buts), Puel a reconduit son trident offensif, où Lisandro, encore une fois positionné à gauche aux côtés de Bafé Gomis et Jimmy Briand, n'hésite pas à décrocher. On devine bien des intentions côté lyonnais, à l'image de la première frappe signée « Licha » (6e), mais l'OL laisse toujours apparaître autant de lacunes dans le secteur défensif. Et comme souvent, Hugo Lloris doit jouer les pompiers de service (13e). Les occasions sur le but de l'Hapoël sont pourtant légions au cours de ce premier acte, à commencer par ce but refusé à Gomis, bien servi par le centre de Briand, sur un hors-jeu très limite (14e). Mais Lloris doit encore rattraper la bourde impardonnable de Pape Diakhaté, trop dilettante dans l'entrejeu, sur cette tentative de Toto Tamuz (28e). Des défaillances qui entachent l'abattage offensif des Lyonnais, très actifs et surtout dangereux de manière quasi-systématique, à l'image de ces tentatives d'un très bon Jean II Makoun, bien servi par Gomis, lui aussi très actif (32e), Mais le portier camerounais de l'Hapoël, Vincent Enyeama, dans un bon soir, s'interpose, suppléé quand il le faut par Gil Vermouth sur sa ligne sur cette tête de Cris (34e). Gomis des 25 mètres fait encore briller Enyeama (41e), sauvé par son poteau sur la nouvelle tentative de Makoun, idéalement démarqué dans la surface sur cette talonnade géniale de Lisandro (42e). Le nul à la pause fait d'autant moins les affaires de l'OL que dans le même temps, Schalke 04 mène à Lisbonne face au Benfica (0-1). S'ils sont présents devant, les Lyonnais concèdent beaucoup trop de situations dangereuses à leurs adversaires. Un manque de rigueur qu'ils semblent en mesure de surmonter au retour des vestiaires avec la même ardeur devant le but israélien, mais Makoun tombe sur un Enyeama de plus en plus chaud (49e). A une occasion lyonnaise semble devoir répondre à chaque fois, ou presque, une opportunité pour l'Hapoël comme sur ce mauvais alignement de la charnière Diakhaté-Cris, qui laisse Vermouth défier Lloris, décisif pour dégager sur le poteau (54e). Lyon parvient malgré tout à ses fins sur ce mauvais dégagement de la défense adverse et cette première mauvaise inspiration d'Enyeama, bien pressé par Briand, sur laquelle Lisandro, à l'affût, reprend et trouve la faille (1-0, 62e). Un avantage presque injuste que l'Hapoël efface d'ailleurs dans la minute. Diakhaté se trompe encore sur le hors-jeu et laisse Ben Sahar cette fois venir battre Lloris d'une frappe à rase de terre (1-1, 63e). Lyon n'a que ce qu'il mérite et Tel-Aviv prend d'autant plus confiance qu'une victoire, combinée à la défaite de Benfica, lui ouvrirait les portes de la Ligue Europa. C'est chose faite sur ce chef d'oeuvre signé par Eran Zahavi, bien alerté par Salim Tuama, d'un retourné acrobatique exceptionnel au point de penalty, qui laisse Cris et Diakhaté pétrifiés (1-2, 69e). Etincelant dans cette fin de match, Enyeama se charge de dégoûter les Lyonnais un à un, d'Anthony Reveillère (84e), rare défenseur à surnager, à Lisandro (86e). L'égalisation du jeune Alexandre Lacazette, auteur de son premier but en Ligue des Champions, qui prive l'Hapoël de sa qualification, apparaît dans ces conditions presque cruelle pour les Israéliens (2-2, 88e). Lyon sauve les apparences, elles ne trompent pourtant personne...