L'OL aux deux visages

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L'OL aux deux visages
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Quatre jours après sa victoire sur le Rubin Kazan en barrage aller de la Ligue des champions, l'Olympique Lyonnais a pris un point à Brest (1-1) pour le compte de la 3e journée de Ligue 1, offrant deux visages bien différents. Poussifs et menés en première période, les hommes de Rémi Garde se sont montrés bien plus entreprenants après le repos, décrochant un nul logique face à des Bretons pourtant en supériorité numérique.

Quatre jours après sa victoire sur le Rubin Kazan en barrage aller de la Ligue des champions, l'Olympique Lyonnais a pris un point à Brest (1-1) pour le compte de la 3e journée de Ligue 1, offrant deux visages bien différents. Poussifs et menés en première période, les hommes de Rémi Garde se sont montrés bien plus entreprenants après le repos, décrochant un nul logique face à des Bretons pourtant en supériorité numérique. Un Bastos et ça repart ? Auteur d'un gros match mardi à Gerland face au Rubin Kazan en barrage aller de la Ligue des champions (3-1), le Brésilien a une fois plus été le détonateur de l'Olympique Lyonnais samedi à Brest, ne faisant finalement que confirmer ce que beaucoup pensaient au moment où l'intéressé était annoncé partant certain à la Juventus Turin: avec lui, l'OL est incontestablement meilleur que sans. Ce match à Brest en a été une parfaite illustration: sur le banc en première période, le gaucher rhodanien a assisté à une première période sans relief de sa formation, menée à la pause suite à un beau but de Lesoimier. Rentré juste avant le repos, il a considérablement gêné la défense finistérienne par ses accélérations côté droit, cette dernière finissant par craquer en offrant le but de l'égalisation à Gomis alors que Lyon évoluait à dix contre onze. Les Rhodaniens, qui, paradoxalement, puisqu'ils avaient joué dans la semaine, ont même fini beaucoup plus fort que leurs adversaires, d'où les regrets éprouvés au coup de sifflet final par Pjanic (au micro de Foot +), aligné au coup d'envoi: "On est passés à côté en première période, il n'y a pas eu assez d'agressivité. On a bien joué en seconde période, même sans le carton rouge. C'est dommage de ne pas avoir pris les trois points." Reste que l'OL, après trois journées, n'a toujours pas perdu (une victoire, deux nuls), montrant un visage plutôt attrayant alors que Rémi Garde avait pourtant modifié son équipe par rapport à celle alignée face aux Russes en faisant débuter les jeunes Sidy Koné et Belfodil aux places de Gonalons et Briand. L'OL meilleur à dix En première période, le résultat n'a pas été très probant, puisque si Lyon a souvent eu le ballon, les occasions ont été finistériennes, tout comme l'ouverture du score, signée Lesoimier d'une belle frappe en lucarne après une remise de la tête de Poyet (12e). Les locaux, généreux, ont ensuite buté sur un bon Lloris, vigilant sur un tir rasant de Touré (32e) et décisif sur une remise de la tête de Poyet pour Roux, devancé in extremis par le gardien international (39e). Au retour des vestiaires, changement de décor: sous l'impulsion de Bastos, l'OL s'est rapidement montré menaçant, d'abord par Pjanic, obligeant Elana à une belle envolée (53e), ensuite par le Brésilien, dont le raid côté droit a failli débouché sur un but contre son camp de Martial (58e), enfin par Lisandro qui n'a pas cadré sa tête sur un service de Bastos (67e). Entre-temps, Sidy Koné, avait pris la porte (61e), Poyet manquant dans la foulée devant Lloris une balle de 2-0 qui aurait sans doute tout changé (62e). Le Stade Brestois a payé cet échec au prix fort, Gomis, d'une frappe rasante en pivot, trompant Elana après une erreur de relance de Coulibaly (1-1, 69e). Lyon tentera de pousser l'avantage jusqu'à la victoire face à une équipe locale en difficulté, mais le partage des points est finalement assez logique entre deux formations toujours invaincues en Ligue 1 après trois journées. Mais Brest, qui a reçu deux fois, n'a que trois points, là où l'OL, qui recevra Montpellier dans une semaine, en a deux de plus.