L'Italie, 17 ans après

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L'Italie, 17 ans après
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Plus méritante, l'Italie de Cesare Prandelli a logiquement battu (2-1) l'Espagne de Vicente del Bosque, ce mercredi soir, à Bari, en match amical. Il fallait remonter au 9 juillet 1994 et un quart de finale de Coupe du monde aux États-Unis pour retrouver la trace d'une victoire de la Squadra Azzurra sur la Roja. Historique.

Plus méritante, l'Italie de Cesare Prandelli a logiquement battu (2-1) l'Espagne de Vicente del Bosque, ce mercredi soir, à Bari, en match amical. Il fallait remonter au 9 juillet 1994 et un quart de finale de Coupe du monde aux États-Unis pour retrouver la trace d'une victoire de la Squadra Azzurra sur la Roja. Historique. "Une imbécilité du calendrier". Voilà comment notre Laurent Blanc national dépeignait la rencontre entre la France et le Chili du mois d'août, en conférence de presse, mardi après-midi, à Baillargues (Hérault). Qu'aurait-il dit s'il avait été, par le plus grand des hasards, le sélectionneur de l'Italie ou de l'Espagne, les deux derniers champions du monde qui ont dû s'affronter, ce mercredi soir, alors que leur championnat respectif n'a pas encore débuté (la Serie A démarrera le 28, la Liga le 20) ? Puisqu'il faut jouer... L'Italie et l'Espagne ont joué. Plutôt bien d'ailleurs. Plutôt mieux en première période, fatigue oblige. Encouragée par 58 000 supporters massés dans le Stadio San Nicola de Bari, la Squadra Azzurra new-look (il ne restait que neuf survivants du dernier Mondial) est partie sur les chapeaux de roues. Le gaucher Domenico Criscito a touché le poteau droit d'un Iker Casillas battu sur le coup (4e). Puis Riccardo Montolivo, d'une pichenette a inscrit son premier but avec la Nazionale (1-0, 11e). Logique. Aquilani, le libérateur Comme si cela ne suffisait pas pour la Roja, Fernando Torres (chute de tension) et, ensuite, Gerard Piqué (pied) sont sortis sur blessure avant la mi-temps. Déjà que Vicente del Bosque était privé avant ce match amical de Xavi, Puyol et Sergio Ramos, cela commençait à faire beaucoup... Malgré tout, les Espagnols n'allaient pas revivre le cauchemar de Lisbonne, où ils en avaient pris quatre par le Portugal, lors de leur précédent amical disputé en Europe, en novembre 2010. Non, contre le cours du jeu, Xabi Alonso égalisait sur penalty (1-1, 37e). Il existe un adage qui dit: on a toujours ce que l'on mérite. Et du mérite, l'Italie en a eu. Parce que même si les jambes sont devenues lourdes dans le second acte, même si l'Espagne a été réveillée par les occasions de Fernando Llorente (60e), David Silva (78e), Juan Manuel Mata (81e) et, enfin, David Villa (88e), les Italiens n'ont jamais rien lâché. Mieux, ils se sont offert une victoire historique grâce à Alberto Aquilani, provocateur de réussite (2-1, 84e). Cela faisait en effet dix-sept ans qu'ils n'avaient plus battu les Espagnols. Et quand on sait qu'ils ne sont plus qu'à deux doigts de se qualifier pour l'Euro 2012, on peut l'écrire: La vita è bella pour les Transalpins.