L'Irlande gâche la fête anglaise

  • A
  • A
L'Irlande gâche la fête anglaise
Partagez sur :

En lice pour son premier Grand Chelem depuis 2003 et le treizième de son histoire, l'Angleterre a manqué la dernière marche samedi en s'inclinant samedi à l'Aviva Stadium face à l'Irlande (8-24). Une défaite douloureuse pour le XV de la Rose qui s'adjuge toutefois le Tournoi, suite à la victoire des Bleus face au Pays de Galles (28-9).

En lice pour son premier Grand Chelem depuis 2003 et le treizième de son histoire, l'Angleterre a manqué la dernière marche samedi en s'inclinant samedi à l'Aviva Stadium face à l'Irlande (8-24). Une défaite douloureuse pour le XV de la Rose qui s'adjuge toutefois le Tournoi, suite à la victoire des Bleus face au Pays de Galles (28-9). Toute l'Angleterre y avait déjà vu un signe. Huit ans après avoir réalisé le Grand Chelem dans le Tournoi des Six Nations puis remporter dans la foulée la Coupe du monde en Australie, le XV de la Rose pensait être bien lancé sur la route d'un nouveau doublé historique. Mais, après avoir remporté leurs quatre premiers matches du Tournoi 2011, les hommes de Martin Johnson se sont inclinés face à l'Irlande (8-24), samedi à l'Aviva Stadium, subissant ainsi leur quatrième défaite consécutive à Dublin. Peut-être stressés par l'enjeu de cette rencontre, les Anglais sont d'ailleurs rapidement sous l'éteignoir adverse. Bien décidé à se racheter de ses défaites à domicile face à la France (22-25) et au Pays de Galles (13-19), le XV du Trèfle concrétise sa domination par deux pénalités de Jonathan Sexton (0-6, 7e et 15e). L'addition aurait même pu être bien pire avant la demi-heure de jeu si l'arbitre n'avait pas refusé un essai de Brian O'Driscoll pour un en-avant. Lot de consolation pour les hommes de Declan Kidney, ils obtiennent tout de même une pénalité de nouveau transformée par Sexton (0-9, 24e). O'Driscoll dans l'histoire Dépassés, les Anglais encaissent dans la foulée leur premier essai. Sur une pénalité rapidement jouée à la main par Sexton, Bowe transperce la défense adverse (0-14, 28e). La première période se termine avec deux pénalités de part et d'autre, Flood ouvre enfin le compteur anglais (3-14, 31e), mais est imité dans la foulée par l'inévitable Sexton (3-17, 37e). Au retour des vestiaires, les Anglais ont repris du poil de la bête mais pas assez pour déstabiliser une formation irlandaise décidée à enfoncer le clou. Sur une attaque collective rondement menée, O'Callaghan fait tomber la balle en arrière sur un plaquage, mais O'Driscoll ramasse le cuir et file pour aplatir en coin (3-24, 47e). Un essai qui permet au centre irlandais de devenir le meilleur marqueur d'essais de l'histoire de la compétition, avec 25 réalisations, une de plus que l'Ecossais Ian Smith, qui avait établi le précédent record entre 1924 et 1933. Alors que la victoire semble de plus en plus lui échapper, le XV de la Rose reprend un peu espoir avec un essai en contre de Steve Thompson (8-24, 53e). Pas suffisant toutefois pour renverser la vapeur. L'Angleterre finit ainsi son tournoi sur une fausse note, malgré la victoire finale. De quoi agacer le sélectionneur Martin Johnson qui aurait pu entrer dans le cercle très fermé des vainqueurs du Grand Chelem à la fois en tant que joueur et en tant qu'entraîneur-manager, composé de son compatriote Clive Woodward, du Gallois John Dawes et des Français Jacques Fouroux, Jean-Claude Skrela... et Marc Lièvremont. "Nous sommes très déçus d'avoir perdu mais surtout déçus de la manière dont nous avons perdu. On a effectué une première mi-temps horrible. On a accumulé les erreurs, fait tomber les ballons. On a fait tout ce qu'on ne devait pas faire", a déclaré le sélectionneur anglais à l'issue de la rencontre. Forcément déçu, "Johno" peut toutefois se satisfaire d'avoir jeté les bases d'une formation solide et efficace à quelques mois de la Coupe du monde.