L'Inter touche le fond

  • A
  • A
L'Inter touche le fond
Partagez sur :

Rien ne va plus à l'Inter Milan. Incapable de gagner un seul match depuis le début de sa saison, le vainqueur de la Ligue des champions 2010 est allé encaisser sa deuxième défaite de la saison chez le promu, Novara, mardi, en ouverture de la 4e journée de Serie A (1-3). Un nouveau revers qui fragilise sérieusement la position de son entraîneur, Gian Piero Gasperini.

Rien ne va plus à l'Inter Milan. Incapable de gagner un seul match depuis le début de sa saison, le vainqueur de la Ligue des champions 2010 est allé encaisser sa deuxième défaite de la saison chez le promu, Novara, mardi, en ouverture de la 4e journée de Serie A (1-3). Un nouveau revers qui fragilise sérieusement la position de son entraîneur, Gian Piero Gasperini. Mourir avec ses idées. Voilà un concept qui sied bien à Gian Piero Gasperini, mardi soir. Alors qu'il savait sa position déjà très précaire avant son déplacement à Novara, le coach de l'Inter a préféré continuer à insister avec ses principes. L'ancien technicien du Genoa a ainsi reconduit son 3-4-3 préférentiel. Sans succès. Face à un promu qui revenait en Serie A après 55 ans d'absence, les Intéristes ont une nouvelle fois fait étalage de leurs limites actuelles: fébrilité défensive, manque de cohérence au milieu, et attaque aphone. En défense, le trio Ranocchia-Lucio-Chivu a ainsi montré des signes de faiblesses parfois étonnants, à l'image de cette première passe en retrait du Roumain... que Magiorni reprend hors cadre (2e). Et si Sneijder tente bien sa chance de loin (9e, 36e), la présence de Forlan sur le flanc gauche de l'attaque interpelle, tant elle s'avère inutile. Et c'est finalement Magiorni, passé par la Primavera intériste, qui ouvre le score, d'une frappe du gauche dans le mouvement (1-0, 38e). A la pause, Gasperini décide de sortir Forlan et Castaignos, et lance Pazzini et Obi. Un point en trois journée, une première depuis 83 Un coaching qui ne change rien à la donne, la force de frappe des Milanais étant équivalente à celle d'un moustique en fin de vie. Le ridicule ne tue d'ailleurs pas Lucio, auteur d'une simulation grotesque dans la surface, pour tenter d'obtenir un penalty (84e). Un penalty que Novara va obtenir quelques secondes plus tard, après une faute de Ranocchia sur Morimoto. Rigoni le transforme et le défenseur est expulsé (2-0, 86e). Et si Cambiasso sauve l'honneur (2-1, 89e), Rigoni y va ensuite de son doublé, en contre (3-1, 91e). L'addition est salée, mais le constat est implacable. Après trois journées, l'Inter a perdu deux fois, et ne possède qu'un seul point dans son escarcelle. Une première depuis 1983 ! Un bilan auquel il faut ajouter une Supercoupe perdue face à l'AC Milan, et un revers à domicile face à Trabzonspor, en Ligue des champions. Pas sûr que Gasperini trouve les portes de la Pinetina ouvertes, mercredi matin...