L'Inter réussit son rattrapage

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L'Inter réussit son rattrapage
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Trois jours après une déconvenue face à la Juventus Turin (0-1), l'Inter Milan a décroché un précieux succès sur la pelouse de la Fiorentina (1-2), mercredi soir, au terme d'un match en retard de la 17e journée de Serie A. Cette belle victoire, symbolisée par la prestation XXL de Samuel Eto'o, permet aux Nerazzurri de grimper au troisième rang à cinq longueurs du grand rival milanais.

Trois jours après une déconvenue face à la Juventus Turin (0-1), l'Inter Milan a décroché un précieux succès sur la pelouse de la Fiorentina (1-2), mercredi soir, au terme d'un match en retard de la 17e journée de Serie A. Cette belle victoire, symbolisée par la prestation XXL de Samuel Eto'o, permet aux Nerazzurri de grimper au troisième rang à cinq longueurs du grand rival milanais. "C'est le moment de vérité. Nous visons toujours le titre." Massimo Moratti n'en démordait pas malgré le coup au moral reçu face à la Juventus Turin (0-1), le week-end dernier, et attendait beaucoup de ce match en retard sur le terrain de la Fiorentina. Une manière de grappiller l'excès de retard sur l'AC Milan, solidement installé en tête de la Serie A, avec trois unités d'avance sur son premier poursuivant, Naples. Il semblerait que les mots du charismatique président de l'Inter Milan aient porté leur fruit puisque son équipe est allée s'imposer dans la douleur à Artemio Franchi (1-2), mercredi soir. Les Interistes, dans une configuration offensive avec Sneijder et Stankovic en soutien du duo Eto'o-Pazzini, démarrent parfaitement les hostilités en poussant le malheureux Camporese à marquer contre-son-camp (0-1, 6e). Plutôt brouillons jusque-là, les joueurs de la Viola parviennent néanmoins à égaliser, un peu contre le cours du jeu, sur un centre anodin de l'arrière gauche Pasqual (1-1, 33e). Sur cette action, ce diable de Gilardino, très maladroit par ailleurs, joue intelligemment le coup en laissant filer la gonfle (volontairement ?) pour mieux piéger un Julio Cesar, surpris par la trajectoire du ballon. Cette égalisation, mettant en lumière la faiblesse défensive chronique de l'Inter, a le mérite de réveiller les acteurs de cette rencontre, qui lancent plusieurs assauts sur les deux buts mais les gardiens du temple Cesar et Boruc veillent au grain. Dans un grand soir, Stankovic continue d'animer les débats mais les manoeuvres du milieu serbe finissent tous dans les bras du portier de la Fio. Il faut attendre un coup de génie d'Eto'o pour que la situation se débloque à l'heure de jeu. Raillé par les médias après avoir raté l'immanquable dans les arrêts de jeu face à la Juve, l'attaquant camerounais apporte une belle réponse à ses détracteurs en effectuant un travail de fourmi sur l'aile droite pour délivrer un centre décisif à destination de son compère Pazzini (1-2, 61e). Cette quatrième réalisation de l'international italien en cinq matches sonne ainsi le glas des ambitions de ses anciens partenaires dans cette partie mais aussi dans la course aux places européennes. Elle permet surtout à son équipe de revenir à cinq points de l'AC Milan dans un championnat qui est loin d'avoir livré son verdict final.