L'Inter ne se fait pas prier

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L'Inter ne se fait pas prier
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Il y a bien un effet Leonardo du côté de l'Inter Milan. L'entraîneur brésilien a décroché sa quatrième victoire consécutive en Championnat en battant une courageuse mais limitée équipe de Cesena (3-2), mercredi soir à domicile, lors d'un match en retard de la seizième journée de Serie A. Du coup, les Nerazzurri, qui comptent toujours une rencontre en moins, ne sont plus qu'à six points du leader, l'AC Milan.

Il y a bien un effet Leonardo du côté de l'Inter Milan. L'entraîneur brésilien a décroché sa quatrième victoire consécutive en Championnat en battant une courageuse mais limitée équipe de Cesena (3-2), mercredi soir à domicile, lors d'un match en retard de la seizième journée de Serie A. Du coup, les Nerazzurri, qui comptent toujours une rencontre en moins, ne sont plus qu'à six points du leader, l'AC Milan. Quatre rencontres de Serie A, quatre victoires... C'est l'excellent bilan du Brésilien Leonardo à la tête de l'Inter Milan. Ses nouveaux protégés ont disposé dans la douleur du promu Cesena (3-2), ce mercredi soir à Giuseppe-Meazza, lors d'un match en retard de la seizième journée du championnat d'Italie. Mais en quatorze jours, Léo, que l'on appellera monsieur 100%, celui qui a signé chez les Nerazzurri à la veille de Noël, est donc parvenu à gagner quatre fois de suite dans le Calcio, chose que son prédécesseur, l'Espagnol Rafael Benitez, n'avait pas réussi à faire durant ses quatre petits mois passés sur le banc de touche des Interisti... Les champions d'Italie en titre, privés notamment du gardien Julio César, du défenseur Walter Samuel ou encore des milieux Thiago Motta et Wesley Sneijder, ont mis toutes les chances de leur côté en inscrivant deux buts coup sur coup autour du quart d'heure de jeu. Le premier a été l'oeuvre de Samuel Eto'o. Le Camerounais, dangereux du début à la fin mais a priori touché à un mollet, a marqué pour la douzième fois de la saison sur une frappe croisée du droit à ras de terre (1-0, 14e). Le second est à mettre au crédit de son compère d'attaque, Diego Milito, qui a doublé la mise d'un plat du pied gauche (2-0, 16e). Alors qu'on pensait l'affaire déjà pliée, l'ancien joueur du Genoa, blessé derrière la cuisse, a dû céder sa place au Français Jonathan Biabiany (21e), qui se fera d'ailleurs remarquer par sa discrétion, tellement que son entraîneur le remplacera en fin de partie par Joel Chukwuma Obi (75e)... Toujours est-il que la sortie de l'Argentin a totalement changé la physionomie du match. Les Cavallucci Marini ont d'abord réduit la marque grâce à un tir en pivot du grand Albanais Erjon Bogdani (2-1, 23e) puis ont ensuite égalisé à la surprise générale par l'intermédiaire d'Emanuele Giaccherini (2-2, 29e) ! Devenus méconnaissables, en particulier en défense, secteur qui reste donc en chantier, les Milanais s'en sortiront péniblement avec une tête rageuse du Roumain Christian Chivu juste avant la pause (3-2, 45e+1), mais ils trembleront jusqu'au bout face à de courageux visiteurs pourtant réduits à dix depuis l'expulsion de Giaccherini (74e). Malgré la piètre qualité de jeu affichée par sa formation aujourd'hui, l'effet Leonardo se répercute de manière inévitable au classement, où l'Inter a bondi de trois places depuis l'arrivée de l'ex-milieu offensif du Paris Saint-Germain, pour se retrouver dorénavant quatrième, à six longueurs du leader, l'ennemi juré qu'est l'AC Milan, et avec un match en moins à disputer le 16 février prochain à Florence...