L'Inter a dû s'employer

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L'Inter a dû s'employer
@ Reuters
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LIGUE DES CHAMPIONS - L'Inter s'est contenté d'une petite victoire à l'aller face au CSKA Moscou (1-0).

LIGUE DES CHAMPIONS - L'Inter s'est contenté d'une petite victoire à l'aller face au CSKA Moscou (1-0). Devenu le week-end dernier le fragile leader d'une Serie A que les Lombards, tombés face à leur dauphin romain, dominaient encore il y a peu de la tête et des épaules, l'Inter Milan a confirmé ses difficultés du moment mercredi, à l'occasion d'un quart de finale aller de la Ligue des Champions que l'on disait pourtant largement à sa portée à l'heure, où le tirage au sort offrait le CSKA Moscou, adversaire a priori le plus prenable de ce dernier grand huit de la Ligue des Champions. Ce court succès (1-0) acquis devant leurs supporters par les hommes de José Mourinho, s'il récompense une période de forte pression à l'heure de jeu, ne constitue en rien une garantie de qualification avant le match retour dans la capitale russe. Le système en 4-3-3 de Mourinho à trois attaquants de nature axiale (Eto'o-Milito-Pandev) aura longtemps été impuissant à déstabiliser les vainqueurs de la Coupe de l'UEFA 2005. Un CSKA Moscou qui certes aura fini par craquer, mais qui affiche une maturité, incarnée par un gardien de 23 ans, Igor Akinfeev, de classe mondiale. Akinfeev retarde l'échéance Après 45 premières minutes bien ternes, le début de seconde période n'est certainement pas de nature à rassurer le public de Giuseppe-Meazza. Coup sur coup, Materazzi est contraint à un sauvetage in extremis devant son but sur un centre précis d'Alexei Berezutski (54e) et Julio Cesar à une claquette de grande classe sur la frappe d'Aldonin (56e). Avachi sur son banc, Mourinho ne cache pas son manque d'intérêt pour la prestation quelconque de son équipe quand Diego Milito, enfin alerté dans de bonnes conditions par Esteban Cambiasso dans le dos de la défense russe, vient défier Akinfeev dans la surface avant de s'emmêler dans sa prise de balle et de rater sa frappe (60e). L'occasion a toutefois le don de secouer les locaux, qui intensifient enfin leur pression et trouvent de la continuité avec cette frappe enroulé du gauche de Pandev qu'Akinfeev boxe de manière magistrale (64e), ce dernier stoppant dans la foulée la tentative d'Eto'o au ras du poteau (65e). Dans ces conditions, l'ouverture du score de Milito n'est que justice. Suite à une belle fixation dans l'axe de Sneijder, l'Argentin hérite du ballon à l'entrée de la surface, contrôle et frappe dans le petit filet d'Akinfeev, qui cette fois n'a pu esquisser le moindre geste (1-0, 65e). Le CSKA, qui n'existe plus aux avant-postes, à l'image de son Japonais Keisuke Honda, héros de la qualification face à Séville, mais fantomatique dans cette rencontre, est désormais dépassé. Une roulette de Pandev pour effacer le portier russe et il faut un sauvetage sur sa ligne de Vasily Berezutski pour éviter le break de l'Inter (72e). Le manqué de Sneijder, pourtant en excellente position en toute fin de match (84e), comme les deux nouvelles parades coup sur coup d'un énorme Akinfeev (85e), pourraient coûter cher dans une semaine à Moscou. Autant que la plus belle occasion russe que vendange Deividas Semberas pour clôturer ce premier acte d'une confrontation bien plus indécise qu'on ne pouvait l'imaginer.