L'Inter a attendu son heure

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L'Inter a attendu son heure
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Sans briller et surtout en comptant sur son bloc-équipe pour attendre les tirs au but, l'Inter Milan s'est qualifié sur la pelouse de Naples, en quarts de finale de la Coupe d'Italie (0-0 a.p., 5 t.a.b. à 4). Loin d'être dominateurs, les hommes de Leonardo se rassurent malgré tout chez le deuxième de Serie A et restent encore en lice dans toutes les compétitions.

Sans briller et surtout en comptant sur son bloc-équipe pour attendre les tirs au but, l'Inter Milan s'est qualifié sur la pelouse de Naples, en quarts de finale de la Coupe d'Italie (0-0 a.p., 5 t.a.b. à 4). Loin d'être dominateurs, les hommes de Leonardo se rassurent malgré tout chez le deuxième de Serie A et restent encore en lice dans toutes les compétitions. On s'attendait à du lourd, entre deux grosses écuries de Serie A. Ça n'a pas tout à fait été le cas, l'Inter Milan étant surtout appliqué à défendre sur la pelouse de Naples, afin de se rassurer trois jours après sa défaite sur la pelouse de l'Udinese. Pour un quart de finale de Coupe d'Italie, l'affiche était belle, mais propice à une certaine tension. Les tenants du titre se sont procurés une seule véritable occasion, par Cambiasso en fin de première période, et ont ensuite attendu les tirs au but en comptant sur leur gardien Castellazzi pour tenir. Bien leur en a pris, puisqu'un seul raté de Lavezzi lors de cette série a suffi à assurer la qualification de l'Inter, pas volée mais pas forcément méritée non plus. Pourtant, l'Inter rentre un peu mieux dans le match, mais la première grosse alerte est bien pour les hommes de Leonardo. Sur un contre rondement mené par les Napolitains, Cavani marque seul au point de penalty, sur un centre de Dossena, mais l'assistant lève son drapeau pour une position de hors-jeu extrêmement limite (12e). En guise de réaction offensive, Stankovic ne cadre pas sa demi-volée (16e), Chivu met la main au lieu de la tête à bout portant (38e) et surtout Cambiasso fracasse la barre, sur une volée au point de penalty détournée par un De Sanctis fabuleux sur le coup (42e). Lavezzi dans les nuages Si les Napolitains se sont petit à petit réveillés au cours de la première période, la meilleure occasion est donc interiste au moment de rentrer au vestiaire. Toutefois, Eto'o redescend souvent très bas côté gauche, laissant Pandev seul devant, et Naples en profite pour un peu mieux tenir le ballon. Une tendance qui se confirme en seconde période, même si c'est surtout le bloc retrouvé de l'Inter qui fait parler sa rigueur tactique, avant comme après le repos. Jusqu'à l'entame du dernier quart d'heure, le match est d'un ennui assez profond au San Paolo. Cannavaro (77e) et Cavani (79e) de la tête amorcent un début de réveil, confirmé par Hamsik. Le Slovaque bute sur Castellazzi mais parvient à, dans un deuxième temps, reprendre d'une tête lobée, le portier est encore au sol mais Ranocchia sauve sur sa ligne (82e). De plus en plus incapable de s'approcher de la surface napolitaine, l'Inter est surtout déterminé à ne pas encaisser de but, et qu'importe si la prolongation approche. Dès les premières minutes de ladite prolongation, un centre-tir de Lavezzi est difficilement repoussé par Castellazzi (92e), tandis que Lucio repousse étrangement du bras une frappe de Campagnaro, dans la surface (93e). L'arbitre ne bronche pas et Castellazzi achève définitivement les espoirs du Napoli de l'emporter avant la séance des tirs au but, en détournant encore un tir de Lavezzi de près (100e). Ce même Lavezzi qui envoie donc, justement, son tir au but dans les nuages de la nuit napolitaine. Avec ses armes, faites avant tout de rigueur et de solidarité, l'Inter a, mine de rien, réalisé un petit exploit en se qualifiant chez le deuxième de Serie A. Et dans une Coupe d'Italie plutôt alléchante cette année, le vainqueur de Juventus-Roma l'attendra en demi-finales.