L'insulte faite aux Bleus

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L'insulte faite aux Bleus
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Tout au long de cette VIIe Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. La victoire de la France face aux Gallois est qualifiée d'"insulte" faite à la compétition par la presse néo-zélandaise, le programme des Tricolores s'allège en cette semaine de finale, David Ellis ne tarit pas d'éloges sur un Parra ménagé ces prochains jours.

Tout au long de cette VIIe Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. La victoire de la France face aux Gallois est qualifiée d'"insulte" faite à la compétition par la presse néo-zélandaise, le programme des Tricolores s'allège en cette semaine de finale, David Ellis ne tarit pas d'éloges sur un Parra ménagé ces prochains jours. Au lendemain de la qualification (9-8) face au Pays de Galles de la France pour la finale de la Coupe du monde, la presse néo-zélandaise s'est complu à ironiser dimanche sur la piètre qualité du niveau de jeu des Bleus, à l'image du fameux Herald on Sunday, qui n'aura pas hésité à barrer sa une d'un présomptueux: "80 minutes, et on va bien rire", référence à des retrouvailles attendues en finale entre les All Blacks et les Bleus, et titrait surtout en pages intérieures: "France give final insult". "Une insulte finale", qui joue sur l'expression d'assaut final, et laisse entendre que la qualification des Bleus constitue une insulte faite à la compétition. "C'est insultant de penser ça. Il n'a y pas de honte d'aller en finale avec un match comme ça, on ne l'a pas volé, on l'a volé à personne, clamera Marc Lièvremont en conférence de presse ce dimanche. On a été généreux, on a été solidaires. Ils l'ont été aussi, ils peuvent parler d'injustice, mais encore une fois, j'ai revu les images, le carton rouge est mérité. Je n'y peux rien si leurs buteurs ont été moins décisifs que le nôtre. Mais l'arbitre a été cohérent." Le coach des Bleus n'a qu'une vérité et elle est sans appel: "Je ne sais pas si le meilleur a gagné, mais c'est la France qui est en finale." Et cette référence à un palmarès d'un genre un peu particulier, publié le journal néo-zélandais: "J'ai revu aussi les dix plus grosses injustices de l'histoire de la Coupe du monde: j'ai vu qu'il y en avait deux pour l'Angleterre en 2003, donc si l'injustice doit continuer un match de plus, j'en serai ravi." Pienaar: "La France est la pire équipe du Mondial !" C'est une France mise au ban de la planète rugby, qui subit ainsi ce commentaire lapidaire de François Pienaar, capitaine des champions du monde sud-africains en 1995: "La France est la pire équipe du Mondial !" Ou encore cette diatribe ironique de l'ex-talonneur anglais Brian Moore: "Deux défaites, une victoire contre de faibles Anglais et face à 14 Gallois." Quant à Chris Ashton, l'ailier du XV de la Rose, éliminé par les Bleus, il s'étouffe dans l'aigreur: "Je n'arrive pas à y croire. Qu'est ce qui est arrivé à ce sport ! Le pays de Galles méritait de gagner. Ça ruine le rugby", écrit-il sur Twitter. Une mauvaise presse que le sélectionneur balaye au final d'un revers de main: "Ici, et ailleurs, ça fait un petit moment que les joueurs rigolent bien des titres de la presse d'une manière générale. Et ce qui a permis aussi qu'ils se ressoudent, qu'ils se resserrent. On peut leur dire merci... Peut-être pas quand même." Mais aussi : Une semaine allégée La composition du XV de France retenu pour la finale de la Coupe du monde, qui aura lieu dimanche, à l'Eden Park, sera dévoilée mercredi, à 13 heures (2h00, heure française). Les Bleus bénéficieront cette semaine d'une journée supplémentaire par rapport à leur futur adversaire en finale. Une journée mise à profit pour reposer les têtes et les corps avec une journée "off" complète lundi. "Une journée pour nous, profiter de cet instant, s'isoler, se dire qu'on est à l'autre bout du monde et en finale de la Coupe du monde", souligne Lièvremont, qui prévoit toutefois "des entraînements beaucoup plus courts et rythmés, basés sur la vitesse, pour retrouver du gaz", après une dernière semaine, qu'a regrettée le sélectionneur tricolore: "Je m'en veux un peu. Nos entraînements ont été trop longs, j'ai laissé les joueurs bien travailler sur des séquences longues de défense, qui nous ont à mon avis usés." Ellis encense Parra Présent dimanche, au côté de Marc Lièvremont, en conférence de presse, afin d'évoquer la performance défensive des Bleus la veille face au Pays de Galles, David Ellis, le spécialiste du secteur au sein du staff tricolore, cachait mal son admiration pour la performance accomplie dans ce domaine par Morgan Parra: "Pour moi, en tant qu'entraîneur de défense, c'est un rêve de travailler avec un n°10 aussi efficace que lui, expliquait l'Anglais, comblé par les 14 plaquages assénés par le Clermontois. Il a plaqué Jamie Roberts, George North plusieurs fois, et il n'a jamais subi. Il fait un match superbe." L'occasion aussi pour Ellis de revenir sur l'expulsion de Sam Warburton: "C'est un fantastique placage de rugby à XIII, mais on ne joue pas à XIII. Les règles du rugby à XV vous interdisent de tel geste. Nous en avons fait l'expérience dans ce tournoi avec Fabrice Estebanez, qui a été sévèrement sanctionné (3 semaines de suspension, ndlr). Marc a déclaré que le carton rouge était justifié, je suis d'accord." Quoi de neuf, Doc' ? Une fois de plus, l'équipe de France n'avait à déplorer aucun pépin grave sur le front des blessures ce dimanche, au lendemain de la qualification des Bleus face aux Pays de Galles en demi-finale de la Coupe du monde, ce dont Marc Lièvremont a pu se féliciter ce dimanche après-midi (heure locale) en conférence de presse, indiquant simplement que quatre joueurs seraient soumis à des examens dans les prochaines heures. En plus d'Aurélien Rougerie (épaule) et Dimitri Yachvili (cuisse), invités à passer de simples IRM de contrôle, Morgan Parra (traumatisme cervicale) -le demi de mêlée était porteur d'une minerve ce dimanche dans le hall de l'hôtel Crowne Plaza- et Julien Bonnaire (contusion lombaire) étaient dans l'attente de données complémentaires, sans crainte toutefois d'un forfait pour la finale. Parra sera ménagé durant les trois prochains jours. Tout Le JdB...