L'"indiscutable" victoire du Barça

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L'"indiscutable" victoire du Barça
@ Montage L'Equipe/Sport/Sun
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LIGUE DES CHAMPIONS - La presse loue le jeu du Barça et regrette le rouge de Van Persie.

"Barça, Barça, Barça !" Comme pour étouffer dans l'œuf tout début de polémique liée à l'arbitrage de ce huitième de finale retour entre le Barça et Arsenal (3-1), L'Equipe barre sa Une d'un "Indiscutable" qui veut dire ce qu'il veut dire. La qualification du Barça, "grandisimo" selon le journal catalan Sport, ne souffre d'aucune contestation. Le quotidien sportif avance la statistique du nombre de tirs (19 à 0) mais aurait très bien pu justifier son titre par celle des passes réussies (724 contre 199) ou celle de la possession de balle (67% contre 33%). On est bien loin, en tout cas, du titre que le site du quotidien avait mis en Une mardi soir - "le Barça sur un coup de dés" - ou de celui du Parisien : ""Barcelone s'en sort plutôt bien". Vu les chiffres, la première mi-temps à sens unique et le nombre incalculable d'occasions de but des Blaugrana, on aurait presque pu titrer à l'inverse "Arsenal s'en sort plutôt bien"...

Le carton rouge de Van Persie. Si certains journaux considèrent que le "Barça s'en sort plutôt bien", c'est en raison de la 56e minute de jeu et de l'exclusion, sévère selon eux, de Robin van Persie, inexistant jusqu'alors, par l'arbitre de la rencontre, le Suisse Massimo Busacca. "Si du strict point de vue du règlement, sa décision paraît justifiée, elle ne tient pas compte de son esprit", résume L'Equipe, reflétant l'avis général. Le Parisien, lui, parle d'un "zèle de mauvais goût" sans qu'aucun commentaire ne rappelle que Van Persie aurait très bien pu être exclu dès la première mi-temps pour sa claque adressée à Daniel Alves (45e+2). La presse anglaise s'en donne évidemment à cœur joie avec cet épisode. On retiendra ce jeu de mots du Sun : "persicuted", mix entre Van Persie et persecuted (persécuté).

De leur côté, les quotidiens espagnols pro-madrilènes, qui évoquent le Barça dans un bandeau (As), voire en bas de page (Marca), sont sur la même longueur d'ondes : le rouge de Van Persie est regrettable. "L'exclusion de Van Persie entache la démonstration du Barça" (As) et "SuperMessi offre la qualification à un Barça qui a de nouveau joué à onze contre dix" (Marca). Taquin, le site du quotidien attribue même la note de 1/10 à l'arbitre de la rencontre, n'oubliant pas de signaler qu'il avait "oublié de siffler un penalty pour Messi sur une faute de Diaby" et qu'il n'avait pas "infligé un deuxième carton jaune à Laurent Koscielny sur le penalty obtenu par Pedro".

Messi superstar. "Messi est un génie. On l'a déjà écrit, mais c'est tellement vrai." L'Equipe, qui crédite le joueur argentin de la note de 8, rappelle que le double Ballon d'Or Fifa France Football en titre n'en est pas à son coup d'essai. L'an dernier, déjà face à Arsenal, il avait inscrit un quadruplé. S'il a dû, cette fois, "se contenter" d'un doublé, son premier but, un "nouveau coup de génie" avec coup du sombrero au-dessus du gardien d'Arsenal suivi d'une frappe de volée, a la saveur de l'inédit et de l'inoubliable. "Le talent de Lionel Messi brise les rêves d'Arsenal en Ligue des champions pour la deuxième année consécutive", écrit sur son site le magazine anglais Four Four Two, qui n'évoque le carton rouge de Van Persie que dans un deuxième temps seulement.

La tactique d'Arsenal. "Il faut prendre Barcelone à son propre jeu", expliquait mardi le consultant Europe 1 Franck Sauzée. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les Gunners n'ont pas vraiment suivi son conseil. Recroquevillée en défense, incapable de développer une offensive, l'équipe d'Arsène Wenger a réussi l'exploit assez rare de marquer sans avoir adressé le moindre tir durant la rencontre (une chose unique cette saison en Ligue des champions). "Arsenal l'a payé cher" titre L'Equipe dans ses pages intérieures, une référence au carton rouge bien sûr mais également à la tactique des Gunners, "obsédés par l'idée de défendre". Le site Marca.com titre "Le football donne raison au Barça". On ne peut guère lui donner tort.