L'immense chantier bleu

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L'immense chantier bleu
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EQUIPE DE FRANCE - En reconstruction, les Bleus ne se sortent pas de la spirale infernale.

EQUIPE DE FRANCE - En reconstruction, les Bleus ne se sortent pas de la spirale infernale. Tout le monde voulait y croire, mais le résultat est le même. Il est même pire encore qu'au sortir de la Coupe du monde, car une défaite à domicile face à la Biélorussie, au-delà de l'enjeu, amène un éclairage autre pour l'équipe de France qu'un revers face au Mexique ou à l'Afrique du Sud en plein Mondial. Pour expliquer cette déconvenue qui place déjà le nouveau sélectionneur Laurent Blanc dans de sales draps, impossible dans un premier temps de ne pas repenser à la décision de la Commission de discipline de suspendre Toulalan, Ribéry et Evra pour respectivement un, trois et cinq matches. Parmi ces trois joueurs, un Franck Ribéry au meilleur niveau aurait pu contribuer à déstabiliser le bloc biélorusse. Certes les absents ont toujours tort, mais l'idée que la Fédération s'est tiré une balle dans le pied le 17 août resurgit forcément. Au-delà de ces auto-suspensions, celle de Gourcuff par la Fifa n'a pas aidé non plus, à l'instar de la blessure de Nasri. Pour ne rien arranger, Rémy, Saha et désormais Hoarau sont également forfait pour le match de mardi en Bosnie. Malouda : "Il n'y a pas à se cacher" A tous les niveaux, l'équipe de France est donc entraînée dans une spirale très négative, que seul un succès semble pouvoir enrayer. Problème, avec ou sans Blanc, les Bleus n'ont gagné qu'une seule rencontre sur les dix derniers matches, face au Costa Rica (2-1) en préparation à la Coupe du monde. Même si l'envie démontrée vendredi n'a rien à voir avec celle de l'ère Domenech et que le sentiment de voir évoluer une équipe est enfin revenu, les nouveaux appelés ont encore du chemin à faire pour acquérir le niveau international. Entre Nicolas Anelka et Guillaume Hoarau ou Loïc Rémy, ce qui est gagné en termes d'état d'esprit est perdu en expérience, voire en talent pur. Mais équipe de France au rabais ou pas, la Biélorussie ne devait pas gagner au Stade de France. "Avec les joueurs dont on disposait ce soir, on pouvait battre la Biélorussie. On ne l'a pas fait", déclarait ainsi Laurent Blanc dans Téléfoot. Le manque d'utilisation des côtés, le déchet technique important sur les phases offensives et un rythme de passes pas assez élevé imposent un choix au sélectionneur, déjà nanti de deux défaites en deux matches après le revers amical en Norvège mi-août (1-2) : soit poursuivre sur cette base en espérant créer des automatismes autour d'un état d'esprit nouveau, soit procéder à d'autres retouches en réincorporant des mondialistes ou en changeant de projet de jeu. Capitaine fraîchement intronisé, Florent Malouda semble opter pour la première solution : "Si les jeunes ont été appelés, c'est aussi qu'on leur fait confiance. On a travaillé sereinement, il n'y a pas à se cacher et il faut démontrer". Le déplacement en Bosnie, mardi, sera fondateur ou ne sera pas.