L'heure de vérité pour l'Argentine

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L'heure de vérité pour l'Argentine
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FOOT - Opposée à l'Uruguay mercredi, l'Argentine ne doit pas s'incliner pour obtenir son billet pour la Coupe du Monde.

L'Argentine est au bord du vide. Les hommes de Diego Maradona disputent un match capital face à leurs voisins uruguayens mercredi à Montevideo dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2010. Ils doivent à tout prix éviter la défaite pour obtenir leur billet pour l'Afrique du Sud.Il paraît que les chances de qualifications de l'Argentine sont intactes. Il paraît aussi qu'ils ne savent pas quoi faire de Leo Messi. De prime abord, pour les habitués du Camp Nou à Barcelone, cette question ne peut avoir de fondement. En voyant évoluer l'Argentine, poussive, incapable de la moindre fulgurance, cela prend du sens. Et sans un double miracle au Monumental face au Pérou, pourtant lanterne rouge en Amérique du sud et loin d'être un foudre de guerre, l'Albiceleste serait encore plus mal en point. Le but victorieux inscrit à la 93e minute de celui que Diego Maradona a nommé « Saint-Palermo » après la rencontre a effectivement tout changé. Car à l'heure d'aller défier l'Uruguay, l'Argentine possède mathématiquement les cartes en main pour conserver le quatrième et dernier sésame pour l'Afrique du Sud. Il faut pour ce faire s'imposer ou concéder un nul en espérant que l'Equateur ne s'impose pas contre le Chili, déjà qualifié, par plus de cinq buts d'écart. Pire, une défaite et les barrages ne seraient plus assurés. L'Argentine à la trappe pour une Coupe du monde, ce serait une catastrophe absolue. Les Uruguayens y croient dur comme ferLa position des coéquipiers de Diego Forlan est idéale. Tout du moins elle l'est devenue après un succès... dans le temps additionnel en Equateur (2-1). Du coup, le spectre de l'élimination en 2006 en barrages face à l'Australie s'est quelque peu éloigné. "C'est le match dont j'ai toujours rêvé", avoue d'ailleurs le buteur de l'Atletico dans les colonnes de Olé. D'autant que désormais, un succès à Montevideo et la Coupe du monde serait à eux. C'est donc un match à la vie, à la mort qui attend une Argentine en quête de certitudes. Après trois défaites de rang, le succès arraché contre le Pérou leur a « offert une autre vie » comme l'a confessé Maradona, mais cela n'a pas résolu tous les problèmes. Ce n'est évidemment pas un souci de qualité individuelle (n'importe quel sélectionneur aimerait piocher dans ce vivier de talent) mais plutôt un problème d'utilisation des espaces et du ballon. "Les joueurs courent comme des fous mais ils courent mal", reconnaît Cesar Luis Menotti, au quotidien argentin Clarin. L'entraîneur des champions du monde 1978 n'effectue cependant pas un plaidoyer contre un « Pibe de oro » dont la position semble plus que jamais fragile. Au-delà du cas Messi, qui divise clairement en Argentine tellement son impact dans le jeu est faible, c'est de cohérence dans le jeu dont a besoin l'Argentine. Mais à l'heure de ce derby, l'Argentine se soucie peu du jeu. La qualification pour la Coupe du monde est en jeu. Le reste n'a aucune espèce d'importance...