L'heure de Butler ?

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L'heure de Butler ?
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Surprenant finaliste du tournoi NCAA la saison dernière, Butler a créé la sensation cette année en se hissant de nouveau en finale du championnat universitaire. Les Bulldogs, qui ont éliminé Virginia Commonwealth il y a deux jours, succèderont-ils à Duke lundi soir à Houston ? Il leur faudra pour cela battre les Connecticut Huskies.

Surprenant finaliste du tournoi NCAA la saison dernière, Butler a créé la sensation cette année en se hissant de nouveau en finale du championnat universitaire. Les Bulldogs, qui ont éliminé Virginia Commonwealth il y a deux jours, succèderont-ils à Duke lundi soir à Houston ? Il leur faudra pour cela battre les Connecticut Huskies. Aux Etats-Unis, il y a le Super Bowl d'abord, la finale du tournoi NCAA ensuite. Ces deux évènements sont, dans cet ordre, les plus suivis outre-Atlantique. Difficile à comprendre, vu d'ici, qu'un match entre deux équipes de basket universitaire puisse autant passionner les foules. Et pourtant, ils seront plus de 70.000 à s'entasser dans le Reliant Stadium de Houston, ce lundi soir, pour suivre le duel entre Butler et Connecticut. Et des dizaines de millions devant leur poste de télévision. De la folie pure, à l'image des moyens colossaux mis en oeuvre pour développer les différents programmes sportifs dans les facultés américaines. Butler-Connecticut n'est sans doute pas l'affiche dont tout le monde rêvait. Mais dans un Final Four où aucune tête de série n'était invitée, les surprises étant monnaie courante lors de l'impitoyable March Madness, elle n'est qu'une demi-surprise. Déjà parce que les Bulldogs, finalistes malheureux la saison dernière contre Duke (59-61), étaient opposés en demi-finales à Virginia Commonwealth, une équipe qui n'aurait pas dû être là si la logique avait été respectée, et qu'ils l'ont emporté sans qu'il n'y ait rien à redire (70-62). Ensuite parce que les Huskies ont un bon bagage derrière eux avec deux titres en 1999 et 2004. UConn, difficile tombeur de Kentucky samedi soir (56-55), sera favori de cette rencontre. Il y a donc des chances pour que les joueurs de Jim Calhoun se fassent piéger, même si un joueur comme Kemba Walker, qui tourne cette saison à 23,7 points, 5,4 rebonds et 4,6 passes de moyenne, fera tout pour que cela n'arrive pas. Côté Butler, l'arme principale s'appelle Matt Howard, auteur lui 16,7 points et 7,8 rebonds en 2010-11. Pour lui comme pour les autres, un succès pourrait avoir deux conséquences: un titre de champion NCAA, toujours bon à prendre, et peut-être un avenir radieux en NBA. Un chemin emprunté par un certain Joakim Noah qui, lui, avait été sacré deux fois avec les Florida Gators (2006, 2007) avant de rejoindre les Chicago Bulls.