L'heure d'Elias

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L'heure d'Elias
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Le Grand Prix Moto 2 du Japon pourrait bien sacrer Toni Elias ce week-end sur le circuit de Motegi. Si l'Espagnol doit compter sur un concours de circonstances pour remporter son premier titre, le pilote phare de l'équipe Gresini survole cette nouvelle catégorie et relance totalement une carrière en dents de scie. Au point de rêver à un retour en Moto GP l'an prochain...

Le Grand Prix Moto 2 du Japon pourrait bien sacrer Toni Elias ce week-end sur le circuit de Motegi. Si l'Espagnol doit compter sur un concours de circonstances pour remporter son premier titre, le pilote phare de l'équipe Gresini survole cette nouvelle catégorie et relance totalement une carrière en dents de scie. Au point de rêver à un retour en Moto GP l'an prochain... Aragon n'a pas souri aux favoris. Sur le tout nouveau tracé du Motorland, Jorge Lorenzo en MotoGP et Toni Elias en Moto 2 n'ont pu accrocher le podium. Un événement puisqu'il s'agissait d'une première pour Lorenzo cette saison, alors que son compatriote compte déjà six victoires dans la nouvelle catégorie. Et si l'attention du grand public pourrait bien se tourner vers Lorenzo, devenu gestionnaire sur la route d'un premier titre mondial dans la catégorie reine, son compatriote espagnol espère bien un peu tirer la couvertureà lui sur le Twin Ring Motegi. Un rendez-vous japonais où Elias pourrait coiffer la première couronne mondiale de l'histoire du Moto 2, ce qui serait une consécration pour le pilote Moriwaki. Ce dernier devra toutefois s'imposer tout en comptant sur de grosses contre-performances de ses trois derniers rivaux, Julian Simon, Andrea Iannone et Thomas Luthi. Un concours de circonstances improbable (voir les conditions ci-dessous) qui n'empêcheront pas le pilote emblématique de l'équipe Gresini d'espérer se relancer après un week-end en Aragon entre désillusions aux essais (12e) et résurrection en course (remontée à la 4e place). Car Elias, après six saisons moyennes en Moto GP, n'a pas hésité à redescendre dans l'antichambre pour mieux rebondir. Un choix rapidement payant puisqu'après avoir subi la domination du regretté Tomizawa à Losail, l'Espagnol a enchainé par deux succès à Jerez puis sur le circuit Bugatti du Mans pour prendre la tête du championnat. Un retour en MotoGP en 2011 ? Loin de son rôle de second couteau en MotoGP où son transfert vers l'équipe satellite de Ducati aura marqué son déclin, Elias fait oublier trois dernières saisons difficiles. Dans l'impossibilité de se mêler à la lutte pour le titre suprême, Elias a dû se résoudre à faire de son prodigieux week-end portugais de 2006 son fait d'armes marquant dans la discipline reine. En dominant Rossi et Roberts Junior, le petit lutin (1m63 pour 57 kilos) avait impressionné sur un circuit d'Estoril qu'il adore. Avant de redescendre dans la hiérarchie, tant en raison des performances inconstantes de sa Honda d'un team Gresini retrouvé que d'une grave chute à Assen en 2007. Sa saison 2009 demeure ainsi celle d'un métronome, capable de terminer treize fois dans un Top 10 et sur le podium à Brno. Insuffisant néanmoins pour s'assurer un guidon en 2010. De cette régression, ce retour dans l'antichambre aux allures d'échec, Elias en a fait un nouveau départ... tout en entrant dans l'histoire. Car en remportant un Grand Prix Moto 2, Elias a inscrit son nom dans quatre catégories de la 125 à la Moto GP en passant par l'ancienne 250, pour notamment rejoindre Mike Hailwood. En attendant d'accrocher pour la première fois un championnat du monde alors que son meilleur classement demeure une troisième place, atteinte en 2001 en 125 puis en 2003 en 250. L'époque où Elias ne rêvait que de catégorie reine. Un sommet qu'il pourrait bien retrouver l'an prochain au gré du jeu de chaises musicales qui secoue le paddock. Les guidons officiels de pointe étant inatteignables, les équipes satellites et Suzuki seraient des destinations possibles... Pour ne retrouver que l'ombre derrière les stars espagnoles Lorenzo ou Pedrosa ?