L'Euro est arrivé

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L'Euro est arrivé
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Championne d'Europe en titre, la Pologne remet sa couronne en jeu à partir de samedi, lors du Championnat d'Europe austro-tchèque (10 au 18 septembre). Vainqueur de la Ligue mondiale en juillet dernier, la Russie endosse un rôle de prétendant à la victoire finale mais devra se méfier de l'Italie ou de la Bulgarie, autres cadors de cette édition 2011. Sans compter que l'équipe de France aborde la compétition avec une petite idée derrière la tête.

Championne d'Europe en titre, la Pologne remet sa couronne en jeu à partir de samedi, lors du Championnat d'Europe austro-tchèque (10 au 18 septembre). Vainqueur de la Ligue mondiale en juillet dernier, la Russie endosse un rôle de prétendant à la victoire finale mais devra se méfier de l'Italie ou de la Bulgarie, autres cadors de cette édition 2011. Sans compter que l'équipe de France aborde la compétition avec une petite idée derrière la tête. Deux mois après avoir déjoué les pronostics et en avoir fini avec l'hégémonie du Brésil sur la scène internationale, avec cette victoire de prestige glanée face aux Canarinhos en finale de la Ligue mondiale (3-2), la Russie espère confirmer sa montée en puissance lors du Championnat d'Europe austro-tchèque qui se profile à partir de samedi (10 au 18 septembre). Demi-finalistes de la précédente édition (2009), les Russes font figure de sérieux prétendants au sacre et ne devraient d'ailleurs pas avoir grand mal à s'extraire d'un groupe A relativement abordable, également composé du Portugal, de la République Tchèque et de l'Estonie. "La Russie a une force physique hors du commun qu'elle a depuis 20 ans. Ils ne gagnaient pas grand-chose, voire rien du tout, les dix dernières années. Maintenant, ils savent ce que c'est de gagner une grande compétition. Ils ont un groupe qui évolue ensemble depuis cinq ou six ans, ils arrivent tous à maturité. Ils ont pris l'habitude de gagner." Pierre Pujol ne s'y trompe pas lorsqu'il s'agit de vanter les mérites d'une sélection russe requinquée par l'obtention d'un premier titre mondial. Reste que l'Italie et la Bulgarie n'ont pas l'intention d'endosser un simple rôle de figurant dans cet Euro à l'instar du champion d'Europe en titre polonais, troisième de la dernière Ligue mondiale, et de son dauphin français qui, malgré une dernière année pour le moins laborieuse, a les moyens de se refaire la cerise sur la scène européenne. D'autant qu'à l'arrivée, au-delà d'un simple trophée de chasse, aussi prestigieux soit-il, c'est aussi et surtout un aller simple pour la Coupe du monde qui se profile pour les deux finalistes, laquelle pourrait leur permettre de glaner l'un des trois précieux sésames qualificatifs pour les Jeux Olympiques. Et les Bleus dans tout ça ? "S'ouvrir le maximum de portes pour les qualifications olympiques". C'est d'ailleurs l'objectif annoncé par le staff tricolore, soucieux de représenter la France aux JO de Londres l'été prochain. Une ambition mesurée qui n'empêche pas le sélectionneur tricolore, Philippe Blain, de faire de l'Euro "une compétition en soit dans laquelle l'équipe de France a envie de briller". Faut-il encore que ses protégés se donnent les moyens d'y arriver. A l'aube du début des hostilités à Innsbruck, théâtre de la phase de poules des Bleus, bien heureux est celui capable de prédire un quelconque sort à cette équipe de France en reconstruction. Une Ligue mondiale bafouée, un groupe sensiblement remanié, un nouveau capitaine, il n'en fallait pas plus pour plonger les Tricolores dans l'inconnu à l'aube de ses premiers rendez-vous en terre autrichienne. Bien que considérée comme l'une des sélections phares de cet Euro, ne serait-ce que grâce à son statut de vice-champion d'Europe, la France est encore en rodage et n'a pas encore réglé tous ses automatismes, en témoigne ses prestations en dents de scie affichées lors de sa phase de préparation face à la Bulgarie, la Pologne ou même la Slovénie, un adversaire pourtant jugé très abordable. Du temps, voilà ce qu'il manque à Philippe Blain pour arriver à reformer un groupe compétitif capable de retrouver son rang parmi les cadors européens voire internationaux. Pour l'heure, les Bleus devront afficher un état d'esprit irréprochable et s'appuyer sur leurs forces en présence en bout de filet, à l'instar d'Earvin Ngapeth et Antonin Rouzier, meilleur marqueur du dernier Euro, pour arriver à titiller leurs vis-à-vis. "Il me tarde de retrouver la compétition pour savoir ce que ça va donner", avouait récemment Philippe Blain, non sans une bonne dose d'impatience. Le sélectionneur tricolore aura un début de réponse à Innsbruck, samedi, à partir de 15h, à l'issue du premier test face à la Finlande !