L'espoir est permis

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L'espoir est permis
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Eblouissant devant Federer, Jo-Wilfried Tsonga devra encore flirter avec la perfection ce vendredi (à partir de 14 heures) s'il veut atteindre sa première finale à Wimbledon. Face à Novak Djokovic, nouveau n°1 mondial en cas de victoire, le Français aimerait bien s'ôter de la mémoire le mauvais souvenir de sa défaite sur la dernière marche de l'Open d'Australie 2008. Sur gazon, il semble avoir les armes pour le faire.

Eblouissant devant Federer, Jo-Wilfried Tsonga devra encore flirter avec la perfection ce vendredi (à partir de 14 heures) s'il veut atteindre sa première finale à Wimbledon. Face à Novak Djokovic, nouveau n°1 mondial en cas de victoire, le Français aimerait bien s'ôter de la mémoire le mauvais souvenir de sa défaite sur la dernière marche de l'Open d'Australie 2008. Sur gazon, il semble avoir les armes pour le faire. Quel est le point commun entre Marion Bartoli et Jo-Wilfried Tsonga ? En l'espace de quarante-huit heures, respectivement lundi et mercredi, les deux ont remporté à Wimbledon "la plus belle victoire de leur carrière" selon leurs propres aveux. La Française face à Serena Williams, le Manceau contre Roger Federer. Il faut néanmoins souhaiter à ce dernier de ne pas connaître la même désillusion que sa compatriote au tour suivant. Mais contrairement à Bartoli, battue par Sabine Lisicki à Londres, Tsonga va encore faire face à un joueur mieux classé que lui vendredi, un certain Novak Djokovic. Le Serbe, qui a l'occasion de détrôner Rafael Nadal au sommet de la hiérarchie mondiale en cas de victoire, réussit plutôt bien au Sarthois. En sept confrontations sur le circuit professionnel il mène 5 victoires à 2. Mais la plus importante, disputée à Melbourne en 2008 lors de la finale de l'Open d'Australie, était tombée dans l'escarcelle de Djokovic. Et la blessure n'est visiblement pas encore complètement cicatrisée. "Se retrouver en demi-finale à Wimbledon, c'est déjà énorme, souffle le Tricolore. En plus contre Djoko, cela rajoute un peu de piment. Il me reste toujours un petit truc en travers de la gorge depuis 2008 (sourire)... Alors je l'ai battu plusieurs fois, mais pas dans les grands moments (tout de même en quarts de finale de l'Open d'Australie l'année dernière, ndlr), donc j'aimerais bien que ça arrive !""Je vais entrer sur le court comme un mort de faim" Si impressionnant devant Federer, qu'il a battu grâce à un jeu à hauts risques, Tsonga aura intérêt à continuer à suivre la même filière s'il veut signer un nouvel exploit et s'ouvrir les portes de la finale dans le temple du tennis. Guy Forget, son capitaine de Coupe Davis, nous l'a confié, "Jo" ne devra pas "accepter trop de duels longs du fond du court". Un secteur dans lequel Djokovic excelle, même s'il parvient moins à user ses adversaires sur herbe, là où le rebond est plus bas. Pour écourter un maximum les échanges, le n°3 français possède une arme fatale, son service, qui avait très bien fonctionné en quarts de finale. C'est sa capacité à bien servir et à s'offrir des points «gratuits» qui pourrait permettre au Manceau de mettre à mal l'homme aux 45 victoires pour seulement une défaite cette saison. Une chose est sûre, Tsonga, bien dans sa tête actuellement, est prêt à se livrer à 100%. "Je vais m'appliquer, entrer sur le court comme un mort de faim, explique-t-il. Pousser tout ce que je peux pousser, et on verra bien ce que ça donnera. Cela risque d'être une belle demi-finale." Pour le Sarthois, si près d'imiter Cédric Pioline, dernier Français à avoir atteint la finale de Wimbledon en 1997, l'occasion est trop belle de rendre son aventure londonienne encore plus inoubliable. Et de rester en course pour le titre.