L'Espagne ne pardonne pas

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L'Espagne ne pardonne pas
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LIGUE DES CHAMPIONS - Les médias espagnols critiquent sévèrement le Real Madrid.

LIGUE DES CHAMPIONS - Les médias espagnols critiquent sévèrement le Real Madrid. "La prise de la Bastille semblait un jeu d'enfant". Si, il y a une semaine, la presse espagnole paradait fièrement après la victoire de l'Espagne sur la France en match amical (2-0), et n'hésitait pas à moquer les Bleus, le changement de ton est radical au lendemain de l'élimination du Real Madrid par Lyon en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Jeudi matin, les "Olés", "Olés" ont été remplacés par les "Catastrophe" (As), "Dehors" (Marca) ou "KO" (El Mundo Deportivo). Et la principale cible de l'ire des quotidiens ibérique a un nom : Manuel Pellegrini. De l'autre côté des Pyrénées, les médias n'hésitent donc pas à faire de l'entraîneur du Real Madrid le principal responsable de cette élimination, même si cette dernière est la sixième de rang pour la Maison Blanche à ce niveau de la compétition. Ainsi, Marca, et notamment son directeur dans une vidéo, n'hésite à réclamer le départ du technicien chilien : "Adieu la Ligue des Champions, Adieu Pellegrini". "Après la pause, Claude Puel a modifié son système en passant d'un 4-3-3 à un 4-4-2 [...] A partir de là, Lyon a eu la supériorité au milieu de terrain. C'était terminé pour le Real. Pellegrini n'a pas eu de réponse", explique ainsi Marca. "Les titres ne s'achètent pas. Ils se gagnent" Pour As, "il manquait un coach, et un plan A ou B". Néanmoins, les joueurs et la politique du club en prennent également pour leur grade. "Higuain, si tueur sur la scène nationale, est apparu comme le symbole de l'impuissance madrilène, à l'image de ses deux grosses occasions gâchées", écrit El Mundo Deportivo, pendant que pour El Pais, "Les titres ne s'achètent pas. Ils se gagnent". Enfin, El Mundo, appuie là ou ça fait mal en titrant "250 millions d'Euros pour... une Liga ?". Dans ce flot de critiques, les plumitifs espagnols n'en oublient pas pour autant de souligner la performance lyonnaise. Ainsi, Hugo Lloris est qualifié de "gardien exceptionnel", tandis que Jérémy Toulalan, dont l'association avec Lassana Diarra était qualifiée d'"aussi utile qu'un cendrier sur une moto" une semaine avant, est encensé pour sa prestation en défense centrale lors de la deuxième période. Outre, les performances individuelles, le coaching de Claude Puel a également fait mouche ("Superbe réaction à la mi-temps"). Et surtout, aucun n'a osé dire que la qualification lyonnaise était imméritée.