L'Espagne, leader incontesté

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L'Espagne, leader incontesté
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Et de huit! En engrangeant une huitième victoire en autant de rencontres dans son groupe de qualifications au Mondial 2010, l'Espagne conforte son fauteuil de leader, confirmant ainsi toujours plus son statut de champion d'Europe en titre. Mercredi, Fabregas, Xazorla et mata ont permis à la Roja de dominer l'Estonie à Merida (3-0).

Et de huit! En engrangeant une huitième victoire en autant de rencontres dans son groupe de qualifications au Mondial 2010, l'Espagne conforte son fauteuil de leader, confirmant ainsi toujours plus son statut de champion d'Europe en titre. Mercredi, Fabregas, Xazorla et mata ont permis à la Roja de dominer l'Estonie à Merida (3-0). Une euphorie totale. L'Espagne a passé une superbe soirée à Merida. Avant la rencontre, les sourires étaient déjà de mise pour les joueurs de la Roja qui avaient forcément vu d'un oeil très intéressé le match nul entre la Bosnie et la Turquie (1-1). Car si le doute n'était plus permis depuis belle lurette dans ce groupe 5 des qualifications pour la Coupe du monde, ce faux pas de leur dauphin avait une signification toute particulière puisqu'il a avancé d'un gros mois la date de l'officialisation de leur qualification. En effet, personne ne pouvait imaginer que les hommes de Vicente del Bosque ne compléteraient pas leur collection de victoires dans cette phase éliminatoire. Le huitième succès en autant de rencontres n'a pas fait un pli. A peine une demi-heure de jeu et Cesc Fabregas hérite d'un ballon de Silva et ouvre la marque (1-0). Si la domination a été évidente, il aura fallu attendre les dix dernières minutes pour que les hommes de Del Bosque donnent de l'ampleur à cette victoire. Cazorla (81e) et Mata (90e+3) ont en effet apporté leur pierre à l'édifice. La Roja en pleine confiance Un symbole important car les deux hommes sont entrés en cours de jeu à la place de David Villa et Fernando Torres... Un signe fort de la richesse du vivier du champion d'Europe. D'ailleurs, aucun des trois buteurs du soir n'était titulaire lors de la dernière rencontre au Riazor contre la Belgique (5-0) ! Quand on sait que pour accompagner Xavi et Senna, le sélectionneur avait changé Xabi Alonso pour Fabregas ou encore qu'Iniesta, en phase de reprise, était absent, on imagine tout le potentiel de cette sélection. Même son de cloche en attaque avec Torres, Villa, Silva et comme on l'a vu ce soir avec des remplaçants du calibre de Güiza, Cazorla ou encore Mata. Un vrai problème de riches à tous les étages puisque le secteur défensif semble aussi bien fourni. Outre maître Casillas dans les buts, on retrouve Sergio Ramos, une charnière Piqué-Puyol version Barça ou celle de Valence 2008-2009, Raul Albiol et Marchena. A gauche, Capedvilla fait figure de titulaire tout en sachant qu'Arbeloa peut jouer des deux côtés ! Au-delà des qualités individuelles, Luis Aragones a su donner une envie et un but commun pour faire oublier les habituelles failles qui venaient lézarder le vestiaire de la sélection espagnole. Un projet, une qualité de jeu et une envie de travailler ensemble qui a fait des merveilles durant le dernier Euro et que Vicente Del Bosque a manifestement su faire perdurer tout en y ajoutant sa patte. L'Espagne brille, gagne et rêve d'imiter les Bleus qui avaient doublé Coupe du monde 1998 et Euro en 2000. Ils en ont les moyens.