L'Espagne humiliée

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L'Espagne humiliée
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Les champions du monde ont pris l'eau mercredi au stade de la Luz à Lisbonne face au Portugal (4-0). Une véritable fessée orchestrée par Cristiano Ronaldo qui aurait pu marquer le premier sans une intervention de Nani... Martins (45e), Ramos contre son camp (49e), Helder Postiga (68e) et Hugo Almeida (90e) se sont chargés de donner de l'ampleur à une très lourde défaite de l'Espagne.

Les champions du monde ont pris l'eau mercredi au stade de la Luz à Lisbonne face au Portugal (4-0). Une véritable fessée orchestrée par Cristiano Ronaldo qui aurait pu marquer le premier sans une intervention de Nani... Martins (45e), Ramos contre son camp (49e), Helder Postiga (68e) et Hugo Almeida (90e) se sont chargés de donner de l'ampleur à une très lourde défaite de l'Espagne. Il y a deux mois de cela, le champion du monde subissait une véritable correction devant l'Argentine, battu 1-4 de l'autre côté de l'Atlantique. Relativisé à l'époque, ce revers avait été mis sur le compte d'un long et éprouvant périple. Les ravages du décalage horaire avaient bon dos, à en juger la prestation de la Furia Roja mercredi soir au Portugal. Dans un stade de la Luz plutôt clairsemé - les absents ayant eu grand tort - l'Espagne a littéralement sombré, renvoyée à ses chères études par un Portugal méconnaissable (4-0). En net regain de forme dans sa poule de qualification à l'Euro 2012, la Selecçao a réalisé un match plein pour prendre sa revanche: cet été en Afrique du Sud, les Lusitaniens avaient vu leur Mondial s'arrêter au stade des huitièmes de finale, coupés dans leur élan par leur voisins ibériques (1-0). Pour l'occasion, Vicente del Bosque, le sélectionneur espagnol, avait pourtant sorti l'artillerie lourde, en alignant le onze vainqueur de la finale de la Coupe du monde à l'exception de Silva, préféré à Pedro. Peine perdue. Si ce n'est en début de rencontre, les Iniesta et consorts, maillot frappé de l'étoile des champions, n'ont en effet jamais soutenu la comparaison avec leurs hôtes. Sans une décision arbitrale très discutable et ce but refusé à Cristiano Ronaldo pour un hors-jeu de Nani (36e), les locaux auraient même pu faire la différence avant l'ouverture du score signée Martins à l'heure du repos (45e). Une pause guère profitable aux Espagnols, malgré le sang neuf alors injecté et incarné par les Fabregas, Torres ou Marchena. Au retour des vestiaires, un joli doublé de Postiga (50e puis 68e) a achevé la bête, rendant anecdotique l'ultime but d'Almeida (93e), point final d'une soirée cauchemardesque pour la Furia Roja. Pas de quoi crier gare pour autant. Le 25 mars, l'Espagne aura l'opportunité de se racheter dans le cadre des éliminatoires du prochain Euro. Or le champion d'Europe et du monde en titre, qui compte trois victoires en autant de sorties dans ce contexte continental, montre généralement un tout autre visage dans les matches à enjeu.