L'Espagne a minima

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L'Espagne a minima
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Les champions du monde continuent d'enchaîner les performances mi-figue, mi-raisin. Humiliée au Portugal au mois de novembre (0-4), l'Espagne a renoué difficilement avec le succès, mercredi à Santiago Bernabeu, face à la Colombie (1-0). Une victoire acquise grâce à un but en toute fin de match signé David Silva, qui permet donc aux Ibères de renouer quelque peu avec la sérénité.

Les champions du monde continuent d'enchaîner les performances mi-figue, mi-raisin. Humiliée au Portugal au mois de novembre (0-4), l'Espagne a renoué difficilement avec le succès, mercredi à Santiago Bernabeu, face à la Colombie (1-0). Une victoire acquise grâce à un but en toute fin de match signé David Silva, qui permet donc aux Ibères de renouer quelque peu avec la sérénité. C'est dur dur d'être champions du monde... Les Espagnols en font actuellement l'amère expérience. Corrigés en Argentine (1-4) puis au Portugal (0-4) à la suite de leur triomphe sud-africain, ils ont eu un mal fou à se débarrasser de la Colombie (1-0), mercredi soir, au stade Santiago Bernabeu de Madrid, lors d'un nouveau match amical. C'est l'attaquant de Manchester City, David Silva, bien servi par le Sévillan Jesus Navas, qui a libéré les siens dans les dernières minutes de la partie (86e). Mais qu'il semble déjà loin le temps du tiki-taka, ce fameux football à une touche de balle développé par la Roja depuis l'ère Luis Aragonés... Son successeur, Vicente del Bosque, ne fait cependant pas la fine bouche après cette victoire étriquée. "On a vu une attitude très différente de celle face au Portugal face à la belle opposition offerte par la Colombie. La victoire, même amicale, est très importante. Notre engagement a été récompensé par ce but de Silva et la concentration que l'on a montrée est importante dans l'optique des qualifications pour l'Euro, qui reprennent en mars" a ainsi expliqué le sélectionneur ibère au quotidien sportif Marca. Des qualifications que maîtrise assez paradoxalement l'Espagne puisqu'elle affiche un excellent bilan de trois succès pour autant de rencontres disputées. Alors comment expliquer qu'elle a été autant bousculée par la Colombie, cinquantième sélection au classement Fifa ? Car ce sont bien les Colombiens, poussés par leurs nombreux supporters installés dans la capitale, qui ont eu les meilleures occasions durant ce duel aux accents latins. Par Abel Aguilar, d'abord, puis par l'intenable Pablo Armero, qui se sont présentés seuls devant Iker Casillas (13e, 45e+1). En seconde période, Juan Guillermo Cuadrado (64e), entré en jeu, ou Hugo Rodallega (83e) n'ont pas connu plus de réussite... L'Espagne, qui a touché le poteau sur une action de David Villa, aurait dû perdre ce match. Mais son efficacité, celle d'une équipe championne du monde, l'a sauvée.