L'énigme Stuttgart

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L'énigme Stuttgart
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Une Bundesliga sens dessus dessous, ça donne après 13 journées de championnat Schalke 04, le Werder Brême ou Wolfsburg à la traîne, loin très loin du leader Dortmund. Cette année encore pourtant, la palme de la déception revient à Stuttgart. Intraitable sur la scène européenne et relégable outre-Rhin, le VfB cultive les paradoxes et inquiète à la veille de son rendez-vous avec Hambourg.

Une Bundesliga sens dessus dessous, ça donne après 13 journées de championnat Schalke 04, le Werder Brême ou Wolfsburg à la traîne, loin très loin du leader Dortmund. Cette année encore pourtant, la palme de la déception revient à Stuttgart. Intraitable sur la scène européenne et relégable outre-Rhin, le VfB cultive les paradoxes et inquiète à la veille de son rendez-vous avec Hambourg. Le limogeage de Christian Gross en octobre dernier n'a pas changé grand-chose à l'affaire. Battu la semaine passée sur sa pelouse par une équipe de Cologne qui supportait alors le poids de la lanterne rouge (0-1), Stuttgart reste empêtré dans les bas-fonds de la Bundesliga. En position de relégable depuis le début de la saison, lesté par trois revers initiaux, et même six revers concédés lors des sept premières journées de championnat, le VfB n'est plus que l'ombre du champion d'Allemagne 2007. Une triste tournure aux allures de constante depuis l'exercice 2009-2010. Après 13 levées cette saison, Stuttgart pointe en 16e position, avec 11 petites unités au compteur. L'an dernier à pareille époque, le bilan était sensiblement le même: une 15e place pour 11 points amassés. Par miracle, les Khedira et consorts avaient tout de même arraché un billet européen, en terminant sixièmes au prix d'une seconde phase exceptionnelle, marquée par 12 succès dont six consécutifs. Cette année, Khedira n'est plus là, et le VfB de Jens Keller ne semble pas armé pour opérer une telle ascension. Avec Schalke 04 (15e), le Werder Brême (12e), Wolfsburg (11e), le Hambourg SV (9e) ou encore le Bayern Munich (8e) à dépasser pour se replacer dans le wagon continental et ainsi sauver les meubles, Stuttgart a probablement trop de rivaux sur ce terrain glissant pour ne pas se focaliser sur son premier objectif, imposé et crucial: le maintien. D'autant que personne ne paraît condamné à ce jour en Allemagne où le Borussia Moenchengladbach, bon dernier de la Bundesliga, n'accuse qu'une longueur de retard sur le club de Bade-Wurtemberg. Incapable de s'imposer hors de ses terres (deux nuls et quatre défaites jusqu'alors à l'extérieur) et flanqué de la 14e défense du pays, le VfB ne peut du reste pas se considérer intouchable. Un vrai paradoxe quand Cacau et Progrebnyak, crédités de cinq buts chacun en championnat, lui assure la troisième puissance de feu. Moenchengladbach et Brême, respectivement étrillés 7-0 et 6-0, peuvent attester de cette redoutable force de frappe. Comme Odense, Getafe et Berne, les adversaires que les Stuttgartois ont dernièrement dominé en Ligue Europa après avoir connu quelques frayeurs face aux Norvégiens de Molde et aux Slovaques de Bratislava lors des tours préliminaires. Preuve que le VfB Stuttgart sait en imposer. Preuve aussi que les partenaires de Matthieu Delpierre ont plus de potentiel que leur 16e position ne le suggère...