L'Aviron joue l'apaisement

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L'Aviron joue l'apaisement
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Réuni ce dimanche matin, le conseil d'administration de l'Aviron Bayonnais a joué la continuité. Francis Salagoïty reste à la tête du club basque, rapporte Sud Ouest. Par ailleurs, Alain Afflelou, le principal actionneur du club, qui avait menacé de retirer ses billes suite au départ de Bernard Laporte, le grand perdant de l'histoire, a finalement décidé de poursuivre son engagement.

Réuni ce dimanche matin, le conseil d'administration de l'Aviron Bayonnais a joué la continuité. Francis Salagoïty reste à la tête du club basque, rapporte Sud Ouest. Par ailleurs, Alain Afflelou, le principal actionneur du club, qui avait menacé de retirer ses billes suite au départ de Bernard Laporte, le grand perdant de l'histoire, a finalement décidé de poursuivre son engagement. Si Marc Baget et ses hommes ont obtenu une victoire de prestige samedi à Anoeta face au Stade Toulousain lors de la 20e journée de Top 14 (19-13), laquelle maintient intactes les chances des Bayonnais de se qualifier pour la phase finale, il faudra attendre quelques mois, voire un ou deux ans, pour savoir si la décision prise par le conseil d'administration de l'Aviron Bayonnais pourra être qualifiée de succès. Réunis dimanche matin à la Brasserie du club pour tenter de mettre fin à une semaine très agitée sur les bords de la Nive, les membres dudit conseil ont joué la continuité. Fragilisé par sa prise de becs avec Bernard Laporte, Francis Salagoïty sort finalement vainqueur de cette réunion puisqu'il conserve son poste à la tête du club basque. Mieux, Alain Afflelou, l'actionnaire majoritaire de l'Aviron, a décidé contre toute attente de rester, lui qui avait fait un point d'honneur à lier son avenir à Bernard Laporte. L'ancien sélectionneur du XV de France, qui a décidé de claquer la porte la semaine dernière en raison d'incompatibilité de fonctionnement avec Salagoïty, ne reviendra pas à Bayonne où sa mission (en charge notamment de la stratégie de développement des infrastructures sportives avant de viser plus large...) n'aura pas excédé trois mois. L'homme d'affaires français, qui selon Sud Ouest a affirmé devant le conseil "vouloir rester au club à la condition qu'il évolue dans toutes ses structures administratives, économiques et sportives", poursuivra lui son engagement financier, chiffré aujourd'hui à quatre millions d'euros, soit environ un quart du budget du club. Gajan, le Blanco du pauvre ? Tout ça pour rien donc ? Pas tout à fait puisque le conseil d'administration a "entériné le projet d'évolution de la structure vers une réorganisation autour d'un conseil d'administration et d'un conseil de surveillance. Le projet définitif sera proposé à une assemblée générale des actionnaires, prévue en juin", rapporte le quotidien régional. Une décision qui va dans le sens d'une professionnalisation à tous les étages du club voulue en fin de compte par tous les acteurs de ce mauvais feuilleton. Spectateur attentif de cette crise, Jean Grenet, le maire de Bayonne, appréciera la sagesse du conseil qui a su convaincre le célèbre lunetier de ne pas reprendre ses billes. "L'Aviron ne peut se passer d'un homme qui apporte quatre millions par an et qui n'a, pour toute exigence, qu'une expertise sportive de haut niveau", rappelait-il sous forme d'avertissement samedi dans les colonnes de Sud Ouest à la veille du conseil d'administration. "Si nous n'avons pas le budget, nous descendrons. Le rugby de papa est terminé." Le premier édile de la ville a été entendu. Reste à savoir qui sera cet expert du sport de haut niveau réclamé par Afflelou et qui manque tant à Bayonne, club qui n'a pas "la chance d'avoir un Blanco, un Saint-André ou un Novès" dans son encadrement, se désole Jean Grenet. "Si l'Aviron Bayonnais recherche une expertise sportive, je me porte candidat avec Thomas Lièvremont", n'a pas tardé à lui répondre Christian Gajan, qui a réussi la performance de hisser l'Aviron dans la lutte au Top 6 sur les cendres de la saison dernière (le club était condamné la Pro D2 sans la relégation administrative de Montauban). Et si c'était lui le grand vainqueur de cette crise ? Réponse en fin de saison.