L'aviron français tourné vers Londres

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L'aviron français tourné vers Londres
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Alors que la saison 2011 d'aviron a repris il y a peu avec les Championnats de France à Aiguebelette (du 15 au 17 avril), la Fédération Française des Sociétés d'Aviron (FFSA) et le Directeur Technique National Pascal Berrest ont fait le point sur l'objectif majeur de cette saison: la qualification pour les Jeux Olympiques de Londres 2012.

Alors que la saison 2011 d'aviron a repris il y a peu avec les Championnats de France à Aiguebelette (du 15 au 17 avril), la Fédération Française des Sociétés d'Aviron (FFSA) et le Directeur Technique National Pascal Berrest ont fait le point sur l'objectif majeur de cette saison: la qualification pour les Jeux Olympiques de Londres 2012. A l'orée de la nouvelle saison, les regards des rameurs français sont déjà braqués sur le prochain évènement sportif international majeur: les Jeux Olympiques de Londres en 2012. "On est un sport olympique, c'est une vraie raison de vivre pour nous, s'enthousiasme ainsi Pascal Berrest. Toute la stratégie, toute la préparation des championnats du Monde est orientée pour préparer l'objectif final: les Jeux Olympiques". Première étape du rêve olympique: les championnats du monde de Bled, en Slovénie (du 27 aout au 4 septembre). Car ces Mondiaux revêtent une importance particulière: "Les championnats du monde permettent d'obtenir des quotas pour les Jeux, explique le Directeur Technique National. Plus on a de quotas, plus on aura de bateaux qualifiés à Londres. Il y a donc quelque chose de fondamental pour nous, c'est de réussir les championnats du monde pour aller chercher un maximum de quotas pour les Jeux". Le DTN se montre même particulièrement ambitieux, et souhaite que la France ramène de Bled "90% des quotas pour les JO". Si Pascal Berrest voit aussi haut, c'est avant tout parce que le Nantais d'origine désire éviter la régate de rattrapage pour les Jeux. "C'est une régate qui est extrêmement difficile, avance ainsi le responsable technique et sportif de la FFSA. Il est dur de se qualifier par ce biais. Le niveau sur ce rattrapage est en effet très élevé puisqu'en général, sur beaucoup d'épreuves, les bateaux qui sortent de ces étapes de qualifications font de très bons résultats aux Jeux Olympiques. Donc cette régate de qualification, si on peut l'éviter, ce serait mieux". "Qualifier de six à huit bateaux pour les Jeux Olympiques" Pour éviter ces épreuves de rattrapage et atteindre les objectifs, à savoir "qualifier de six à huit bateaux pour les Jeux Olympiques", la Fédération entend s'appuyer sur certains secteurs forts de l'aviron français. La FFSA compte ainsi énormément sur le pointe homme, "où l'on a un bateau qui est champion du monde et où on peut peut-être rêver de qualifier les trois bateaux". Même si la tâche ne sera pas facile: "Clairement, ce sera très difficile, mais on a là un très beau challenge individuel et collectif". Autre tête d'affiche: le couple hommes. Pascal Berrest estime qu'il y a "globalement un beau collectif" dans ce secteur, avec possibilité de "qualifier un deux et un quatre de couple". D'autant que cette spécialité pourra compter sur un Julien Bahain en forme. "La prochaine saison se présente bien, affirme ainsi l'étudiant en école d'ingénieur qui rêve du titre. On a à coeur de gagner les championnats du Monde. Ce titre, comme le titre olympique, nous manque, on va donc essayer d'aller le chercher". En revanche, l'incertitude plane sur certains secteurs. Chez les hommes, la qualité des adversaires en couple poids léger fait redouter une élimination précoce. "C'est une catégorie extrêmement dense, confirme le DTN. On peut très bien être médaillé ou ne pas passer les demi-finales. Donc il va vraiment falloir ne rien rater si on veut non seulement avoir la qualification, mais aussi de bons résultats". Autre doute: les féminines. "On va lancer deux sans barreurs et un huit de pointe, on verra ce qui se passe, on veut voir quel est notre niveau, détaille Patrick Berrest, qui se veut toutefois positif. En féminine, on a fait beaucoup de travail. C'est un vrai objectif collectif que d'avoir des résultats sur le secteur féminin". Les championnats du monde à la fin de l'été devraient en tout cas permettre aux rameurs et à la Fédération de jauger les forces françaises et de commencer à rêver des Jeux Olympiques 2012...