L'Asvel respire encore

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L'Asvel respire encore
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Mis sous pression après une entame de championnat catastrophique, les Villeurbannais et leur entraîneur Vincent Collet respirent un peu après le succès 70-65 acquis face à Orléans vendredi soir en match avancé de la 6e journée. Une soirée marquée également par le nouveau succès palois, face à Nancy (76-62), et la défaite de Gravelines au Havre (76-70).

Mis sous pression après une entame de championnat catastrophique, les Villeurbannais et leur entraîneur Vincent Collet respirent un peu après le succès 70-65 acquis face à Orléans vendredi soir en match avancé de la 6e journée. Une soirée marquée également par le nouveau succès palois, face à Nancy (76-62), et la défaite de Gravelines au Havre (76-70). "Ça ne peut pas durer. Il est clair que quelque chose ne colle pas." Gilles Moretton, le président de l'Asvel, n'y était pas allé par quatre chemins cette semaine, dans les colonnes du Progrès, pour manifester son mécontentement après le nouveau départ manqué de ses protégés, battus à quatre reprises lors des cinq premières journées. Et si Vincent Collet a dû sentir le vent du boulet, ses hommes ont su se retrousser les manches pour faire tomber Orléans 70-65 lors d'un remake de la finale 2009. Mais ce ne fut pourtant pas une partie de plaisir face à des Orléanais toujours privés de poste 5, Ludovic Vaty, de retour cette semaine dans le Loiret, n'étant pas encore, après de longues semaines sans compétition, prêt à suppléer Zach Moss, sur le flanc en raison d'une blessure à une côte. Matt Walsh, la recrue villeurbannaise, a lui confirmé sa montée en puissance et, malgré 6 balles perdues, a terminé meilleur marqueur de la rencontre avec 18 points, compilant par ailleurs 11 rebonds et 6 passes décisives. Menés 0-5 au bout de deux minutes, la faute à Troy Bell (16 points au final), puis 6-12 (4e), les Rhodaniens passent finalement devant pour la première fois grâce à Nebojsa Bogavac (18-16, 10e), pour virer en tête au terme d'un premier quart qu'Amara Sy, de retour ses terres, termine avec 3 fautes (5 points, 4 fautes en 17 minutes au total). Orléans reprend alors momentanément les commandes grâce au 3 points d'un autre revenant, J.R. Reynolds, (22-23, 15e) avant qu'Aldo Curti, lui aussi auteur d'un tir primé, n'évite un trop gros écart à la pause (35-30). Sans parvenir à s'envoler et en étant même rejoints en fin de troisième quart (48-48, 28e), les champions de France 2009 contrôlent néanmoins les débats et s'imposant au final de cinq points (70-65), avec un duo Jefferson-Hammonds solide (12 points chacun), et un Gelabale sérieux (9 points, 6 rebonds et 9 fautes provoquées). Mais il en faudra certainement plus pour que les dirigeants villeurbannais relâchent la pression. King en forme olympique Pau qui rit, Nancy qui pleure. Respectivement partis avec trois défaites et trois victoires de rang dans ce championnat de Pro A 2010-2011, ces deux formations possèdent aujourd'hui le même bilan après avoir complètement inversé la tendance lors des trois dernières journées. Les Palois s'imposent vendredi soir 76 à 62 face aux Lorrains, dans le sillage d'un Antoine Mendy encore proche des 20 points (19) et meilleur marqueur de la rencontre, alors que Laurent Sciarra aura lui délivré 8 passes décisives. A confirmer la semaine prochaine dans un Sportica qui attendra que ses protégés renouent avec la victoire. Car les Gravelinois, brillants mardi soir en match en retard face à Poitiers (94-60), n'ont pas réussi à enchaîner au Havre, où les Nordistes restaient pourtant sur quatre victoires de rang. Les Normands, qui menaient 46-24 à la pause, s'imposent au final 76-70 malgré le bon retour de Yannick Bokolo et des siens (16 points, 7 rebonds et 5 contres). Mais Bernard King, en forme olympique (26 points, 6 passes et 30 d'évaluation), et les joueurs du STB en voulaient plus et rejoignent ainsi au classement leurs adversaires du soir, avec quatre victoires en six matches.