L'Argentine tranchera !

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L'Argentine tranchera !
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La dernière spéciale chilienne du Dakar 2011 n'a pas eu le caractère décisif qui lui était prêté ce mardi avant le départ. Dans les imposantes dunes de Copiapo, nul ne s'est ensablé et les favoris ont tenu leur rang. Certes Marc Coma et Cyril Despres ne se sont pas battus pour la gagne, mais le motard français a tout de même repris 1'05 au leader espagnol. En auto, Carlos Sainz, qui lui s'est imposé, a également réduit l'écart que le sépare de Nasser Al-Attiyah.

La dernière spéciale chilienne du Dakar 2011 n'a pas eu le caractère décisif qui lui était prêté ce mardi avant le départ. Dans les imposantes dunes de Copiapo, nul ne s'est ensablé et les favoris ont tenu leur rang. Certes Marc Coma et Cyril Despres ne se sont pas battus pour la gagne, mais le motard français a tout de même repris 1'05 au leader espagnol. En auto, Carlos Sainz, qui lui s'est imposé, a également réduit l'écart que le sépare de Nasser Al-Attiyah. Rien n'est fait sur le Dakar 2011 ! Au lendemain des 500 km éprouvants courus entre Antofagasta et Copiapo, la boucle tracée autour de cette dernière cité chilienne, à travers les vastes cordons de dunes alentours, n'a pas eu l'effet escompté. Bien sûr, la donne a quelque peu évolué aux classements moto et auto, les dauphins ayant repris du poil de la bête aux dépens des leaders. Mais il va au moins falloir attendre que la caravane sillonne les sables de Fiambala, selon l'aveu même de Cyril Despres, pour que la course se décante. "Aujourd'hui, c'était une étape un peu bizarre, dixit le pilote français, coupable comme ses neuf compagnons de départ en ligne d'une erreur de navigation inhabituelle. Pour le général, j'ai pris mes responsabilités parce que j'en ai marre de jouer au chat et à la souris depuis quelques années. On verra ce que ça donne." Cyril Despres le sait, le Dakar risque de se jouer sur un coup de dé cette année. Nonobstant la pénalité de 10 minutes charriée comme un fardeau par l'intéressé depuis le quatrième acte, Marc Coma et lui se répondent par grappes de secondes d'une spéciale à l'autre, sans véritablement faire la différence. Ce mardi à Copiapo, c'est le Francilien qui a eu le dernier mot dans le duel auquel se livrent les deux pilotes, l'étape s'étant offerte à l'Américain Jonah Street, sur Yamaha, devant le Néerlandais Frans Verhoeven (BMW) et le Français David Casteu (Sherco). Arrivé 1'05 plus tôt que le Catalan, Cyril Despres accuse désormais 8'14 de retard sur le leader au classement général. Un Marc Coma qui soufflait après coup: "Finalement, la journée a été difficile..." La réplique de Sainz Son compatriote Carlos Sainz ne partage pas forcément ce sentiment. A défaut de s'être régalé dans une spéciale qui semblait davantage taillée pour son rival, l'Espagnol s'est rassuré. Après avoir perdu lundi plus de six minutes et la tête du rallye au profit de son coéquipier Nasser Al-Attiyah, le n°1 du team Volkswagen a réagi avec aplomb, profitant notamment d'une crevaison du Qatari pour lui reprendre 2'04, et ainsi revenir à 3'18 du sommet. "Je suis content de ma journée. D'autant qu'on n'était pas sur mon terrain favori, à savoir les dunes, le hors-piste et le désert", confiait le "Matador" à la sortie de son Touareg. Mercredi néanmoins, le retour en Argentine sera une autre paire de manches pour le tenant du titre. "Ce sera intéressant parce qu'on partira en deuxième position. Or, en partant premier on perd toujours du temps. Demain je vais suivre Carlos, juste le suivre", a d'ores et déjà prévenu Nasser Al-Attiyah, bien décidé à contrôler ses ardeurs et à gérer son avance dorénavant.