L'Argentine en pleine crise de confiance

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L'Argentine en pleine crise de confiance
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L'Argentine va mal! Et ce n'est pas la nouvelle défaite concédée par les protégés de Diego Maradona face au Paraguay (1-0) mercredi dans ces éliminatoires de la Coupe du monde qui nous laissera penser le contraire. 5e de son groupe à l'issue de la 16e journée, la sélection argentine, si elle conserve cette place jusqu'à la fin, devra passer par les barrages pour obtenir son billet pour l'Afrique du Sud.

L'Argentine va mal! Et ce n'est pas la nouvelle défaite concédée par les protégés de Diego Maradona face au Paraguay (1-0) mercredi dans ces éliminatoires de la Coupe du monde qui nous laissera penser le contraire. 5e de son groupe à l'issue de la 16e journée, la sélection argentine, si elle conserve cette place jusqu'à la fin, devra passer par les barrages pour obtenir son billet pour l'Afrique du Sud. S'il n'est jamais simple d'aller défier le Paraguay à Asunción, l'Argentine ne pensait pas y vivre un tel cauchemar, mercredi, à l'occasion de l'antépénultième journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2010. Dos au mur après avoir été humiliés à domicile par le grand rival brésilien samedi dernier (1-3), les Argentins, quatrièmes du groupe Amsud et donc provisoirement détenteurs du dernier billet directement qualificatif pour l'Afrique du Sud avant ce périlleux déplacement, ont une nouvelle fois affiché leurs carences du moment. Et quand, au coup de sifflet final, leurs adversaires célébraient dans la liesse populaire, après un succès acquis sur le score de 1-0, leur qualification pour le Mondial, les Argentins plongeaient de leur côté un petit plus encore dans le doute. Avant les deux dernières rencontres (face au Pérou et en Uruguay pour l'Argentine), programmées les 10 et 13 octobre, le Brésil et donc le Paraguay ont déjà les deux pieds dans l'avion pour l'Afrique du Sud. Troisième avec 27 points, le Chili y est presque. Mais derrière la lutte est intense avec pas moins de cinq équipes, de l'Equateur à la Colombie, qui se tiennent en trois points. Cinquièmes, à un point de l'Equateur, les joueurs de Diego Maradona sont désormais en position de barragiste, ce qui impliquerait si les choses restaient en état qu'ils devraient tout jouer sur un match-aller retour face au quatrième de la zone Concacaf, probablement le Honduras ou le Costa Rica. Si leurs chances mathématiques de décrocher la quatrième place restent intactes, c'est le niveau de jeu déployé par l'Argentine qui inquiète. Déjà pointé du doigt après les revers concédés en Equateur puis face au Brésil, Maradona n'échappera pas à de nouvelles critiques après ce nouvel échec. D'autant que le Paraguay n'a pas volé sa victoire. Maradona: "Je n'ai pas peur des critiques"Deux fois sauvés par les montants au cours la première demi-heure, par l'attaquant Nelson Valdez et le milieu de terrain Jonathan Santana, les Argentins ont fini par céder sur une belle action collective des Paraguayens conclue par Valdez (28e). Un but qu'ils ne parviendront jamais à rattraper puisque les partenaires de Lionel Messi, réduits à dix en tout début de seconde période suite à l'expulsion de Juan Sebastian Veron (53e), très actif jusque-là, resteront muets toute la soirée. Même si Martin Palermo manquait d'un rien l'égalisation dans le temps additionnel. Assez peu disert sur le niveau de son équipe, Maradona, assailli de questions par les journalistes lors de la conférence de presse, garde toutefois une foi inébranlable en ses hommes. "Nous avons encore une chance. Souvenez-vous de ce que je vous dis: l'Argentine ira en Afrique du Sud." Maintenu dans ses fonctions par le président de la Fédération argentine, "El pibe de oro", fidèle à son personnage, n'était de toute façon pas prêt à baisser sa garde. "Je n'ai pas peur des critiques. Je n'ai peur de personne. Je vais continuer à faire mon travail. Je me bats avec vous (les journalistes) depuis que j'ai 15 ans et j'en ai 48 aujourd'hui. Tant que j'aurai une goutte de sang en moi, je me battrai pour que l'Argentine se qualifie." Le peuple argentin n'en attend pas moins. Pendant ce temps, celui du Paraguay, va pouvoir fêter ses héros ce jeudi. Le président Fernando Lugo ayant décrété un jour férié dans l'administration et les écoles pour célébrer la qualification.