L'Argentine bouge encore

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L'Argentine bouge encore
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Dans l'obligation de récolter les trois derniers points pour espérer enfin gagner la Coupe Davis, l'Argentine a commencé par remporter le double, samedi, lors de la finale à Séville. La victoire de la paire Nalbandian-Schwank, bien supérieure au duo espagnol Verdasco-Lopez (6-4, 6-2, 6-3), permet aux Sud-américains d'y croire encore. Mais il leur faudra battre Nadal et Ferrer en simple dimanche.

Dans l'obligation de récolter les trois derniers points pour espérer enfin gagner la Coupe Davis, l'Argentine a commencé par remporter le double, samedi, lors de la finale à Séville. La victoire de la paire Nalbandian-Schwank, bien supérieure au duo espagnol Verdasco-Lopez (6-4, 6-2, 6-3), permet aux Sud-américains d'y croire encore. Mais il leur faudra battre Nadal et Ferrer en simple dimanche. Les Argentins ont au moins repoussé l'échéance. Dos au mur à l'issue de la première journée, après les deux défaites concédées en simple, les joueurs de Tito Vazquez ont évité, samedi, de rentrer au pays fanny en récoltant un premier point dans cette finale de Coupe Davis. La paire expérimentale composée de David Nalbandian et Eduardo Schwank a redonné le sourire aux Sud-américains, touchés moralement la veille au soir après la cruelle défaite de Juan Martin Del Potro face à David Ferrer (4h44 de match). Revenue à 1-2, l'Argentine conserve un infime espoir de créer la sensation à Séville, mais l'équation, avant les deux derniers simples, reste quasiment insoluble. Mais avant de chercher la formule pour infliger à Nadal et à Ferrer leur première défaite sur terre battue en Coupe Davis, les Argentins ont confirmé que le double demeurait le point faible de l'armada espagnole. Sans être géniaux, Nalbandian, économisé vendredi pour peut-être jouer les jokers de luxe en cas d'égalité à 2 partout, et Schwank ont assez vite fait comprendre à Fernando Verdasco et Feliciano Lopez qu'ils ne connaitraient pas la joie d'apporter le point du titre à leur équipe. Un petit peu à l'image de ce qu'il s'était passé en septembre face aux Français à Cordoue, les deux gauchers sont passés au travers, pas au point de n'inscrire que trois jeux, mais pas loin. Au moins Nalbandian est frais Aussi fébriles l'un que l'autre, les Espagnols ont péché dans à peu près tous les domaines. Incapables de breaker une seule fois, ils ont souvent souffert sur les excellents retours adverses, au point par exemple de ne remporter que 40% des points joués derrière leurs deuxièmes balles de service. Portés par la puissance de Schwank et la justesse de Nalbandian, les Argentins ont signé un succès autoritaire en moins de deux heures (6-4, 6-2, 6-3). Un élément non négligeable si jamais Nalbandian, pas connu pour sa résistance physique, devait revenir sur le court dimanche lors d'un éventuel simple décisif. Mais pour que l'ancien n°3 mondial se présente face à Ferrer dans une ambiance que l'on imagine alors incandescente, il faudra déjà en amont que Del Potro inflige à Nadal sa première défaite dans l'épreuve par équipes depuis son baptême de feu en 2004. Une mission compliquée pour la "Tour de Tandil" qui a déjà puisé dans ses réserves vendredi. D'autant plus quand on sait que Nadal n'a jamais perdu plus de neuf jeux lors de ses sept derniers simples de Coupe Davis disputés sur terre battue. Et le taureau de Manacor n'y a pas que joué des tocards puisque les victimes expédiées se nomment Roddick, Tipsarevic, Djokovic, Berdych, Gasquet, Tsonga et Monaco. L'Espagne a encore bien les cartes en main.