L'appel d'offres de Bryant

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L'appel d'offres de Bryant
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Lock-out ou pas, Kobe Bryant est bien décidé à jouer au basket la saison prochaine. Dans sa dernière sortie médiatique en date, le maître à jouer des Lakers se dit prêt à rallier la Chine ou l'Europe s'il le faut. Approché par le Besiktas, qui s'est d'ores et déjà entendu avec Deron Williams, le quintuple champion NBA a toutefois peu de chances d'atterrir en Turquie au vu des difficultés actuelles du club stambouliote.

Lock-out ou pas, Kobe Bryant est bien décidé à jouer au basket la saison prochaine. Dans sa dernière sortie médiatique en date, le maître à jouer des Lakers se dit prêt à rallier la Chine ou l'Europe s'il le faut. Approché par le Besiktas, qui s'est d'ores et déjà entendu avec Deron Williams, le quintuple champion NBA a toutefois peu de chances d'atterrir en Turquie au vu des difficultés actuelles du club stambouliote. Décrété le 30 juin dernier, le lock-out est synonyme de chômage technique pour les principaux acteurs de la NBA, à moins que ces derniers ne parviennent à rebondir là où le parquet s'avère plus brillant. Du moins provisoirement. Deron Williams, le meneur des Nets, a montré la voie vendredi, en annonçant lui-même avoir trouvé un accord avec le Besiktas, pour un an et avec cinq millions de dollars à la clef. Kobe Bryant pourrait lui emboiter le pas. C'est en tout cas ce que l'intéressé a laissé entendre dimanche. "Le basket est devenu un sport mondial aujourd'hui. Tu peux jouer partout où tu veux. Moi, je continue à m'entraîner et à me préparer au cas où quelqu'un m'appelle, dixit la star des Lakers, qui ne paraît pas résolu à passer une année sabbatique forcée. Que la NBA reprenne ou qu'une équipe en Europe, en Chine ou ici décide de m'appeler, je serai prêt", ajoute celui qui a vu son père, ancien basketteur, évoluer dans le championnat italien et même en France, à Mulhouse, à la fin de sa carrière. Un message qui ne laissera pas insensible, et surtout pas un Besiktas qui s'est d'ores et déjà placé sur le dossier, proposant à "KB24" un contrat à 450 000 dollars mensuels selon NBC. Formation turque sans grand relief, tout juste crédité d'un titre national qui remonte à 1975, le club stambouliote n'a toutefois que peu de chances de remonter une deuxième étoile dans ses filets. Si l'offre du Besiktas est loin d'être ridicule, le quintuple champion NBA touche quatre à cinq fois plus à Los Angeles (environ 2,1 millions de dollars par mois), rappelle le site d'information sportive et économique Sportune.fr. En outre, la section Football de la franchise d'Istanbul demeure à ce jour empêtrée dans un scandale de paris truqués et les comptes de la structure omnisports dans son ensemble sont gelés jusqu'à nouvel ordre. Enfin, rien ne dit que la FIBA donnera son feu vert à ces transferts temporaires suspendus à l'évolution du lock-out. Yvan Mainini, le président de la fédération internationale, est attendu cette semaine à New York pour évoquer le sujet.