L'amertume d'Alonso

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L'amertume d'Alonso
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Le titre s'est envolé un dimanche à Abu Dhabi. Fernando Alonso a payé cher une stratégie totalement défaillante et le titre de champion du monde a filé dans le stand de Sebastian Vettel. Pour le Taureau des Asturies, le réveil a été sacrément délicat mais il assure, depuis, qu'il est "inutile de chercher des coupables", il a répété sa joie de faire partie de la famille Ferrari et songe déjà à 2011.

Le titre s'est envolé un dimanche à Abu Dhabi. Fernando Alonso a payé cher une stratégie totalement défaillante et le titre de champion du monde a filé dans le stand de Sebastian Vettel. Pour le Taureau des Asturies, le réveil a été sacrément délicat mais il assure, depuis, qu'il est "inutile de chercher des coupables", il a répété sa joie de faire partie de la famille Ferrari et songe déjà à 2011. Arriver en tête du championnat du monde pour la dernière course de la saison et ne pas être sacré induit forcément une déception énorme. Battu pour seulement quatre points par Sebastian Vettel, Fernando Alonso a encaissé une claque. Un petit patinage au départ, une stratégie défaillante, un Petrov qui fait de la résistance pour une septième place finale synonyme de deuxième au classement final du championnat du monde. "Le réveil a été rude après la déception d'Abu Dhabi, on ne peut pas l'occulter. Ça fait mal d'être si près du but et de voir que le titre nous échappe de cette manière", consent le pilote espagnol sur le site de Ferrari. Mais alors que toute la presse italienne s'est déchaînée contre l'écurie transalpine - Alonso trahi par une mauvaise stratégie a notamment titré La Gazzetta dello sport - Fernando Alonso a, lui, tenu un discours tout autre. "Il est inutile de chercher des coupables. Nous formons une équipe, on gagne et on perd ensemble", juge-t-il tout en ajoutant que les 4 points peuvent se perdre à n'importe quel moment de la saison et pas seulement lors de la dernière course. Un propos sage mais discutable. Toujours est-il qu'avec cinq victoires à son actif et le plus grand nombre de meilleur tour en course, tout n'est bien évidemment pas à jeter. Le groupe Ferrari fait bloc "Le final de la saison ne peut pas effacer toutes les choses positives de la saison. Je répète que pour moi, cela a été une bonne année. Il y a eu des moments merveilleux, comme le podium à Monza, qui resteront dans ma mémoire", concède un Alonso qui n'occulte pas non plus que "l'amertume de terminer ainsi ne peut s'effacer". Une amertume en forme de motivation pour le double champion du monde mais également pour toute l'équipe italienne qui va repartir de plus belle pour tourner la page. "Je sais que tout le monde à Maranello va travailler d'arrache pied sur la nouvelle voiture pour essayer d'être encore plus compétitif la saison prochaine", insiste le pilote espagnol. Se tourner, déjà, vers 2011 représente assurément le meilleur remède pour aller de l'avant. Personne ne s'y trompe, à commencer par Luca Di Montezemolo, mis en cause par un ministre italien, Roberto Calderoli, appelant à sa démission, rien que ça ! Le groupe dans son ensemble fait bloc tandis qu'Il Corriere della Serra a publié ce jour la retranscription des échanges radio entre Alonso et son ingénieur. Un échange qui confirme que c'est l'équipe qui a demandé au pilote de rentrer au stand. Peu importe pour Alonso qui n'a qu'une idée en tête : piloter de nouveau. Ce sera dès samedi à Abu Dhabi pour les premiers tests chaussés des nouvelles gommes Pirelli.