L'Allemagne, un champion en puissance

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L'Allemagne, un champion en puissance
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C'est une Allemagne aux portes de l'Euro 2012 qui s'apprête à recevoir l'Autriche, vendredi soir, à Gelsenkirchen. Vainqueurs de leurs sept premiers matches sur la route de l'Ukraine et de la Pologne, les hommes de Joachim Löw seront du prochain événement international en cas de huitième succès de rang. Une qualification précoce à portée de crampons qui en dit long selon Oliver Bierhoff sur le potentiel de la Mannschaft.

C'est une Allemagne aux portes de l'Euro 2012 qui s'apprête à recevoir l'Autriche, vendredi soir, à Gelsenkirchen. Vainqueurs de leurs sept premiers matches sur la route de l'Ukraine et de la Pologne, les hommes de Joachim Löw seront du prochain événement international en cas de huitième succès de rang. Une qualification précoce à portée de crampons qui en dit long selon Oliver Bierhoff sur le potentiel de la Mannschaft. Créditée d'un parcours sans anicroche jusqu'alors dans ces éliminatoires de l'Euro 2012, l'Allemagne peut valider son billet pour l'Ukraine et la Pologne vendredi soir en cas de victoire sur l'Autriche, un voisin qui lui a donné du fil à retordre en juin dernier à Vienne. Cette fois, les troupes de Joachim Löw reçoivent, à Gelsenkirchen dans le jardin de Schalke 04, et celui-ci a bien l'intention de finir le travail avec deux matches d'avance. "On n'a plus qu'à franchir la dernière marche", estime-t-il confiant. Une confiance largement répandue dans les rangs de la troisième puissance footballistique mondiale (derrière les Pays-Bas et l'Espagne). "Notre évolution est très positive, surtout pour une équipe aussi jeune. Avant la Coupe du monde 2010, nous ne savions pas où nous en étions, à cause d'un certain manque d'expérience et de la blessure de Michael Ballack, rappelle Oliver Bierhoff dans une interview relayée sur le site officiel de la Fifa. Au-delà de sa troisième place, la Mannschaft a livré des performances remarquables. Elle a fonctionné comme une véritable équipe et a proposé un football créatif et attrayant." Si bien que le directeur sportif allemand n'hésite pas à afficher ses ambitions avant l'heure, cette fois dans un entretien accordé à l'agence de presse SID: "On effectue un parcours souverain en qualifications, les joueurs se développent avec leur club et acquièrent de l'expérience internationale. Il n'est donc pas irréaliste de dire que nous voulons être champions d'Europe." Finaliste de l'Euro 2008, demi-finaliste du Mondial 2010 et à chaque fois écartée par le futur champion espagnol, la Mannschaft entend redevenir l'an prochain la référence du Vieux continent en matière de ballon rond. "Notre équipe a mûri. Et sa mentalité a également évolué, car je pense que nos joueurs ne voudront plus se contenter d'une troisième place dorénavant, assure Oliver Bierhoff. L'Espagne reste le mètre-étalon de l'Europe mais l'Allemagne s'en est rapprochée au Mondial 2010 par rapport à l'Euro 2008. Le petit écart, il faut encore le combler mais j'ai le sentiment que nos joueurs en ont la volonté." Klose se voit champion d'Europe Pas question pour autant de copier le modèle ibérique. "Nous avons notre propre style, mais nous voulons prendre la place des Espagnols ! Vouloir les copier, ce serait une mauvaise idée et ce serait peut-être présomptueux, car il ne faut pas oublier que l'Espagne possède d'excellents footballeurs. Notre jeu est légèrement plus dynamique et peut-être moins basé sur la possession de balle, mais plutôt sur le passage rapide de la défense à l'attaque et sur l'agressivité." Et Bierhoff d'ajouter: "Nous avons beaucoup de jeunes joueurs qui peuvent devenir des stars mondiales. Et il ne manque qu'un titre à certains pour franchir ce palier. Une star mondiale se distingue par le fait qu'elle ait remporté une grande compétition internationale, prenez par exemple Ronaldo ou Zinedine Zidane." En Allemagne, Miroslav Klose est de ces joueurs qui ont beaucoup gagné en club, mais n'ont toujours pas touché le graal en sélection. "Je suis très satisfait de ce que j'ai accompli dans ma carrière. Mais il me manque un grand trophée et ça devrait être le titre européen l'an prochain", souffle le nouvel attaquant de la Lazio dans les pages du quotidien Bild. A 33 ans, l'ancien canonnier du Bayern a connu deux finales malheureuses au Mondial 2002 et à l'Euro 2008, et terminé troisième avec la Mannschaft des Coupes du monde 2006 et 2010. En l'absence de Mario Gomez ce vendredi soir contre l'Autriche, Miroslav Klose, qui compte huit buts déjà dans ces éliminatoires, devrait encore trouver le moyen de s'illustrer. Et pourquoi pas offrir à l'Allemagne le toute premier sésame pour l'Ukraine et la Pologne.