Kunter: "Il y a une âme"

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Kunter: "Il y a une âme"
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Un an après son titre de champion de France, Cholet est de retour à Bercy pour disputer la finale des playoffs de Pro A. Une satisfaction pour Erman Kunter, qui se méfie d'une équipe de Nancy en jambes. "Tout jouer sur un match après onze jours de repos, c'est toujours risqué", s'inquiète le coach du CB, qui compte sur l'état d'esprit de ses joueurs pour l'emporter.

Un an après son titre de champion de France, Cholet est de retour à Bercy pour disputer la finale des playoffs de Pro A. Une satisfaction pour Erman Kunter, qui se méfie d'une équipe de Nancy en jambes. "Tout jouer sur un match après onze jours de repos, c'est toujours risqué", s'inquiète le coach du CB, qui compte sur l'état d'esprit de ses joueurs pour l'emporter. Erman, comment avez-vous occupé ces onze jours de repos avant la finale contre Nancy ? On a fait des excursions, au Puy du Fou, au zoo. On a fait des grillades chez moi, beaucoup de choses... (sourire). Non sérieusement, on a changé un peu notre système. On essaie surtout de garder les jambes, on en aura besoin samedi parce que contre Nancy, il faut être présent. On a fait une séance de plus de musculation, on travaille un peu différemment. On aurait pu, contre Gravelines-Dunkerque, prolonger un peu les choses mais c'est trop risqué, on ne peut pas faire ça... Alors on a joué à fond et on a gagné. Jouer la finale sur un match après onze jours de repos, c'est toujours risqué. Il faudrait peut-être revoir le système des playoffs. Mais bon, c'est pareil pour les deux équipes. Là, les deux premiers du championnat se retrouvent, ça va être un match ouvert. Quelle sera la clé de ce match ? Ce sont deux équipes qui ont deux philosophies différentes de basket. Nancy aime bien pousser le ballon. Nous aussi, mais nos choix de tirs sont un peu différents des leurs. Pour moi, la clé sera notre intensité. Le danger pour nous sera d'avoir attendu onze jours avant de jouer cette rencontre. Si on garde notre agressivité défensive, ce sera un peu plus facile pour nous de gagner. Mais on sait que ce ne sera pas facile. Après, il n'y a pas de clé spécifique sur un joueur en particulier. Ils ont plein de solutions avec (Tremmell) Darden, John Linehan, (Akin) Akingbala, Stephen Brun qui a fait des playoffs intéressants, Willie Deane ou Kenny Grant. Je pense que ce sera pareil pour Nancy. L'équipe qui contrôlera le tempo du match aura beaucoup d'avantages. Aucune équipe n'a conservé son titre à Bercy, ça vous inquiète ? Il faut bien une première fois, il y en a toujours une... Donc c'est possible. Je dirais qu'on a 50% de chances d'y arriver, c'est ouvert. En saison régulière, on a réussi à finir deux années de suite à la première place, c'est déjà un plus pour nous. Surtout qu'en plus il y a eu l'Euroligue et cette année, on n'a pas seulement participé, on était vraiment présent, on a existé. On n'a raté notre qualification qu'au point-average, d'ailleurs c'est un regret pour nous. Mais bon, Nancy n'aura pas beaucoup de pression par rapport à nous parce qu'on a quelque chose à défendre. Pas eux. "On a construit une équipe qui vit bien" Comment expliquez-vous le succès de Cholet, champion de France en titre et de retour à Bercy cette année ? Je crois qu'on a construit une équipe qui vit bien, aussi bien l'année dernière que cette saison. C'est vivant, il y a une âme. Il y a des joueurs très particuliers dans notre groupe mais pour moi, 50% de la réussite se joue dans le vestiaire. Si les joueurs discutent après les matches ou les entraînements, c'est que ça se passe bien. Il y a vraiment un état d'esprit intéressant qu'on a conservé alors qu'on a perdu le MVP français Mickaël Gelabale, le meilleur défenseur John Linehan, Kevin Séraphin qui a été drafté au premier tour, et Fabien (Causeur) qui n'a pas joué durant six mois (en raison d'une aponévrose de la voûte plantaire, ndlr). Ça montre que l'esprit collectif compte beaucoup. Avec tous les départs qu'on a eus, ce n'était pas facile de revenir à Bercy. Mais on a réussi. Votre équipe est-elle mieux armée cette année ? Il n'y a pas de comparaison à faire. On est là et voilà. Bien sûr, c'est un petit peu différent par rapport à l'année dernière. On a changé certaines choses mais l'essentiel, c'est qu'on soit encore en finale. Je suis content parce que jusque-là, il n'y a pas eu de gros problème. Après contre Nancy, on sait très bien qu'on peut gagner mais aussi qu'on peut perdre. On est à un partout cette saison et ils ont le point-average sur nous (+1). Il va falloir continuer sur la même dynamique qu'en playoffs.