Krumbholz: "Il faut rester humble"

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Krumbholz: "Il faut rester humble"
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Après l'exploit réussi contre la Russie (25-23), mercredi soir en quarts de finale du Mondial brésilien, Olivier Krumbholz évoque pour nous la demi-finale contre le Danemark (vendredi à 20h15). Le sélectionneur de l'équipe de France vise le podium des Championnats du monde, même si, pour lui, "la Norvège reste le grand favori pour le titre mondial".

Après l'exploit réussi contre la Russie (25-23), mercredi soir en quarts de finale du Mondial brésilien, Olivier Krumbholz évoque pour nous la demi-finale contre le Danemark (vendredi à 20h15). Le sélectionneur de l'équipe de France vise le podium des Championnats du monde, même si, pour lui, "la Norvège reste le grand favori pour le titre mondial". Tout d'abord, Olivier, pouvez-vous nous rassurer sur l'état de santé de Raphaëlle Tervel ? Cela peut aller. On espère la voir dans l'état où elle était pour jouer contre les Russes. Comment vos joueuses ont-elles vécu cet exploit contre la Russie ? Elles sont heureuses. Elles se sont battues comme des chiens (sic) et elles n'ont rien lâché. Je pense que cela a été très dur, mais c'est le soulagement d'être en demi-finales. C'est beaucoup de satisfaction et d'enthousiasme à l'idée de se battre pour décrocher une médaille. On a pu assister également à une véritable partie d'échec entre vous et votre homologue russe, Evgeny Trefilov... Vous savez, dans le handball moderne, il y a tout d'abord un combat physique. Tactiquement, on a pu s'appuyer sur notre défense alors que les Russes ont cherché à nous contrer en faisant beaucoup de changements, mais cela n'a pas suffi. Aviez-vous le match du Brésil, votre seul défaite à ce jour, dans la tête à l'approche de ce quart de finale contre la Russie ? On s'en voulait toujours un peu de cet échec face au Brésil avec cette deuxième mi-temps non maîtrisée. Mais il n'y avait qu'une seule façon de rattraper cette erreur: battre la Russie. La défense a très bien fonctionné face à aux Russes, cela doit être une satisfaction pour vous ? Notre défense a été forte. Elle nous a permis de les dominer car elles n'ont pas réussi à trouver des solutions. Et durant 60 minutes, mes joueuses ont réalisé un match qui a frisé la perfection sur le plan défensif. En plus, Amandine Leynaud a été très forte. C'est de bon augure pour la suite et j'espère que nous aurons la même défense, la même vitalité et le même dynamisme contre le Danemark. Et en attaque, les lacunes de l'équipe de France ont été balayées. Y a-t-il encore des choses à améliorer dans ce secteur ? Cela reste encore le domaine le plus perfectible. On a fait des progrès, mais de là à dire que nous avons balayé tous nos problèmes, c'est un peu exagéré. On progresse, mais je pense que l'on peut faire mieux. "Un bonus à chaque match" Vous avez l'étiquette de favoris contre le Danemark, dans quel état d'esprit abordez-vous cette demi-finale ? Avec beaucoup de sérieux et d'envie. On va mobiliser toutes nos forces, car c'est l'avant-dernière marche. Quand on est en demi-finales, il faut aborder les matches les uns après les autres, car il y a un bonus à chaque match. On est concentré sur cette rencontre et on ne pense pas au match suivant. Mais on a déjà capitalisé grâce à notre victoire en quarts de finale, puisque nous organiserons un tournoi de qualification olympique à la maison. C'était le premier objectif et il est rempli. Maintenant, le deuxième, c'est d'être sur le podium. On a donc 60 minutes pour se battre et trouver des solutions pour monter sur le podium. Vous avez toujours annoncé la Russie comme la plus forte équipe du tournoi, qu'en est-il du Danemark, votre prochain adversaire ? Le Danemark réalise un super tournoi. Je pense qu'il joue juste. Même s'ils n'ont pas un ensemble homogène, ils ont des jeunes joueuses audacieuses qui jouent bien. Ils ont des joueuses expérimentées comme sur le poste du gardien. C'est une équipe qui tourne à plein régime et qui va être très dure à jouer. Allez-vous mettre un système de jeu particulier en place face aux Danoises ? On est en train de les étudier et on choisira ensuite la tactique en fonction de leur état de forme du moment et des mouvements qu'elles vont nous proposer. Mais c'est trop tôt pour en parler... Plus personne ne peut vous arrêter maintenant... C'est n'importe quoi. Tout le monde peut nous stopper car chaque rencontre est difficile. Mais le piège pour les joueuses françaises, c'est ce type de remarque. Il faut rester humble. Nous avons réalisé un bon match contre la Russie, mais on pourra en faire un mauvais, vendredi contre le Danemark. La qualification directe pour les Jeux olympiques (seule le champion du monde se qualifie), est plus qu'envisageable ? Une fois que vous êtes dans le dernier carré, les quatre équipes y pensent. La France peut être championne du monde, mais pour moi, le grand favori, c'est la Norvège. Mais tout le monde aura sa chance.