Kröll s'offre le Lauberhorn

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Kröll s'offre le Lauberhorn
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Alors qu'il n'avait jamais fait mieux qu'une sixième place sur la descente de Wengen, Klaus Kröll s'est imposé sur le mythique Lauberhorn, samedi. L'Autrichien remporte du même coup sa troisième victoire en Coupe du Monde, juste devant deux Suisses, Didier Cuche et Carlo Janka. Du côté des Français, Adrien Théaux est treizième, Guillermo Fayed vingtième.

Alors qu'il n'avait jamais fait mieux qu'une sixième place sur la descente de Wengen, Klaus Kröll s'est imposé sur le mythique Lauberhorn, samedi. L'Autrichien remporte du même coup sa troisième victoire en Coupe du Monde, juste devant deux Suisses, Didier Cuche et Carlo Janka. Du côté des Français, Adrien Théaux est treizième, Guillermo Fayed vingtième. Kröll, le briseur de rêve. Alors que le peuple suisse s'était donné rendez-vous à Wengen pour pousser Didier Cuche a réalisé ce qui restera peut-être comme le plus grand regret de sa carrière - remporter la descente du Lauberhorn - l'Autrichien a grillé la politesse à "Spartacuche", qui n'aura donc jamais fait mieux que deuxième sur ce mythique tracé. Pour aller chercher la troisième victoire de sa carrière, Klaus Kröll a réussi une superbe première partie de parcours, qui a finalement suffi pour repousser un à un les favoris (2'31"28). Le premier d'entre eux fut donc Didier Cuche, venu mourir à 14 petits centièmes du meilleur temps. Des poussières que le Suisse aurait peut-être pu grappiller avec un dossard un peu moins élevé que ce numéro 21. Derrière lui, c'est Carlo Janka, vainqueur l'an passé, qui prend la troisième place (+0"39). Leader de la coupe du monde de la spécialité, Michael Walchhofer connaît de son côté un petit coup d'arrêt puisqu'il est éjecté du Top 10, avec une décevante onzième place (+1"83). Mais le difficile tracé du Lauberhorne ne pardonne pas la moindre erreur. C'est d'ailleurs après une grosse erreur de Patrik Jaerbyn et les dix minutes de pause inhérente à la chute du Suédois qu'Adrien Théaux s'est élancé. "Je pense qu'inconsciemment, ça a un peu joué. On se prépare pour partir dans les trente secondes et on nous fait attendre", confiera après coup le Français au micro d'Eurosport. Finalement treizième, le skieur tricolore ne cachera d'ailleurs pas sa déception: "Ce n'est pas l'hécatombe, c'est correct, mais après mes entraînements et ma course de la veille (4e de la descente du combiné), c'est décevant. Un top 5 ou top 8 c'était faisable aujourd'hui."