Kombouaré: "Se servir de la frustration"

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Kombouaré: "Se servir de la frustration"
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Trois jours après une douloureuse élimination face à Dijon en Coupe de la Ligue, le Paris Saint-Germain veut renouer avec le succès face à Caen, dans un championnat de Ligue 1 où les hommes d'Antoine Kombouaré restent sur cinq victoires de rang. Le Kanak, qui a pris la défense de Diego Lugano, attend "une réaction d'orgueil" du leader de L1 contre les Normands.

Trois jours après une douloureuse élimination face à Dijon en Coupe de la Ligue, le Paris Saint-Germain veut renouer avec le succès face à Caen, dans un championnat de Ligue 1 où les hommes d'Antoine Kombouaré restent sur cinq victoires de rang. Le Kanak, qui a pris la défense de Diego Lugano, attend "une réaction d'orgueil" du leader de L1 contre les Normands. Après l'élimination face à Dijon, quel discours allez-vous tenir aux joueurs pour leur permettre d'effacer cette désillusion ? On a la chance de rejouer très vite, trois jours après, et donc de rebondir. C'est ce que j'attends de mon équipe. Avoir une réaction d'orgueil. Une réaction au niveau de la qualité du jeu. Ce sera un grand match samedi ; parce que c'est une belle équipe de Caen qu'on va recevoir à guichets fermés. Comment voyez-vous ce match justement ? Ce sera un match compliqué et difficile. Cette équipe a joué cinq matchs à l'extérieur pour deux nuls, deux victoires et une seule défaite, à Rennes (3-2). C'est une équipe qui marque beaucoup de buts. Sur 15 buts, elle en a marqué 10 à l'extérieur. Il faudra donc se méfier. Quand on ne marque pas, c'est que les défenseurs ne ressortent pas proprement les ballons. Et lorsque l'on en encaisse, c'est que les attaquants ne font pas le premier rideau défensif. Cette élimination en Coupe de la Ligue a-t-elle laissé des traces ? On a tout fait pour que ce soit évacué. Mais la réponse, on va la donner demain. Il faut se servir de la déception, de la frustration, pour repartir de l'avant. Le match de Dijon est derrière nous. On a un gros match samedi, le Parc va être bondé. On avance, et l'idée c'est de tout faire pour faire un grand match. Et si on le fait on aura des chances de le gagner. Un mot sur la période difficile que traverse Diego Lugano... Avec vous, c'est une fixation sur Lugano ou Pastore. Je vous le dis et le répète: il n'a pas fait de préparation. Il a juste fait un match amical avec l'Uruguay et après il a directement enchaîné avec nous. Donc forcément, quand on ne fait pas de préparation on s'expose à un passage à vide. Mais je ne suis pas inquiet. Ce n'est pas un surhomme mais ce qui est important c'est que l'équipe gagne. On continue d'avancer tous ensemble. Une équipe se juge sur la durée des résultats. Comment procède-t-on pour rattraper ce retard physique ? C'est la difficulté que rencontrent tous les joueurs qui n'ont pas fait de préparation. Matuidi s'est blessé, Bisevac aussi, Ménez passe entre les gouttes,... Il faut gérer. Pastore est arrivé directement après ses vacances. Alors ça passe par du temps de jeu, de la récupération, beaucoup de discussions. Mais on ne se cherche jamais d'excuse. "Après Dijon, certains avaient la rage" Pourquoi ne pas remplacer Lugano ? L'effectif est large... Vous voulez être entraineur ? Et bah vous verrez. On parle d'un effectif pléthorique, mais moi je ne l'ai pas encore vu. J'ai un groupe de 18 joueurs, dont trois jeunes (Bahebeck, Kebano et Landre, ndlr) et un gardien remplaçant. Chantôme, Matuidi, Hoarau et Bisevac sont indisponibles, donc on tourne avec 14 joueurs de champ. Le fait que Pastore soit convoqué en sélection vous inquiète-t-il ? Non. Vous savez, la priorité reste la sélection nationale. Donc on espère juste que quand il est avec nous, il fasse de bons matchs, qu'il nous fasse gagner. Comment jugez-vous le niveau de jeu de votre équipe depuis trois matches ? Bien, très bien même. J'aime beaucoup la façon dont on joue. On arrive plus à ressortir de derrière. Mais forcément, quand vous avez Gameiro, Nênê et Ménez, qui ne sont pas des joueurs de tête, ça vous force à jouer plus. On a une meilleure maîtrise du jeu. On est capable de tenir le ballon, d'attaquer dans l'axe ou sur les côtés. Il faudrait être un peu plus efficace offensivement même s'il faut faire attention quand on perd le ballon, car on peut être en difficulté quand il y a des espaces. Mais je le répète, j'aime la façon dont mon équipe joue. Même à Dijon, et quoiqu'en disent certains. Et puis sur les trois buts qu'on prend, il y a deux penaltys... Cette défaite permet-elle de reconcentrer le groupe, de faire baisser l'euphorie ? J'ai vu la tête des joueurs après Dijon. S'il y avait des sourires, cela ne s'est pas trop vu. Les joueurs étaient frustrés, déçus. Certains avaient la rage. Il ne faudra pas l'oublier demain pour entamer le match de la meilleure des façons. Si on est amenés à mener, il ne faudra pas reproduire ces mêmes erreurs et gagner le match. Il n'y a que ça qui compte. Comment se porte Bisevac, qu'on annonce sur le retour depuis quelques semaines ? Il est en train de monter en puissance et ça se passe très, très bien. Aujourd'hui (vendredi, ndlr), il a fait une opposition avec la réserve. J'espère que ça va bien se passer, pour que je puisse compter sur lui lors des prochains matches. Allez-vous rester dans le même schéma de jeu que contre Dijon en championnat ? Ça dépendra des joueurs que j'aurais sous la main. Il faut faire un point avec l'enchainement des matches. Il est important de prendre le temps pour faire le meilleur choix. Mais au-delà du système, c'est l'animation qui compte. Il faut qu'il y ait de la présence devant le but pour pouvoir marquer, et donc gagner.