Kombouaré: "On ne fera pas de cadeau"

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Kombouaré: "On ne fera pas de cadeau"
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Tenu en échec à Monaco (1-1) samedi, le PSG reçoit Nancy mardi soir lors de la 35e journée de Ligue 1. A quatre jours de la finale de la Coupe de France, programmée samedi face à Lille, Antoine Kombouaré souhaite mobiliser ses troupes pour rester au contact de Lyon, concurrent direct pour la Ligue des champions.

Tenu en échec à Monaco (1-1) samedi, le PSG reçoit Nancy mardi soir lors de la 35e journée de Ligue 1. A quatre jours de la finale de la Coupe de France, programmée samedi face à Lille, Antoine Kombouaré souhaite mobiliser ses troupes pour rester au contact de Lyon, concurrent direct pour la Ligue des champions. Antoine, quel sera le sens de votre discours avant le match contre Nancy ce mardi ? Il ne faut surtout pas penser que ce match sera une formalité. Le danger, c'est que dans leurs têtes les joueurs pensent déjà à la finale de samedi. Il faut mobiliser tout le monde et respecter cette équipe nancéienne. A la différence de Monaco, où on a perdu deux points, Nancy est une équipe qui joue, qui va de l'avant, qui se crée beaucoup d'occasions, même si aujourd'hui elle est dix-huitième. Ils n'ont pas de réussite mais si on n'est pas sérieux, on va prendre une claque. Avez-vous un esprit de revanche par rapport au match aller (2-0), particulièrement difficile pour le PSG ? Ce match aller est complètement oublié. C'est très loin dans nos têtes. Je n'y pense pas car aujourd'hui, l'important c'est de mobiliser les joueurs. On choisit nos matches entre guillemets. Ce n'est pas voulu, mais on le fait inconsciemment. On a tous bien sûr la tête à cette fameuse finale. Ce sera une très belle affiche et ce match contre Nancy arrive peut-être au mauvais moment pour nous. On aurait préféré avoir une semaine entière pour préparer la rencontre face à Lille, qui est bien partie pour être champion, mais c'est comme ça. Il faudra être sérieux, faire preuve de beaucoup d'humilité et surtout, il faudra faire un grand match. Je suis persuadé que ce sera une partie difficile et que Nancy vendra chèrement sa peau. Vous parlez beaucoup de la finale, mais n'est-ce pas plus important d'accrocher une place en Ligue des champions ? Pour préparer au mieux la finale, il faut forcément faire un bon résultat Le match le plus important, c'est Nancy. D'abord parce qu'on joue chez nous, ce sera l'avant-dernier match au Parc des Princes. Ensuite, parce qu'il faut gagner à tout prix pour mettre la pression à Lyon et repasser devant. On ne fera pas de cadeau. Si Lyon est troisième, c'est parce qu'il l'aura mérité, mais nous on veut gagner tous nos matches. "Lyon, le cadet de mes soucis" Quels sont vos arguments dans ce mano a mano avec Lyon ? Si on parle de budget, d'effectif, d'expérience, Lyon est forcément devant nous. Mais jusqu'au bout, on les embêtera. On va faire en sorte que ce soit très compliqué pour eux jusqu'à la fin. S'ils trébuchent, nous, on sera là pour leur passer devant. Leur victoire face à Marseille dimanche en clôture de la 34e journée ne vous a-t-elle pas donné un coup au moral ? Je ne voyais pas Lyon faire deux performances aussi mauvaises qu'à Toulouse (2-0). Ce sont des compétiteurs nés, des mecs qui sont habitués à gagner dans le money-time... Moi, je n'avais aucun doute là-dessus. Il ne faut pas que l'on se focalise sur les résultats de Lyon. Travaillons, concentrons-nous, gagnions et mettons la pression sur eux. Mais ce qu'ils font, c'est le cadet de mes soucis. Vous dîtes souvent que vos joueurs doivent s'approprier des ambitions pour réussir. Sentez-vous cet état d'esprit aujourd'hui dans votre équipe ? Nous, qu'on soit dirigeant, entraîneur, ou membre du staff, on peut parler, on peut avoir de grandes ambitions, mais si les joueurs ne se fixent pas eux-mêmes les objectifs, c'est compliqué. Ce sont eux les acteurs, ce sont eux qui, sur le terrain, doivent tout faire pour gagner et remporter des trophées. "Ne pas se projeter sur la finale" L'aspect mental est-il, en cette fin de saison, plus important que les aspects tactiques et techniques ? Il faut de tout ! Nous allons jouer notre 62e match, ce qui est énorme, et forcément sur un groupe restreint et limité, il y a des joueurs qui jouent beaucoup. Pour preuve, à Monaco, j'ai fait tourner. Mais il faudra bien jouer aussi. Il faudra être costaud défensivement car si Nancy ne marque pas, ils se créent quand même beaucoup d'occasions. Il faudra être fort dans tous les secteurs de jeu. Les sentez-vous forts mentalement ces Nancéiens ? Bien sûr. Ils vont venir avec l'idée d'arracher au moins un nul et de pourquoi pas créer l'exploit. Ils savent qu'en faisant un mauvais résultat, ce sera compliqué pour eux si leurs adversaires directs pour le maintien gagnent mercredi. Craignez-vous que ce groupe n'ait pas assez d'expérience pour gérer deux compétitions, championnat et Coupe de France, dans la dernière ligne droite ? Je n'ai aucune crainte là-dessus. Pour preuve, les quatre compétitions dans lesquelles nous étions engagés, nous les avons jouées à fond, malgré l'effectif réduit que nous avions. On a quand même été jusqu'en huitième de finale de la Ligue Europa, en étant pas très loin d'éliminer le Benfica Lisbonne (2-1, 1-1), puis une demi-finale de Coupe de la Ligue... J'ai un groupe qui s'est approprié les objectifs, qui veut gagner. Mais je le répète, il faudra rester sérieux et respecter Nancy, sans se projeter sur cette finale. "Erding n'a jamais rechigné" Vous avez pris des risques, notamment à Monaco (1-1). Etes-vous satisfait de la façon dont vous avez géré votre effectif ? J'ai pris des risques tous les week-end (rires). En tant qu'entraîneur, je fais des choix. Et ce n'est qu'après que je sais si ce sont les bons ou pas. Les résultats parlent. Aujourd'hui, on n'a pas de blessés, c'est déjà une bonne chose. Avec cette fin de saison importante et excitante, d'avoir tous les joueurs sous la main, c'est une force. On est encore en course pour accrocher la Ligue des Champions et on va disputer une finale de Coupe de France, donc c'est que les joueurs font ce qu'il faut. Le staff, technique et médical, contribue également à la progression de l'équipe et à ses résultats. Après une longue période de doute, Mevlut Erding a retrouvé le chemin des filets à Monaco... C'est la récompense de son travail, de son abnégation. Il a multiplié des séances. Il n'a jamais rechigné. Au contraire, il était demandeur. Il a beaucoup travaillé. On lui a maintenu notre confiance et aujourd'hui, ce n'est que la récompense de son travail. Il faut que ça continue. Peut-il semer le doute dans votre esprit par rapport à la concurrence ? Pourquoi le doute ? Pour moi, ce n'est que du bonheur d'avoir des joueurs en réussite. Il m'a mis le doute quand il ne marquait plus de but. Il n'y a que la concurrence qui permet l'émulation et la progression des joueurs.