Kombouaré: "Le bon moment"

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Kombouaré: "Le bon moment"
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Antoine Kombouaré ne veut pas "faire l'hypocrite": pour le Paris Saint-Germain, c'est le meilleur moment pour disputer le Clasico de dimanche soir à Marseille, dans le cadre de la 15e journée de Ligue 1. Pour autant, le Kanak ne s'attend pas à un match facile face à des Marseillais qu'il pense archi-motivés pour ce grand rendez-vous, même si le climat est tendu du côté de la Canebière.

Antoine Kombouaré ne veut pas "faire l'hypocrite": pour le Paris Saint-Germain, c'est le meilleur moment pour disputer le Clasico de dimanche soir à Marseille, dans le cadre de la 15e journée de Ligue 1. Pour autant, le Kanak ne s'attend pas à un match facile face à des Marseillais qu'il pense archi-motivés pour ce grand rendez-vous, même si le climat est tendu du côté de la Canebière. Antoine, cette saison, le PSG a répondu présent lors des grands rendez-vous, comme à Montpellier (3-0) et devant Lyon (2-0). Sentez-vous que votre équipe a plus de facilités psychologiques dans ce genre de match à gros enjeux ? J'en saurai un peu plus demain soir (dimanche, ndlr). Jusqu'à présent, ils ont su répondre présent dans les grands rendez-vous. Pourvu que ça dure. Même si on reste aujourd'hui sur un nul et une défaite, il y a un petit coup d'arrêt mais on essayera de repartir de l'avant à Marseille. Dans quel état d'esprit vous trouvez-vous après la défaite à domicile contre Nancy (0-1) ? On est déçu par le résultat mais il y a eu de très bonnes choses. Mais on a fait preuve de maladresse et de précipitation. On est tombé sur une équipe de Nancy qui a très, très bien défendu. Il y a toujours eu un gardien pour faire l'arrêt, ou un pied qui a trainé... Voire des fois une main, qu'on n'a pas toujours vue. On sent l'OM très tendu, à quel type de match vous attendez-vous ? Je ne vais pas faire l'hypocrite. Aujourd'hui, c'est le bon moment pour jouer Marseille. Maintenant, on sait que c'est un match particulier pour les deux équipes. Forcément, tout ce qu'on a pu dire sur Marseille peut être balayé dimanche soir. Ils vont tout faire pour sauver leur mauvaise semaine par un gros résultat face à nous. On va affronter des joueurs qui vont être dans les meilleures conditions psychologiques. Car je pense que Didier Deschamps et moi, on n'aura pas trop besoin de motiver nos joueurs. Quel regard portez-vous sur la situation que vit actuellement Didier Deschamps ? Je n'ai pas à juger. Ma situation est la même, on se concentre sur le travail et sur le moyen de trouver les solutions pour que notre équipe gagne. On a les mêmes soucis, à la différence que, nous, on est premier. Et avec un peu plus de confiance. Comment expliquez-vous le ralentissement actuel de Paris ? Autant contre Bordeaux on sortait d'une série de 7 matches en 21 jours, il y avait une grosse fatigue. Mais contre Nancy, c'était un accident, car on fait un gros match. C'est au niveau de l'efficacité qu'on a plombé notre match. Mais ça n'a pas entamé notre capital de confiance et notre sérénité, ainsi que l'ambiance qu'il y a dans le groupe. "Que Gameiro ne doute jamais de ses qualités" L'accrochage entre Mathieu Bodmer et Nenê à l'entraînement cette semaine, c'est dû à la tension que génère ce match ou ce sont des choses qui arrivent fréquemment ? Les tensions comme celles qu'il y a eu cette semaine sont logiques. Ce que je trouve regrettable, c'est que ce genre de choses arrive trop peu chez nous. Quand j'étais joueur, ce qu'on a vécu là, on le vivait toutes les semaines. C'est la vie d'un groupe. Il y a du travail, de l'énervement... Le lendemain, ils jouaient au tennis ballon ensemble. Ça me fait rire d'ailleurs. Avez-vous discuté avec Kévin Gameiro de son actuel petit passage à vide ? Il vaut mieux. Il faut d'abord bosser pour que l'équipe gagne. Si entre-temps il marque, tant mieux. La chose essentielle à mes yeux est qu'il garde confiance en lui. Moi je lui maintiens toute ma confiance. Il faut que lui ne doute jamais de ses qualités. Pour moi, ça reste le joueur qu'il nous fallait, on a travaillé fort pour le faire venir. Il vient de Lorient, il est maintenant à Paris. C'est un pallier à franchir, et il va le franchir car il a les qualités pour. A chaque fois que le Clasico approche, on entend les gens dire que cette rivalité a été montée de toutes pièces et que c'est un match comme un autre. Pour vous, c'est comme un match contre Lyon ou Lille, ou c'est vraiment particulier ? Si on parle en matière de points, c'est pareil, il y a trois points en jeu. Ce n'est pas un tournant dans la saison, surtout pas. On a de l'avance donc c'est bien. Si demain on peut gagner c'est encore mieux. Sur le plan médiatique et par rapport aux supporters, c'est un match particulier. Mais nous, demain, on va simplement jouer avec l'envie d'empocher les trois points. Commencez-vous à considérer Montpellier comme un rival pour le titre ? Mais depuis le début ! C'est une équipe qui produit du jeu depuis trois saisons, et qui a de très bons résultats. Forcément, à un moment donné ils vont se retrouver à jouer la Ligue des champions, j'en suis convaincu. La saison dernière, c'est vrai que sur les huit, dix derniers matches il s'étaient écroulés, mais ils avaient fait la majeure partie de la saison dans les 5 premières places. La saison d'avant, ils s'étaient qualifiés pour la Ligue Europa. Ils confirment, tout simplement.