Kombouaré: "Je suis le patron"

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Kombouaré: "Je suis le patron"
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Jeudi a été une journée riche en événements pour le PSG entre la vente du club et la reprise de l'entraînement. Après avoir dirigé sa première séance de la saison, Antoine Kombouaré s'est présenté devant la presse, assurant que l'arrivée des Qataris était "une chance fantastique" pour le club de la capitale. Et la nomination d'un directeur sportif, "un plus, surtout pour faire le lien entre le sportif et les actionnaires".

Jeudi a été une journée riche en événements pour le PSG entre la vente du club et la reprise de l'entraînement. Après avoir dirigé sa première séance de la saison, Antoine Kombouaré s'est présenté devant la presse, assurant que l'arrivée des Qataris était "une chance fantastique" pour le club de la capitale. Et la nomination d'un directeur sportif, "un plus, surtout pour faire le lien entre le sportif et les actionnaires". Les vacances ont été un peu particulières Antoine... Comme d'habitude parce que même si on est en vacances, on travaille sur le recrutement, et forcément différentes avec l'arrivée d'un nouvel actionnaire. Que pensez-vous justement de l'arrivée de ce nouvel actionnaire ? Je prends acte, je suis entraîneur. Pour le PSG, ce sont d'énormes moyens qui arrivent. Ce sont bien sûr des gens très ambitieux, qui veulent apporter un plus au PSG. On espère l'arrivée de très bons joueurs pour pouvoir constituer une grande équipe et faire le meilleur parcours possible en championnat. Votre rencontre avec les nouveaux actionnaires s'est-elle bien passée ? Oui puisque je suis là (rires). Avez-vous craint à un moment pour votre poste ? Vous savez, ce n'est que du foot. Moi, je crains quand ma famille a des problèmes de santé, là ce n'est que du foot. Je connais les règles. L'arrivée d'un nouvel actionnaire aurait pu signifier l'arrivée d'un nouvel entraîneur, mais ils m'ont conforté dans ma position. J'ai pris acte et je suis prêt à travailler, tout simplement. Que pensez-vous de l'arrivée de Leonardo ? Il est arrivé ? Rien n'est annoncé, rien n'est officiel, donc on attend. Je réponds à ce qui est sûr, je n'ai pas à commenter tout ce qui se dit. Si une personne arrive au club demain, on se pose autour d'une table, on met en place le fonctionnement que l'on doit avoir pour le bien du club, dans l'intérêt du club et on avance. Est-ce que vous avez parlé avec Leonardo ? Non. "Berbatov ou Eto'o ? L'idée des journalistes" L'arrivée d'importants moyens va-t-elle changer les joueurs que vous ciblez ? Ça ne va pas changer dans la mesure où l'on souhaite recruter des joueurs complémentaires, dans l'idée de former une équipe, la meilleure possible pour faire le meilleur parcours dans toutes les compétitions qu'on aura à jouer cette saison. Un mot sur Eden Hazard, qui souhaiterait rejoindre le PSG ? Je ne parle pas de transferts, de recrutement. Est-ce que vous aurez votre mot à dire sur le recrutement ? D'après vous ? Moi, je suis le patron de l'équipe donc forcément, j'ai toujours bossé comme ça, travaillé dans l'idée de recruter des joueurs que moi je voudrais. L'idée, c'est d'amener les meilleurs joueurs possibles. Si la personne qui arrive vient pour que l'on travaille ensemble, on travaillera pour recruter les meilleurs joueurs possibles. Dimitar Berbatov ou Samuel Eto'o, c'est votre idée ou celle de l'actionnaire ? C'est l'idée des journalistes. Avez-vous le sentiment que le PSG entre dans une nouvelle ère ? Pour le PSG, c'est un gros plus. Les Qataris sont des gens ambitieux, qui viennent avec des moyens importants pour permettre au PSG de franchir un palier. L'objectif à court terme est de participer à la Ligue des champions. Il y a des moyens, de l'envie, les joueurs qu'il faut. A nous de travailler pour que ce soit une réussite. "Beaucoup d'excitation" La Ligue des champions est-elle l'objectif fixé pour cette saison ? J'attends de voir les joueurs. Qui dit moyens dit joueurs importants et si on a des joueurs importants, à nous de faire ce qu'il faut, de faire en sorte que ça se passe bien. Est-ce qu'il y a une obligation de résultats et donc une pression plus importantes ? On travaille toujours avec l'idée de faire les meilleurs résultats possibles. Au contraire, c'est une chance fantastique qui nous est donnée aujourd'hui à mon staff et à moi-même de pouvoir diriger, si c'est le cas, une équipe avec de très bons joueurs, une équipe capable de rivaliser avec Marseille, avec Lyon. La saison dernière, on a fait ce qu'on a pu, avec les moyens du bord. Aujourd'hui, si on a des moyens plus importants, j'en suis très content. Il y a beaucoup d'excitation, je suis très heureux à l'idée d'avoir à diriger une équipe qui, je l'espère, jouera les premiers rôles en championnat. J'ai attendu beaucoup de temps pour en arriver là. Les arrivées potentielles de joueurs de renom vont-elle remettre en cause la politique de formation ? Non, pour preuve, trois jeunes joueurs ont été intégrés au groupe professionnel et ont signé leur contrat professionnel: Loïc Landre, Jean-Christophe Bahebeck et Neeskens Kebano. Avez-vous senti vos joueurs excités par les nouvelles perspectives qui s'offrent au PSG ? On verra par la suite. Ils étaient heureux de se retrouver, mais sont surtout concentrés sur le travail qu'ils ont à faire. Est-ce que vous les sentez inquiets par rapport à leur avenir ? S'ils ont lu les journaux pendant les vacances, je pense qu'ils sont un peu inquiets car tout a été dit. Tout et n'importe quoi. Ils ont envie de travailler et faire ce qu'il faut pour que l'on puisse travailler dans la sérénité, dans le calme. On a parlé d'une enveloppe allouée aux transferts de 50 millions d'euros, vous confirmez ? Les chiffres, les rumeurs, je ne les commente pas. Je suis très terre-à-terre. Je fais avec ce que j'ai, ce que je vois. Qu'en est-il de la prolongation de contrat de Ludovic Giuly ? Il a interrompu les discussions car ce qui lui était proposé ne correspondait pas à ce qu'il souhaitait. On attend. Je ne m'occupe pas des négociations, il y a des gens qui sont là pour ça. La reprise a été mouvementée entre l'officialisation de la vente du club, le passage devant la Ligue et un mouvement de contestation des supporters... C'est Paris. L'inverse me surprendrait. C'est comme ça, il faut faire avec et rester concentrer sur notre travail. Notre travail, c'est le terrain. Il faut faire abstraction de tout ce qu'il se passe autour du club, ça ne nous concerne pas. Sankharé était absent de la reprise, est-ce normal ? On ne le verra pas. Il est en partance pour Dijon. On finalise. Que vous inspire l'éventualité de devoir travailler avec un directeur sportif ? Pour moi, c'est un plus. J'en ai besoin, il me faut quelqu'un pour le recrutement et surtout pour faire le lien entre le sportif et les actionnaires. Ce sera forcément un élément important dans le travail. Est-ce que vous avez été surpris par l'accueil des supporters aujourd'hui ? Les supporters ont des revendications, on respecte ça, mais eux aussi, il faut qu'il respecte notre travail, qu'on puisse travailler dans la tranquillité et sereinement, et c'est ce qu'ils ont fait.