Kombouaré fait comme si...

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Kombouaré fait comme si...
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Alors qu'il pourrait être très bientôt remplacé par Claude Makelele, Antoine Kombouaré a refusé samedi de s'exprimer sur son cas personnel à la veille d'un PSG-Auxerre capital, lors de la 16e journée de Ligue 1. Pour l'entraîneur parisien, qui attend une réaction de ses joueurs face à l'AJA, le salut passera par le terrain.

Alors qu'il pourrait être très bientôt remplacé par Claude Makelele, Antoine Kombouaré a refusé samedi de s'exprimer sur son cas personnel à la veille d'un PSG-Auxerre capital, lors de la 16e journée de Ligue 1. Pour l'entraîneur parisien, qui attend une réaction de ses joueurs face à l'AJA, le salut passera par le terrain. Les rumeurs ne l'intéressent pas. Celles concernant son éventuel licenciement encore moins. D'ailleurs, Antoine Kombouaré l'a affirmé: il ne lit pas trop les journaux. "Bruno Skropeta me donne juste quelques infos...", a-t-il glissé samedi. Mais à la veille d'un PSG-Auxerre qu'il juge lui-même "capital", l'entraîneur parisien se sait menacé, c'est inévitable. Sinon, il n'aurait pas refusé de s'exprimer sur le sujet. "Je suis venu en conférence de presse comme d'habitude, pour parler de terrain, du match de demain (dimanche), et il ne sera question que de ça", a-t-il attaqué. Dès que les questions ont tourné autour de son avenir personnel, que certains annoncent en pointillés, le technicien kanak les a esquivées, menaçant même d'écourter son intervention. Selon L'Equipe du jour, Leonardo et Nasser al-Khelaifi songeraient à donner les rênes de l'équipe à Claude Makelele. Le quotidien avance même que l'ancien milieu de terrain du club, désormais conseiller du directeur sportif brésilien, pourrait diriger son premier match contre l'AJA. Visiblement, il n'en sera rien. Antoine Kombouaré aurait encore 24 heures devant lui. Au moins ? La suite dépendra énormément du résultat de son équipe contre Auxerre, sa seule réelle préoccupation. "On a envie de retrouver une dynamique positive et ça passe forcément par une victoire, a-t-il répété. Tout ne nous sourit pas. On a des doutes, mais il faut les chasser au plus vite. Les défaites vous font vite perdre confiance. Et comme en plus, on a des joueurs qui sont moins bien en ce moment, on a moins de certitudes dans le jeu. Mais je crois en la qualité de mon groupe. Il faut vite se remobiliser." Après trois défaites consécutives contre Nancy (0-1), Marseille (0-3) et Salzbourg (0-2), c'est urgent. Car ses dirigeants s'impatientent de plus en plus. "Pour moi, ce n'est que du foot""Quand on gagne, il faut faire abstraction de tout ce qui se dit, a-t-il ajouté. Et quand on perd, il faut se dire qu'on n'est pas non plus les plus mauvais..." Tout le monde au sein du club de la capitale ne verrait pas les choses comme ça. Sinon, son remplacement n'aurait jamais été mis sur le tapis. Mais Antoine Kombouaré, qui veut bien "assumer [sa] part de responsabilité dans les résultats actuels", préfère garder un oeil sur les choses qu'il peut encore contrôler. "Je dois trouver des solutions dans le travail, dans le discours, a-t-il assuré. J'ai toujours dit qu'on allait traverser une période difficile, c'est le cas aujourd'hui.""Ce qui va être intéressant, a-t-il ajouté, ça sera notre capacité à repartir de l'avant. Si on traverse bien cette période, je suis persuadé qu'on sera beaucoup plus forts. Le problème, c'est que quand on est bons, vous (les journalistes) nous encensez. Et quand on n'est moins bons, vous nous enfoncez. Vous avez tendance à dramatiser ce qui ne devrait pas l'être." Antoine Kombouaré a ainsi tenu à rappeler que Paris était deuxième du championnat avant cette 16e journée de Ligue 1 et qu'en fonction des autres résultats, il pourrait reprendre la tête: "Pour moi, ce n'est que du foot. Aujourd'hui, j'ai la chance d'entraîner le PSG. Je ne dois surtout pas me plaindre." L'entraîneur parisien a également conscience que ses joueurs ont une partie de sa longévité sur le banc entre les pieds. Il les a donc rappelés à l'ordre. "Ils sont conscients que tout n'est pas parfait, mais ils savent que c'est à eux d'assumer sur le terrain. Ce sont eux les acteurs. J'attends d'eux une réaction, une révolte, a-t-il déclaré. Depuis le début, j'ai toujours dit attention: ça ne fait que trois mois qu'on est ensemble. J'ai moi-même été surpris par nos premiers résultats. On n'avait pas les meilleurs joueurs du monde et maintenant, on n'a pas les plus mauvais. Gagner permettrait de calmer un peu la pression autour du club." Autour de lui, aussi.