Klose, le derby au coeur

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Klose, le derby au coeur
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Le chaud derby romain, qui se jouait dimanche soir en clôture de la 7e journée de Serie A, a tenu toutes ses promesses. Pleine d'intensité, cette rencontre toujours particulière a basculé en faveur de la Lazio (2-1) dans le temps additionnel, sur un but inscrit par Miroslav Klose après trois minutes d'arrêts de jeu alors que la Roma était à dix. Ce succès permet aux Biancocelesti de revenir à un point des deux leaders.

Le chaud derby romain, qui se jouait dimanche soir en clôture de la 7e journée de Serie A, a tenu toutes ses promesses. Pleine d'intensité, cette rencontre toujours particulière a basculé en faveur de la Lazio (2-1) dans le temps additionnel, sur un but inscrit par Miroslav Klose après trois minutes d'arrêts de jeu alors que la Roma était à dix. Ce succès permet aux Biancocelesti de revenir à un point des deux leaders. Etle Stadio Olimpico s'est embrasé... Souvent imagée, ce qualificatif prend véritablement tout son sens concret à 20h43, lorsque Lazio et Roma pénètrent sur la pelouse. Partout, tout autour du stade, les fumigènes sont de sortie, bien évidemment aux couleurs des deux clubs de la capitale. L'Aigle, symbole du club du Latium qui reçoit son grand rival, est lâché avant le coup d'envoi, mais paradoxalement, c'est la Roma qui prend le meilleur envol. Dès la 6e minute, Pjanic démontre que son bon match face à l'équipe de France avec la Bosnie mardi n'est pas un feu de paille, en adressant un amour de ballon par-dessus la défense en direction d'Osvaldo. L'ancien joueur de l'Espanyol enchaîne contrôle de la poitrine et frappe croisée du gauche pour l'ouverture du score, plongeant le stade en ébullition. Annoncé musclé, comme trop souvent dans un passé récent, ce derby part sur de bonnes bases, avec le jeu au centre des débats. Dans la foulée du but, Perrotta frôle le cadre sur une frappe lointaine (10e), imité dans la minute qui suit par Klose, qui croise trop sa frappe (11e). Kjaer, exclusion décisive Au cours de ce premier acte, la Roma dégage la sensation que le discours ambitieux de Luis Enrique, désireux de produire encore et toujours du jeu, est en train de passer. Le trio offensif Pjanic-Bojan-Osvaldo se trouve bien et fait parler sa technique. L'Argentin est d'ailleurs tout près du doublé, mais manque de promptitude face au but (27e)... Un échec qui aura de lourdes conséquences. Car la Lazio, qui a subi en première période, se souvient au retour des vestiaires qu'elle évolue à domicile, imprimant aussitôt un rythme tout autre. La conséquence est quasiment immédiate: 50e minute, Brocchi est légèrement accroché par le bras de Simon Kjaer dans la surface. M.Tagliavento, qui n'aura pas livré dimanche le meilleur match de sa carrière, désigne le point de penalty, avant d'adresser un carton rouge au défenseur danois. Hernanes, l'homme par qui passent toutes les bonnes actions lazialistes, transforme le penalty et laisse augurer d'une fin de match difficile pour les Giallorossi, d'autant que le duo d'attaquants vedette débarqué dans le Latium cet été, Miroslav Klose et Djibril Cissé, semble décidé à briller pour son premier derby. Les vagues bleues déferlent sur la surface de Stekelenburg. Les ambitions de la Lazio se confirment L'Allemand, surtout, est le grand bonhomme de la dernière demi-heure. D'abord dans un rôle d'attaquant malheureux, puisque sa tête trouve la barre transversale (70e), avant qu'il ne rate complètement sa reprise sur une offrande signée Hernanes (71e). Djibril Cissé, ensuite, passe à quelques centimètres d'un but splendide, les centimètres qui transforment sa reprise de volée croisée en poteau sortant (81e). Mais la Lazio ne baisse pas les bras, et se voit récompensée de tous ses efforts au bout du bout de ce match plein d'intensité. On joue la troisième minute du temps additionnel, Matuzalem entré en jeu quelques minutes auparavant distille une passe en une touche vers Klose plein axe, qui ne laisse cette fois pas passer l'occasion de devenir le héros de tout un peuple, à défaut de toute une ville. Le Stadio Olimpico s'embrase à nouveau, le délire gagne le clan biancoceleste, au point qu'Edy Reja, l'entraîneur de la Lazio, est exclu pour avoir manifesté sa joie de manière trop ostentatoire. Il faut bien dire que le scénario de ce 170e Capitolino n'a rien fait pour l'épargner. Voilà son équipe quatrième, à un point seulement du duo Juventus-Udinese. De quoi nourrir, peut-être, des ambitions bien réelles dans un Campionato qui se cherche de réelles têtes d'affiche.