Kieffer: "Un groupe humble"

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Kieffer: "Un groupe humble"
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Pas rassasié après les cinq victoires de rang glanées par Poitiers sur la scène hexagonale, Oliver Kieffer espère bien mettre à mal ses anciens coéquipiers du Paris Volley, ce samedi, à l'occasion de la 14e journée de Ligue A, de manière à faire un pas supplémentaire vers les play-offs. Fraîchement retraité international, l'ancien central et capitaine de l'équipe de France est par ailleurs brièvement revenu sur le flop du Mondial transalpin.

Pas rassasié après les cinq victoires de rang glanées par Poitiers sur la scène hexagonale, Oliver Kieffer espère bien mettre à mal ses anciens coéquipiers du Paris Volley, ce samedi, à l'occasion de la 14e journée de Ligue A, de manière à faire un pas supplémentaire vers les play-offs. Fraîchement retraité international, l'ancien central et capitaine de l'équipe de France est par ailleurs brièvement revenu sur le flop du Mondial transalpin. Oliver, vos cinq victoires consécutives en Ligue A vous permettent-elles déjà d'entrevoir sereinement les play-offs ? Oui c'est sûr qu'on commence à se détacher un petit peu. Mais il ne faut pas oublier qu'on a fait que la moitié de la saison. Il ne s'agirait pas de terminer dans les trop mauvaises places qualificatives pour ces play-offs. On a à coeur de rester dans le peloton de tête, il faut continuer comme ça en tout cas. Quels facteurs pourraient ralentir votre progression lors des prochains rendez-vous? Peut-être un excès de confiance ? Avec ce groupe-là, je ne pense pas qu'on puisse avoir ce genre de problème. C'est un groupe plutôt humble qui respecte bien ses adversaires. Je ne pense pas qu'on puisse se faire de soucis à ce niveau-là. Les blessures pourraient en revanche jouer un rôle néfaste. On aimerait être au complet une fois dans l'année. Pensez-vous avoir les moyens de titiller l'incontestable leader tourangeau que vous ne talonnez plus que de quatre longueurs ? Bien sûr qu'on y croit. Il y a Tours, évidemment, mais il y a également beaucoup d'autres équipes dans ce championnat qui ont un gros potentiel. On ne se focalise pas seulement sur le TVB mais aussi sur l'ensemble des équipes qu'on rencontre au fur et à mesure. Le titre de Champion de France, vous y songez cette année ? On y pense chaque année. C'est un peu tôt pour en parler. Dans ce système de play-offs, on sait comment ça se passe. Une équipe qui a terminé huitième se retrouve en quarts de finale du Championnat de France. Et dans de telles dispositions, on remet tout à zéro, il n'y a plus de haut ou de bas de tableau. C'est une autre compétition qui peut être très aléatoire. Mais chaque année, l'objectif est de gagner un titre. L'idéal serait évidemment de remporter le Championnat de France et de se qualifier ainsi pour la Ligue des champions. "C'est à Paris que j'ai vécu mes meilleurs moments en club" En quelques mots, quelles sont pour vous les forces et les faiblesses de Poitiers cette saison ? Notre force vient de notre groupe qui a beaucoup de coeur, beaucoup d'envie, qui vit bien ensemble. Nos faiblesses, ce sont surtout les nombreuses blessures et absences que l'on a enregistré depuis le début de la saison. Comme dans toutes les équipes, il peut y avoir des passages à vide plus ou moins difficiles à surmonter. Que pensez-vous de cette formation parisienne que vous accueillez samedi et que vous aviez battu de justesse au match aller (2-3) ? C'est un groupe qui vit bien ensemble il me semble, avec des joueurs d'expérience et des jeunes qui montent. C'est un peu le même genre d'équipe que nous. Je crois d'ailleurs, qu'en ce moment, ils ont aussi quelques soucis avec les blessures. C'est une équipe stable avec un entraineur qui donne beaucoup d'envie aux joueurs. C'est une équipe dangereuse. Est-ce qu'une rencontre contre le Paris Volley, club dans lequel vous avez évolué de 2001 à 2005, revêt une saveur particulière pour vous ? Oui car c'est là-bas que j'ai vécu mes meilleurs moments en club. Même si beaucoup de gens sont partis, j'ai encore des contacts avec Jiri Novak ou Clément Bleuze, c'est toujours un plaisir de les revoir. C'est vraiment un club qui me tient à coeur. Comment décririez-vous l'atmosphère au sein du vestiaire poitevin ? Très chaleureuse. Il n'y a pas de prises de tête, aucune hiérarchie. Il y a vraiment une super ambiance. Une atmosphère, on l'imagine, bien différente de celle du vestiaire de l'équipe de France ? Oui même si l'atmosphère de l'équipe de France était saine jusqu'à il y a encore quelques temps. Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots les raisons qui vous ont poussé à prendre votre retraite internationale ? C'est surtout physique. J'ai des problèmes récurrents au genou et au dos qui me poussent à arrêter et prendre un peu de repos l'été. Quand on enchaîne depuis presque dix ans les compétitions en club l'hiver et en sélection l'été, ça laisse très peu de temps de repos. Mon corps m'a dit d'arrêter. Il y a aussi le côté familial qui entre en jeu. Avez-vous d'ores et déjà programmé une date de fin de carrière en club ? Non, je ne sais pas trop quand je vais arrêter. Avoir mon prochain été de libre va déjà me faire du bien. Mais je n'ai pas de date précise en tête. "A Ngapeth aussi de grandir un peu et de mettre de l'eau dans son vin" Est-ce la mauvaise ambiance au sein même du groupe France qui vous a poussé à vous retirer de la sélection ? Non, parce que la mauvaise ambiance, elle s'est passée sur la deuxième partie de la compétition. L'ambiance, avant cela, était super. J'en garde quand même un bon souvenir même si cette histoire, personne n'a envie de la revivre. Mais dans tous les cas, ma décision était prise avant le début du Championnat du monde. Comment avez-vous vécu ce Championnat du monde d'un point de vue personnel ? Très bien au début et puis très mal à la fin. On espère toujours pouvoir éviter ce genre d'incidents. On n'aime jamais voir un joueur quitter le groupe. Je l'ai très mal vécu. J'aurai préféré terminer la compétition de manière plus sereine. Je pense que ce qui s'est passé devait se passer, c'est comme ça. N'est-ce pas un peu frustrant de tirer sa révérence sur cet échec transalpin et de quitter le navire en plein naufrage ? Non, je n'ai pas de regrets d'arrêter même si j'aurais préféré terminer sur un podium. J'ai déjà participé à toutes les compétitions internationales possibles en volley. J'aurais bien aimé refaire les JO encore une fois, mais ils me paraissent à la fois très proches et très loin. Physiquement, ça aurait été dur pour moi de faire une saison internationale, voire deux. Pensez-vous que l'équipe de France retrouvera prochainement cette solidarité qui lui avait permis de se mettre sur le devant de la scène par le passé ? Oui, je l'espère. Le volley français a besoin d'une belle équipe de France. J'espère qu'elle fera de bons résultats et qu'on ne parlera plus que du côté sportif dans le futur. Je souhaite beaucoup de réussite à cette équipe. La France aura-t-elle besoin d'Earvin Ngapeth à plus ou moins long terme ? Je pense qu'il fait partie des joueurs qui peuvent devenir importants dans les années à venir, pour l'équipe nationale. Je pense que l'équipe de France peut en avoir besoin. A lui aussi de grandir un peu et de mettre de l'eau dans son vin. Si on veut avoir un objectif commun, il faut se mettre sur le même chemin. Je lui souhaite de faire une belle carrière et qu'on ne parle de lui que pour ses performances sportives.