Kezman au PSG, c'est fini

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Kezman au PSG, c'est fini
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La tumultueuse relation entre le PSG et Mateja Kezman est terminée, le club de la capitale ayant annoncé ce mercredi avoir trouvé un accord avec l'attaquant serbe pour la résiliation de son contrat. Et la formation entraînée par Antoine Kombouaré de se délester du même coup d'un poids conséquent dans sa masse salariale.

La tumultueuse relation entre le PSG et Mateja Kezman est terminée, le club de la capitale ayant annoncé ce mercredi avoir trouvé un accord avec l'attaquant serbe pour la résiliation de son contrat. Et la formation entraînée par Antoine Kombouaré de se délester du même coup d'un poids conséquent dans sa masse salariale. Pas sûr que cette nouvelle soit de nature à attrister les amateurs du Paris Saint-Germain. Le club de la capitale a annoncé ce mercredi sur son site officiel avoir trouvé un accord avec Mateja Kezman pour la résiliation de son contrat qui courait jusqu'en juin 2011. Débarqué à Paris à l'été 2008 en provenance du club turc de Fenerbahçe, l'international serbe ne sera jamais parvenu à s'imposer, que ce soit sous les ordres de Paul Le Guen ou d'Antoine Kombouaré, compilant au total 35 apparitions en Ligue 1 pour seulement 5 petits buts marqués. Et sa sortie par la petite porte claque comme le symbole d'un échec complet. Pire, "Batman" risque d'incarner un bien mauvais souvenir dans les mémoires parisiennes. Nous sommes le 4 février 2009, le PSG affronte Bordeaux en demi-finale de la Coupe de la Ligue au Parc des Princes. Invité par Paul Le Guen à quitter le terrain, le Serbe craque et commet l'impardonnable aux yeux de certains en jetant son maillot sous le coup de la colère. Un mois plus tard, l'ancienne machine à scorer du PSV Eindhoven se fera conspuer pour son retour dans l'enceinte de la porte d'Auteuil lors d'une rencontre face à Braga en Ligue Europa. "Cet accueil est normal, je le comprends, mais c'est le passé. Dans tous les clubs où je suis passé, j'étais aimé par les fans et je suis sûr que les meilleurs jours ici vont arriver. J'ai payé mon mauvais caractère, mais je vais continuer à travailler, m'améliorer jour après jour et montrer que je suis content de revenir", notera l'intéressé après avoir essuyé les sifflets du Parc des Princes. Le même salaire que...Diego Milito ! Les bonnes intentions du Serbe se confronteront à une triste réalité, son statut de remplaçant des remplaçants n'étant jamais remis en question par le staff technique parisien. Il faut dire que les timides prestations du natif de Belgrade n'aident pas, sa maladresse étant criante lors de ses rares apparitions sur les pelouses hexagonales. L'histoire aurait donc pu en rester là, mais les émoluments perçus par le joueur - de l'ordre de 250 000 euros bruts par mois - rendent le cas Kezman plus complexe et nourrissent une certaine amertume chez les supporters parisiens en même temps que le sentiment d'un immense gâchis. Prêté au début de l'exercice 2009-2010 au Zenith Saint-Saint-Pétersbourg, l'homme au salaire annuel équivalent à celui de...Diego Milito (!) ne s'y imposera pas et retrouvera à Paris ce qu'il y connaît de mieux, le banc des remplaçants. "Je sais que le club voudra encore me céder cet été", assurait Kezman dans les colonnes du Parisien à son retour dans la capitale. "C'est comme ça. C'est difficile de comprendre pourquoi car on ne m'a jamais donné ma chance." Peut-être parce que l'ancien prodige du Partizan Belgrade n'a jamais démontré qu'il la méritait réellement.