Kebano, tout nouveau, tout beau

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Kebano, tout nouveau, tout beau
@ MAXPPP
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FOOT - En trois apparitions avec le PSG, ce jeune de 19 ans fait déjà naître de fols espoirs.

C'est parce qu'il admirait l'élégant milieu défensif de l'Ajax Amsterdam et des Pays-Bas, finalistes de la Coupe du monde en 1974, que le père de Neeskens Kebano a décidé de prénommer son fils ainsi, le 10 mars 1992. Deuxième buteur du PSG mercredi soir contre Le Mans, le natif de Montereau, en Seine-et-Marne, fêtera ses 19 ans dans quelques jours. En un mois et trois apparitions seulement sous le maillot parisien, ce petit ailier vif et rapide, qui culmine à 1,70 m seulement, s'est déjà fait remarquer par les supporters parisiens, qui l’ont adopté presque immédiatement grâce à des performances pleines de fraîcheur et d’envie.

Le 2 février, Kebano entre à 18 minutes de la fin à Martigues, en huitièmes de finale de la Coupe de France (1-4) et se signale en inscrivant un but injustement refusé pour hors-jeu. Le jeudi 24 février, dans un Parc engourdi, il réveille les supporters, qui lui réservent une ovation lors de son entrée en jeu face à Bate Borisov (0-0), en Ligue Europa, toujours à la 72e minute de jeu. Il se signale encore par son activité, multipliant les accélérations et les gris-gris, et adresse même un tir dangereux en fin de match. Mercredi soir, face au Mans, en quarts de finale de la Coupe (2-0 a.p.), le n°14 du PSG conclut son mois par un but, du plat du pied, sur un service en or de Marcos Ceara. Kebano rappelle autant Ludovic Giuly par sa force de percussion que Mathieu Valbuena pour sa technique en mouvement. Mais, surtout, il ose, ce qui plaît à un public parisien auquel le seul Nenê ne suffit pas toujours.

Pas encore de contrat pro

Kebano, qui a rejoint le centre de formation du club de la capitale en 2006, n'est encore qu'aspirant au PSG. La semaine dernière, dans Le Parisien, le jeune joueur confiait : "Rennes, Sochaux et Auxerre me voulaient. Mais je suis allé dans le club de mon cœur. J'espère devenir pro un jour." En attendant la signature d'un éventuel contrat avec le PSG, son entraîneur Antoine Kombouaré a décidé de le protéger, lui et les autres jeunes joueurs du club. Il leur a été ainsi interdit de parler à la presse, mercredi, à l'issue du match face au Mans. "Qu'on les laisse tranquilles", a demandé l'entraîneur parisien. "Avec les jeunes, il ne faut pas s'enflammer, mais plutôt être patient et les protéger. (...) Ils sont là pour parler avec leurs pieds."

L'excitation qui gagne les supporters du PSG rappelle celle qui avait accompagné les premiers - et quasi seuls - pas de Maxime Partouche, en mars 2008. Ce jeune joueur, né en 1990 et lui aussi issu du centre de formation, avait enthousiasmé le Parc lors d'un match de Coupe de France face à Bastia. Jamais relancé par Paul Le Guen puis ignoré par Antoine Kombouaré, il a fini par quitter le PSG l'été dernier pour signer à Panionios, en Grèce. La fuite des talents, c'est une constante du côté parisien. Mis à part Mamadou Sakho et Clément Chantôme, aucun joueur issu du centre de formation n'a réussi ces dernières saisons à s'installer durablement dans le onze de départ de l'équipe première. C'est tout le mal que l'on peut souhaiter à Kebano.