Kawasaki en bon tenant

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Kawasaki en bon tenant
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La Kawasaki n°11 du team SRC menée par Da Costa-Four-Leblanc a remporté ce dimanche les 24 Heures du Mans moto au terme d'une belle bataille, conservant le titre glané en 2010. Les Verts devancent d'un tour la Suzuki du SERT de Delhalle-Guittet-Sakai et de neuf tours la Yamaha du YART de Baz-Jerman-Sailer. BMW,7e, et Suzuki joueront le titre mondial à Doha lors de l'ultime course de la saison.

La Kawasaki n°11 du team SRC menée par Da Costa-Four-Leblanc a remporté ce dimanche les 24 Heures du Mans moto au terme d'une belle bataille, conservant le titre glané en 2010. Les Verts devancent d'un tour la Suzuki du SERT de Delhalle-Guittet-Sakai et de neuf tours la Yamaha du YART de Baz-Jerman-Sailer. BMW,7e, et Suzuki joueront le titre mondial à Doha lors de l'ultime course de la saison. Une démonstration pour clore une superbe bataille. Ces 24 Heures du Mans 2011 s'apprêtent à entrer dans l'histoire puisque la Kawasaki n°11 avec 834 tours parcourus (146 km/h de moyenne), a battu le record de distance de l'épreuve mais auront surtout montré un très beau spectacle, marqué par une lutte acharnée entre Kawasaki, Suzuki et BMW. Une bataille débutée dès 15 heures quand Julien Da Costa se rappelait au bon souvenir du public en prenant d'entrée les commandes avec la n°11, vainqueur l'an passé. Rapidement, un groupe de quatre se détache... avec quatre constructeurs différents. Yamaha est le premier à craquer, la moto du GMT 94 chutant à deux reprises pour sombrer dans les profondeurs du classement. BMW impose un rythme d'enfer quand Kawasaki tente déjà de jouer sur la consommation avec des relais interminables de 34 tours. Suzuki, affaibli par les forfaits de Foray et Philippe, se tient en embuscade, s'efforçant de suivre le rythme. La soirée marque les premiers véritables bouleversements. La Yamaha du YART, aux mains de Loris Baz, va également au tapis, perdant huit tours. Le début d'une formidable remontée la menant à la troisième place sur la ligne d'arrivée... Sa compère du GMT 94 est, elle, définitivement maudite. A 22h10, piégé par l'huile répandue par le moteur cassé d'une Kawasaki et les graviers de la chute d'une moto devant lui, Mathieu Lagrive va au sol. C'est cette fois l'abandon d'une prétendante à la victoire alors que l'entrée de la voiture de sécurité pour 13 petites minutes annihile les faibles écarts réalisés par la BMW. Da Costa-Four-Leblanc, trio magique ! Une lutte à trois s'installe dans la nuit mancelle, une minute séparant la 1000 R de Cudlin-Gimbert-Nigon de la Kawasaki n°11, la Suzuki du SERT restant deuxième à 40 secondes. Le jeune Guittet, appelé au pied levé, poursuit son apprentissage et hausse le rythme pour se battre avec les meilleurs permettant à Dominique Méliand et les siens de croire à une victoire inespérée à leur arrivée sur le circuit Bugatti en début de semaine, résistant à BMW avec qui Suzuki se bat aussi pour le titre mondial. A mi-course, coup de théâtre ! La BMW rentre aux stands victimes de problèmes électriques entravant sa marche. Plusieurs arrêts sont nécessaires. La première victoire d'une marque non nipponne dans la Sarthe s'envole puisque la 99 perd 15 tours. Devant, les deux survivants se livrent un combat des chefs entre tenant du titre au Mans (Kawasaki) et vainqueur du dernier Bol d'Or (Suzuki). Kawasaki hausse le rythme aux mains d'un impeccable Da Costa alors que Sakai est contraint de rentrer précipitamment pour un petit souci de selle. Le dernier tournant puisque le petit tour de débours ne sera jamais compensé, suffisant au bonheur de Kawasaki, Grégory Leblanc passant la ligne en tête. Avec aucun problème mécanique à déplorer, trois pilotes remarquables de constance sur la piste et une consommation inférieure aux rivaux, l'équation était parfaite et la victoire historique puisqu'aucun trio de pilotes n'avait pu conserver son titre au Mans, qui plus est sur une même machine, dans la même équipe et portant le même numéro ! La fête s'annonce belle, conjuguée au 10e succès des Verts aux 24 Heures du Mans. Suzuki cherchera à se consoler avec le titre mondial à Doha le 12 novembre face à BMW, finalement 7e ce dimanche, et qui reste totalement dans la course avec neuf petits points de retard sur le SERT. Pour une autre bagarre en perspective...