Karl a cette machine dans la tête

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Karl a cette machine dans la tête
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Tête d'affiche de la réunion pugilistique organisée samedi à Levallois, Thierry Karl mettra les gants pour devenir champion d'Europe des mi-lourds. Fort d'un palmarès de 28 succès en 32 combats, Drago n'aura pas la tâche facile face à l'atypique Danny McIntosh pour décrocher la ceinture EBU. Mais le puncheur français a mis toutes les chances de son côté.

Tête d'affiche de la réunion pugilistique organisée samedi à Levallois, Thierry Karl mettra les gants pour devenir champion d'Europe des mi-lourds. Fort d'un palmarès de 28 succès en 32 combats, Drago n'aura pas la tâche facile face à l'atypique Danny McIntosh pour décrocher la ceinture EBU. Mais le puncheur français a mis toutes les chances de son côté. Espérons pour les spectateurs du Palais des Sports de Levallois que les deux boxeurs soient plus expressifs avec les gants que devant un micro. Car la conférence de presse, organisée dans les locaux de Direct 8, qui retransmettra ce combat ainsi que l'ensemble de la réunion, n'a pas vraiment été riche d'enseignements. Tout juste a-t-on remarqué une certaine animosité entre Thierry Karl (28 victoires dont 18 par KO pour 4 défaites) et Danny McIntosh (12 victoires dont 6 par KO pour une seule défaite), impatients de pouvoir rapidement en découdre pour devenir samedi le champion d'Europe de la catégorie des mi-lourds. Pourtant, cette opposition de style entre le puncheur français, à la droite destructrice, et le charismatique britannique, au profil si fantasque, a failli ne jamais avoir lieu. Préalablement programmé face à l'Espagnol Gabriel Campillo, Thierry Karl a appris le forfait de son adversaire à Noël et a dû se rabattre sur The Big Mac, moins bien classé au classement EBU mais en pleine ascension après une courte carrière amateur. Un changement de dernière minute pour le pensionnaire du Boxing Club de Lehaucourt (Aisne) qui n'a pas vraiment modifié la teneur de ses entraînements : "J'ai l'habitude de boxer les droitiers (ndlr: Karl avait axé sa préparation sur Campillo qui était gaucher alors que McIntosh est droitier) donc ça ne m'a rien changé. Et comme je ne regarde jamais de vidéos..." Le quadruple champion de France des mi-lourds possède en effet une boxe instinctive et laisse son staff, notamment son coach Bernard Carré, s'occuper de la stratégie à mettre en place. Sa seule problématique pour ce choc a concerné l'aspect physique que Drago, un surnom tiré de l'univers de Rocky 4, a entretenu à la montagne en effectuant un stage d'oxygénation durant une dizaine de jours. Histoire de pouvoir tenir les douze rounds même si certains spécialistes pronostiquent déjà un KO au regard du parcours des deux protagonistes. Ce combat explosif débouchera quoiqu'il en soit sur une ceinture européenne, laissée vacante par Nathan Cleverly, bénéficiaire d'une opportunité mondiale. Cette opportunité mondiale, la Montpelliéraine Nadège Szikora devra la saisir samedi, un peu avant le choc des titans, puisqu'elle est la challenger de la championne du monde des poids coqs, l'Israélienne Hagar Shmoulefeld Finer, à qui elle voudra ravir la ceinture WIBF. Face à une combattante aguerrie et rompue à ce genre d'exercices, la championne de France et d'Europe, qui ne compte qu'une défaite à ce jour, a doublé son temps d'entraînement pour être à la hauteur du défi proposé. Une préparation intensive possible grâce à la compréhension de son employeur et unique sponsor de son aventure. Un manque d'intérêt pour la boxe française féminine que l'organisateur Cyril Seror et la mairie de Levallois, en bisbille avec la Fédération, tentent de remédier avec cette belle réunion.